DI­MI­TRI PAYET

IN­TER­NA­TIO­NAL DE­PUIS 2010

Planète Foot - - HALL OF FAME -

Sa vie en équipe de France n'a ja­mais été un long fleuve tran­quille. Il y a eu des dé­buts fra­cas­sants, sur un tout pre­mier bal­lon tou­ché ou presque un soir d'oc­tobre à Saint-De­nis, il était en­core vert, en­fin joueur de Saint-Etienne mais on sen­tait dé­jà quelque chose de dif­fé­rent à chaque prise de balle. Et puis, il y a eu des gros trous d'air, qui l'ont vu man­quer la Coupe du monde au Bré­sil no­tam­ment, avant de re­ve­nir en grâce à quelques se­maines de l'Eu­ro 2016. C'est là, vrai­ment, qu'il a chan­gé de di­men­sion. Dès l'en­trée en lice - tou­jours à Saint-De­nis - quand il a li­bé­ré les Bleus d'un but somp­tueux, après une pres­ta­tion de haute vo­lée. «! Je vais le mettre dans le co­ton et les gla­çons! », di­ra même Di­dier Deschamps à la fin du match. Payet, c'est un tou­cher de balle et une qua­li­té de passe qui se sont bo­ni­fiés avec le temps. Il fait du rab, après avoir man­qué la Coupe du monde 2018 à cause d'une bles­sure mal­heu­reuse en fi­nale de la Ligue Eu­ro­pa avec Mar­seille, à la veille de l'an­nonce de la liste de DD pour la Rus­sie. Mais il est tel­le­ment fa­cile avec le bal­lon, tel­le­ment sûr tech­ni­que­ment, qu'il ne vole pas, non plus, sa place dans ce top 10 aux al­lures d'éter­ni­té.

À pro­pos de son but d'an­tho­lo­gie à la der­nière mi­nute de France-Rou­ma­nie, en ou­ver­ture de l'Eu­ro 2016. « Je me re­trouve à l'in­té­rieur, sur mon pied gauche. Bon, je ne suis pas gau­cher mais je la tente parce que je vois qu'il y a beau­coup de monde au­tour et de­vant moi. Et voi­là, elle part là-bas, j'ai la réus­site, on la prend, hein. Je veux la frap­per cou de pied, ma pre­mière in­ten­tion n'est pas de l'en­rou­ler, je ne suis pas gau­cher. Mais bon, on va dire que je l'ai fait ex­près ! »

38 sé­lec­tions (8 buts) dont la pre­mière le 9 oc­tobre 2010 au Stade de France, France-Rou­ma­nie 2-0.

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