La mé­thode d

Playboy (France) - - Play Blessures -

“Elle est jeune, c’est vrai, mais elle est hy­per mûre pour son âge, j’te jure!” il va fal­loir ar­rê­ter de sor­tir le fa­meux trick de la ma­tu­ri­té à tout bout de champ lorsque vous par­lez de cette fille ou de ce gar­çon de 21 ans (alors que vous en avez 35 bien ta­pés) avec qui vous avez une his­toire : trois cher­cheurs de la Emo­ry Uni­ver­si­ty à At­lan­ta et de l’uni­ver­si­té du Mi­chi­gan ont ob­ser­vé près de 3 000 in­di­vi­dus en couple afin d’éta­blir la dif­fé­rence d’âge par­faite pour un ma­riage qui dure : ils ont trou­vé que plus la dif­fé­rence d’âge était im­por­tante, plus les couples ma­riés étaient sus­cep­tibles de di­vor­cer. Les couples ayant dix ans de dif­fé­rence d’âge au­raient 39% de chances de se sé­pa­rer contre 95% pour les couples dont la dif­fé­rence s’élève à vingt ans. Ce­pen­dant, les couples dont la dif­fé­rence s’élève à seu­le­ment cinq ans au­raient 18% de chances de se quit­ter. D’après l’étude, la dif­fé­rence d’âge par­faite pour faire du­rer son couple se­rait d’un an pile, avec moins de 3% de chances de di­vorce. Après, a-t-on vrai­ment en­vie de pas­ser toute sa vie avec ce jo­li gar­çon qui ne sait pas qui est Dra­zic ou cette fille qui n’a ja­mais en­ten­du par­ler de Té­lé­chat ? Hein ? Bon. NYC, 1971, James Fran­co, qui joue Vincent Mar­ti­no et son ju­meau Fran­kie, sert des coups et les donne, sui­vant le per­son­nage qu’il in­carne. On y voit aus­si Mag­gie Gyl­len­haal dans ce cas­ting aus­si jo­li que la pho­to de la sé­rie. HBO s’at­taque à la lé­ga­li­sa­tion et à l’as­cen­sion de l’in­dus­trie por­no­gra­phique avec The Deuce si­gnée par Da­vid Si­mon (The Wire). Tout y trans­pire le cul : des cos­tumes aux lu­mières, sans par­ler de la bande ori­gi­nale bien ban­dante. On y voit des fesses et des seins, des sexes en érec­tion loin de l’image pu­di­bonde des sé­ries amé­ri­caines ha­bi­tuelles. Jouis­sif ! Tu as tou­jours rê­vé de tour­ner un film éro­tique et de le voir sur grand écran dans une belle salle de ci­né­ma et qu’il soit – peut-être – pri­mé? Eh bien, le Fes­ti­val du film de fesses te pro­pose de mon­trer tes per­for­mances de ci­néaste avant le 14 fé­vrier. Pas de por­no­gra­phie mais de l’élé­gance et de l’éro­tisme au me­nu. C’est le mo­ment de res­sor­tir la ca­mé­ra de ma­mie ou d’uti­li­ser les fonc­tions de ton té­lé­phone por­table pour autre chose que tes sto­ries. Après le po­ly­amour, le côte-à-cô­tisme (oui, oui), la sa­pio­sexa­li­té, voi­ci le pe­tit nou­veau en ma­tière de re­la­tion amou­reuse : le de­mi-sexuel ou de­mi-ro­man­tique ! Pour ces per­sonnes, le dé­sir ne passe pas par les sens mais par un lien émo­tion­nel très – mais alors très – très fort. Ce qui ex­cite les de­mi S ou r c’est la pas­sion : sans ce­la, rien, na­da, peau de zob. En somme, elles voguent entre l’asexua­li­té ou le plan cul. En gé­né­ral, ces per­sonnes ne sont pas sexuel­le­ment at­ti­rées par qui­conque en par­ti­cu­lier, sauf si le lien émo­tion­nel ré­ci­proque se dé­ve­loppe entre les deux. Le sou­ci ré­side dans le fait qu’elles peuvent avoir du dé­sir pour un(e) su­per­pote si elles en­tre­tiennent avec une re­la­tion ul­tra­fu­sion­nelle. En gros, ça peut vite don­ner un mé­lange entre Jeune fille par­ta­ge­rait ap­par­te­ment et Tin­ky Win­ky – le plus grand des Te­le­tub­bies qui veut tout le temps des câ­lins.

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