DI­DIER SIX

IN­TER­NA­TIO­NAL DE 1976 À 1984

Planète Foot - - HALL OF FAME -

“L'en­fant ter­rible du foot­ball fran­çais” comme on l'a ap­pe­lé à son époque, sans doute pour sa promp­ti­tude à chan­ger de club et à vi­si­ter l'Eu­rope à une époque où ce n'était pas dans les moeurs, Di­dier Six au­ra mon­tré da­van­tage de fi­dé­li­té au maillot bleu. Ar­ri­vé en sé­lec­tion en 1976, à l'oc­ca­sion d'un France-Tché­co­slo­va­quie, en même temps que Mi­chel Pla­ti­ni et Maxime Bos­sis (quelle fi­lia­tion !), il se­rait vrai­ment trop res­tric­tif de ré­su­mer sa car­rière in­ter­na­tio­nale à son fa­meux tir au but man­qué en de­mi-fi­nale de la Coupe du monde 82 contre l'Al­le­magne. Six, sur son aile gauche, c'était un pur­sang ca­pable des plus beaux sauts de ca­bri avec, pour ne rien gâ­ter, une sa­crée dy­na­mite dans les pieds. Et le mon­sieur a ter­mi­né sa sto­ry made in France sur le titre de cham­pion d'Eu­rope 84. Res­pect!!

À pro­pos de son tir au but man­qué en de­mi-fi­nale du Mon­dial 82 : « Je ne vou­lais pas ti­rer. J'ai dit “non” à Mi­chel Hi­dal­go. Je ne vou­lais pas jouer au hé­ros. Mais il m'a à nou­veau sol­li­ci­té quelques ins­tants plus tard parce qu'il n'avait pas as­sez de vo­lon­taires. On n'avait pas du tout pré­pa­ré ça (il s'agit de la pre­mière séance de tir au but dans l'his­toire de la Coupe du monde). Alors, j'y suis al­lé mais j'avais plu­tôt les je­tons. Le truc que je me dis alors, c'est “sur­tout, ne la mets pas à cô­té ” (pas à cô­té mais trop molle et ar­rê­tée par le por­tier al­le­mand). Voi­là… Si j’avais réus­si mon tir, je pense qu’on au­rait été cham­pion du monde, der­rière. Et ma vie au­rait pu chan­ger. »

52 sé­lec­tions (13 buts) dont la pre­mière le 27 mars 1976 au Parc des Princes, France-Tché­co­slo­va­quie 2-2.

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