Au­re­lio De Lau­ren­tiis, entre foot et ci­né­ma

Le pré­sident na­po­li­tain, pro­duc­teur de ci­né­ma très in­fluent, n'a ja­mais sa langue dans sa poche quand il s'agit de dé­fendre son club. Il adore te­nir le pre­mier rôle.

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Ne­veu du cé­lèbre pro­duc­teur de ci­né­ma ita­lien Agos­ti­no De Lau­ren­tiis, Au­re­lio est le Pré­sident de la so­cié­té de pro­duc­tion Fil­mau­ro de­puis la mort de son père, Lui­gi, en 1992. Ori­gi­naire de Torre An­nun­zia­ta, tout près de Naples et ti­fo­so du Na­po­li de­puis le bi­be­ron, il est de­ve­nu le pro­prié­taire du club en 2005. Il l'a ra­che­té quand le Na­po­li Soc­cer vi­vo­tait en Se­rie C1. Le 23 mai 2006, De Lau­ren­tiis ra­chète les tro­phées et le titre spor­tif per­du après la faillite. Le club re­prend alors son ap­pel­la­tion d'ori­gine! : So­cie­ta Spor­ti­va Cal­cio Na­po­li (SSC Na­po­li). Comme un sym­bole, c'est sous son “vrai” nom que l'équipe re­trouve les som­mets. Se­rie B - en même temps que la Juve de Des­champs, en 2006 -, Se­rie A, Coupe d'Ita­lie, Coupes d'Eu­rope... Il gère son club de main de maître et pré­sente des bi­lans po­si­tifs chaque sai­son. Aus­si dur en af­faires ci­né­ma­to­gra­phiques que foot­bal­lis­tiques. Mais vrai pas­sion­né. En­tier, bouillant, brû­lant. Na­po­li­tain, quoi. Ja­mais avare de bons mots, sa com­mu­ni­ca­tion est un tra­vail d'or­fèvre. Der­niè­re­ment, c'est dans le Cor­riere del­lo Sport qu'il a mis le feu aux poudres. «! Pour moi, le

stade San Pao­lo est un cau­che­mar. Il a be­soin de mo­di­fi­ca­tions pour s'adap­ter aux ré­gle­men­ta­tions in­ter­na­tio­nales et il faut deux ans pour me­ner à bien une telle ré­forme. Nous ne pou­vons plus conti­nuer comme ça. J'ai dé­ci­dé de construire mon propre stade.!» L'af­faire est tel­le­ment sé­rieuse que l'ami Au­re­lio a même me­na­cé! : «! J'ai de­man­dé à l'UEFA d'au­to­ri­ser les matchs de la Ligue des cham­pions à Ba­ri. Je suis prêt à payer 1000 bus de ma poche pour per­mettre aux fans de se rendre au stade San Ni­co­la (à 250 ki­lo­mètres de Naples).! » Bien évi­dem­ment, la sor­tie mé­dia­tique a fait son pe­tit ef­fet. D'abord parce que le mon­sieur est aus­si pro­prié­taire du club de Se­rie B, en­suite parce que le maire de la ville, Di Ma­gis­tris, est tom­bé de son ar­moire à la lec­ture du jour­nal. «!C'est juste im­pen­sable et peu pra­tique.!» Bon, si vous êtes sup­por­ters du PSG et que vous avez pré­vu le dé­pla­ce­ment dé­but no­vembre, on vous conseille quand même de suivre les tri­bu­la­tions de nos deux hé­ros. De Lau­ren­tiis, c'est foot et ci­né­ma, mais ça n'ef­fraie par Nas­ser Al-Khe­lai­fi. «!De Lau­ren­tiis est un grand pré­sident. Son équipe est très forte. En poules, ce se­ra dif­fi­cile contre eux et nous al­lons de­voir don­ner le maxi­mum.! »

« De Lau­ren­tiis est un grand pré­sident. » Nas­ser Al-Khe­lai­fi

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