Men­dy-Her­nan­dez, le match de la gauche

Planète Foot - - PLANÈTE BLEUE -

Le su­jet n'est pas dur à vendre. Sur l'af­fiche, il y a un show­man d'un cô­té, un guer­rier de l'autre. Le show­man a lais­sé la lu­mière au guer­rier tout au long de la Coupe du monde en Rus­sie. In­suf­fi­sam­ment re­mis de sa rup­ture des li­ga­ments croi­sés de l'an pas­sé, Men­dy a chan­gé de rôle. Il est de­ve­nu l'un des am­bian­ceurs du groupe. Pen­dant ce temps, Lu­cas Her­nan­dez, que Griez­mann nous avait pré­sen­té comme «! son frère de guerre! » avant de par­tir en Rus­sie, a pris la place et tout ce qui va avec. Im­pec­cable dans le duel et le re­pla­ce­ment, ce­lui qui avait dé­jà pous­sé le Bré­si­lien Fi­lipe Luis sur le banc de l'At­lé­ti­co Ma­drid a en­fi­lé la tu­nique bleue avec sa grin­ta de Col­cho­ne­ro! : des ef­fluves d'Amé­rique la­tine, éti­quette in­dé­crot­table des élèves de Die­go Si­meone, cou­plées à un sens du sa­cri­fice à conju­guer au plus-que-par­fait. Ra­pide et vif sur ses ap­puis, dur au duel au sol comme en l'air et ra­pide dans son cou­loir gauche (re­mem­ber le centre du bout du monde qui ac­cou­cha d'une «!frappe de bâ­tard!» contre l'Ar­gen­tine, en hui­tièmes).

Ben­ja­min Men­dy est re­ve­nu aux af­faires en dé­but de sai­son. C'est tou­jours une très bonne nou­velle pour Pep Guar­dio­la, qui en est fan, moins sou­vent pour ses col­lègues de la dé­fense, tant ses pre­miers matchs de Pre­mier League ont rap­pe­lé le dé­ca­lage as­sez gran­diose entre son pou­voir of­fen­sif et les trous béants qu'il laisse dans son dos. Mais Di­dier Des­champs l'a fait en­trer en jeu contre les Pays-Bas. Bon, ses pre­miers pas sur le ter­rain ont ac­com­pa­gné l'éga­li­sa­tion des Hol­lan­dais, qui se sont joyeu­se­ment en­gouf­frés dans son cou­loir, mais ce n'est peut-être qu'une coïn­ci­dence. Son centre ma­gis­tral sur le but de Gi­roud, ten­du à mi-hau­teur et sans angle de frappe puis­qu'il était qua­si­ment à l'ar­rêt, n'en est pas une!: Men­dy n'a peut-être pas d'équi­valent dans cette fa­cul­té à dé­li­vrer le bon centre, au bon en­droit et au bon mo­ment. «!Je sa­vais qu'il les met tou­jours très bien comme ça, ten­dus. J'ai plon­gé de­vant mon dé­fen­seur par an­ti­ci­pa­tion », ex­pli­que­ra O li vierGi­roud après coup. Dans l'équi­libre de l'équipe, il y a à re­dire, mais pas dans ce­lui du groupe!: ces deux-là ont pris quelques hec­to­mètres d'avance. C'est cruel pour Lu­cas Digne, absent sur­prise de la liste des 23 en mai der­nier. La cruau­té du haut ni­veau.

Ti­tu­laire ou pas, ja­mais fa­cile de perdre à l'en­traî­ne­ment. N'est-ce pas, Ben­ji ?

Même sur une jambe, on ne passe pas Lu­cas comme ça. N'est-ce pas, Ken­ny Tete ?

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