Ma­nuel Amo­ros

IN­TER­NA­TIO­NAL DE 1982 À 1992

Planète Foot - - ÉDITO -

Ca­pable d'évo­luer au poste d'ar­rière droit comme à gauche, Ma­nu, à l'aise des deux pieds, dé­bute en bleu alors qu'il vient tout juste de fê­ter ses vingt ans. So­lide et per­cu­tant, son as­cen­sion est ful­gu­rante. Quelque mois après cette pre­mière, il est dé­si­gné meilleur jeune du Mun­dial 82 en Es­pagne. Plein de spon­ta­néi­té et de fraî­cheur, il sauve les Bleus au pre­mier tour face à la Tché­co­slo­va­quie, en toute fin de match grâce à une in­ter­ven­tion mi­ra­cu­leuse de la tête sur sa ligne de but. Plus tard, lors de la fa­meuse de­mi-fi­nale de Sé­ville contre l'Al­le­magne, alors qu'il reste une poi­gnée de se­condes à dis­pu­ter dans le temps ré­gle­men­taire, sa vio­lente frappe qui s'écrase sur la barre change le cours de l'his­toire (dé­faite aux tirs au but). Moins heu­reux à l'Eu­ro qui suit, Amo­ros est ex­pul­sé dès le pre­mier match pour une mau­vaise ré­ac­tion face au Da­nois Jes­per Ol­sen, écope de trois ren­contres de sus­pen­sion et ne dis­pu­te­ra plus que les der­nières mi­nutes de la fi­nale. Son his­toire d'amour avec l'équipe de France re­pren­dra néan­moins de plus belle lors de l'épo­pée mexi­caine des Bleus en 86. Sa car­rière in­ter­na­tio­nale a pris fin six ans plus tard après une éli­mi­na­tion au pre­mier tour de l'Eu­ro 92, sous le règne de Mi­chel Pla­ti­ni. De 1992 à 1999, le dé­fen­seur d'ori­gine es­pa­gnole est res­té le joueur le plus ca­pé de France.

« Alors que j'avais été sus­pen­du pour un car­ton rouge dès le pre­mier match de l'Eu­ro 84 contre le Da­ne­mark, Pa­trick Bat­tis­ton a si­mu­lé une bles­sure du­rant la fi­nale pour que je puisse par­ti­ci­per à l'évé­ne­ment. Mi­chel Hi­dal­go ne com­pre­nait pas qu’il veuille être rem­pla­cé. C’était le geste d’une équipe, d’un co­équi­pier qui dé­si­rait que tout le monde soit de cette grande fête. Grâce à lui, j'ai pu dis­pu­ter le der­nier quart d'heure de la ren­contre. Dans ce groupe, on était lié par une vé­ri­table ami­tié. » Après son titre de meilleur jeune à la Coupe du monde 82, Amo­ros est dé­si­gné deuxième meilleur joueur du Mon­dial 86, der­rière, s'il vous plaît, Die­go Ma­ra­do­na, vain­queur de la com­pé­ti­tion avec l'Ar­gen­tine. 82 sé­lec­tions (1 but) dont la pre­mière le 23 fé­vrier 1982 au Parc des Princes, France-Ita­lie 2-0. Coupe du monde 82, der­nier match de poule contre la Tché­co­slo­va­quie. Ma­nu (n°2 de dos) sauve la pa­trie dans les ul­times ins­tants de la par­tie d'une tête ra­geuse sur sa ligne de but.

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