MERCATO

L'été a été chaud dans les maillots

Planète Foot - - ÉDITO -

Si l'été 2018 res­te­ra à ja­mais gra­vé dans les mé­moires de France, les transferts de plu­sieurs poids lourds ont aus­si con­si­dé­ra­ble­ment mar­qué la saison chaude. Très chaude, même. Quelques phares avaient déjà chan­gé de cap en juillet, vous les aviez re­trou­vés dans le guide de la saison de Pla­nète. D'autres l'ont fait de­puis. Tour d'ho­ri­zon des mou­ve­ments les plus mar­quants de 2018.

Le casse du siècle

Neuf ans qu'il fai­sait la pluie et sur­tout le beau temps en Cas­tille. Quand un quin­tuple Bal­lon d'or dé­cide de chan­ger de crè­me­rie, la qua­si to­ta­li­té du marché se trouve cham­bou­lée et le marché n'a pas échap­pé à la règle cet été. C'est le trans­fert de l'an­née, évi­dem­ment et comme tous ces coups de mercato-là, per­sonne, vrai­ment, ne l'avait vu ve­nir. Certes, au soir de la fi­nale de C1 rem­por­tée par le Real (la troi­sième consé­cu­tive), le maître avait eu quelques mots bien choi­sis pour se­mer le doute, mais quand même. Même Giu­seppe Ma­rot­ta, le chef du spor­tif à la Juve, l'a avoué : « Tout a com­men­cé quand nous avons en­ta­mé les né­go­cia­tions avec Joao Can­ce­lo. » Le dé­fen­seur por­tu­gais, dont l'agent n'est autre que le sur­puis­sant Jorge Mendes (le même que son al­tesse), au­ra donc, sans le vou­loir, mis son grain de sel dans cette in­croyable sa­lade. « Bien sûr je suis très heu­reux, en­chaîne Ma­rot­ta, mais les vrais pro­ta­go­nistes sont le joueur lui­même et les ac­tion­naires de la Juve. C'est Cris­tia­no qui a été le pre­mier à croire en tout ce­la. Il a choi­si la Juve et c'est quand les ac­tion­naires ont com­pris que l'op­por­tu­ni­té de­ve­nait ac­ces­sible qu'ils ont ac­cep­té de sou­te­nir le trans­fert. »

Et son al­tesse, au fait, qu'en pense-t-il ? Sa pre­mière prise de pa­role pié­mon­taise a vite mis tout le monde d'ac­cord. « Je ne viens pas ici en vacances. Je veux triom­pher avec la Ju­ven­tus. Je suis ici pour lais­ser une trace dans l'his­toire du club et je suis per­sua­dé que tout va bien se pas­ser. La Sé­rie A est un cham­pion­nat très dif­fi­cile, très tac­tique. Ma car­rière, non plus, n'a pas été fa­cile. J'aime sor­tir de ma zone de confort. J'ai confiance en moi, en mes co­équi­piers et dans le club. » Avec, bien évi­dem­ment, la Coupe aux grandes oreilles dans le col­li­ma­teur. « La Cham­pions League est un tro­phée que tout le monde veut ga­gner, mais c'est tel­le­ment dur. La Juve est pas­sée près ces der­nières an­nées, donc j'es­père pou­voir ap­por­ter la réussite avec moi. Nous al­lons ba­tailler pour rem­por­ter tous les tro­phées. » C'est l'his­toire d'un mec, il a tout ga­gné. Et il en veut en­core. « Pour moi, c'est un pas en avant dans ma car­rière. Ce n'est pas un ha­sard si la Juve a rem­por­té les sept der­niers cham­pion­nats. Je me sens ho­no­ré que le club ait pen­sé à moi pour at­teindre un ni­veau en­core plus éle­vé. Ha­bi­tuel­le­ment, les joueurs de mon âge partent jouer en Chine ou au Qa­tar, avec tout le res­pect que j'ai pour eux. À ce stade de ma car­rière, évo­luer dans un aus­si grand club me rend très heu­reux et je veux re­mer­cier vrai­ment la Juve de m'of­frir cette belle op­por­tu­ni­té. » On n'ira pas jus­qu'à dire que Zi­zou au­ra conseillé CR7, mais, fran­che­ment, voir ce­lui qui est consi­dé­ré comme une bête de tra­vail et, ac­ces­soi­re­ment (quoique), le plus bel ath­lète du foot mon­dial re­joindre la ma­chine à tra­vailler de la Juve, c'était presque écrit.

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