George Spen­cer-Chur­chill et Ca­mil­la Thorp Le sacre d’un pre­mier amour

Le mar­quis de Bland­ford, hé­ri­tier du duc de Marlborough, vient d’épou­ser Ca­mil­la Thorp, la jeune femme qu’il aime de­puis dix ans. Le ma­riage a été cé­lé­bré en l’église St Ma­ry Mag­da­lene de Wood­stock, la pa­roisse dont dé­pend le pa­lais fa­mi­lial de Blen­heim.

Point de Vue - - Sommaire - Par Ga­briel de Pen­che­nade

George Spen­cer-Chur­chill a suc­com­bé à son éblouis­sant re­gard lors­qu’il a croi­sé Ca­mil­la Thorp pour la pre­mière fois, en 2008. Mais si la jeune femme ve­nait alors de fê­ter ses 21 ans, lui n’en avait que 16… Il lui a donc fal­lu prendre son amour en pa­tience. De col­lèges en uni­ver­si­tés, tous deux ont sui­vi de sé­rieuses études. Elle est de­ve­nue ar­chi­tecte d’in­té­rieur et tra­vaille au­jourd’hui dans le ca­bi­net de sa mère, Phi­lip­pa Thorp. Lui, brillant joueur de po­lo et par­te­naire de son cou­sin Har­ry, le prince de Galles, a choi­si de vendre des avions après avoir pas­sé son bre­vet de pi­lo­tage. Et comme, au fil des ans, son amour n’a fait que croître, il vient de faire de Ca­mil­la, ce 8 sep­tembre, la mar­quise de Bland­ford et fu­ture du­chesse de Marlborough. C’est à bord d’une an­tique Rolls-Royce Phan­tom bor­deaux et noir que Ca­mil­la et son père, l’ar­chi­tecte James Thorp, ar­rivent de­vant la vieille église

St Ma­ry Mag­da­lene de Wood­stock. De son « pas­sé nor­mand », le sanc­tuaire construit pour les sé­jours de chasse du roi Hen­ry Ier, fils de Guillaume le Conqué­rant, conserve un splen­dide por­tail sculp­té de che­vrons. Au­jourd’hui siège de la pa­roisse dont dé­pend Blen­heim, l’église est cé­lèbre pour son en­semble de deux cents prie-Dieu bro­dés, dont ceux du duc et de la du­chesse de Marlborough, seuls or­nés de la cou­ronne du­cale bien sûr. Ca­mil­la, as­sis­tée par ses soeurs Belle et Let­ty, de­moi­selles d’hon­neur en robes roses, entre au bras de son père. Le fu­tur ma­rié, ar­ri­vé au­pa­ra­vant avec sa mère, Be­cky Few Brown, dé­couvre, ébloui et ému, sa fian­cée en robe de den­telle Dolce & Gabbana, la pre­mière ja­mais créée par les sty­listes pour un ma­riage an­glais. Le vi­sage de la jeune femme est en­core ca­ché par un voile bro­dé de perles et de cris­taux, que re­tient sur sa che­ve­lure blonde, re­le­vée en chi­gnon, un splen­dide dia­dème de perles et dia­mants. Ce bi­jou de fa­mille a une his­toire. C’est un pré­sent de ma­riage de l’in­ou­bliable Con­sue­lo Van­der­bilt, 9e du­chesse de Marlborough, à sa belle-fille Alexan­dra Ca­do­gan, fille du vi­comte de Chel­sea, et ar­rière-grand-mère de George. Le ma­gnat amé­ri­cain des che­mins de fer William Kis­sam Van­der­bilt, qua­dri­saïeul du ma­rié, l’avait com­man­dé, en 1894, chez le joaillier fran­çais Bou­che­ron pour sa pre­mière épouse, la cé­lèbre suf­fra­gette Al­va Ers­kine Smith, mère de Con­sue­lo. Le consen­te­ment des époux est re­çu, sans presse ni pho­to­graphes, par le très ré­vé­rend Co­lin William Flet­cher, évêque de Dor­ches­ter, en pré­sence des seuls pa­rents et amis : les Mount­bat­ten, mar­quis de Mil­ford Ha­ven, lord et la­dy Ro­ther­mere, lord et la­dy Bam­ford, An­drew Par­ker-Bowles – « l’ex » de Ca­mil­la, du­chesse de Cor­nouailles –, et des Spen­cerC­hur­chill ve­nus en nombre. Les comtes Spen­cer, fa­mille de la prin­cesse Dia­na, et les Spen­cerC­hur­chill, duc de Marlborough, sont en fait les deux branches, ca­dette et aî­née, d’une même li­gnée. Et George, fils de Charles, le 12e duc, un loin­tain pe­tit­cou­sin du Pre­mier mi­nistre Wins­ton Chur­chill, un pe­tit-fils du 7e duc. Leur fief fa­mi­lial est Blen­heim, où va se te­nir la ré­cep­tion, et que les jeunes ma­riés s’ap­prêtent à re­joindre dans une autre Rolls-Royce Phan­tom, cette fois beige et noir, après avoir es­suyé une pluie… de pé­tales de roses. De­puis quelques jours, sur les ré­seaux so­ciaux, les éven­tuels vi­si­teurs sont in­for­més que « sa­me­di 8 sep­tembre, le pa­lais de Blen­heim, son parc et ses jar­dins se­ront ex­cep­tion­nel­le­ment fer­més pour le ma­riage, fa­mi­lial et pri­vé, de Lord Bland­ford et Ca­mil­la Thorp ». Cette ma­jes­tueuse de­meure « aux mille fe­nêtres » qui ne compte pas moins de deux cents pièces, sise sur un do­maine de 800 hec­tares, est le seul pa­lais pri­vé – ni royal ni épis­co­pal –, du Royaume-Uni. Un pri­vi­lège et un pré­sent de la reine Anne à John Chur­chill, pre­mier duc de Marlborough et vain­queur de la ba­taille de Blen­heim, le 13 août 1704, contre les troupes de Louis XIV. C’est le cé­lèbre « Mal­brough » de notre chan­son en­fan­tine, qui voit au­jourd’hui convo­ler sur ses terres ce pe­tit­fils dont il est l’aïeul à la trei­zième gé­né­ra­tion. George et Ca­mil­la Spen­cer-Chur­chill, mar­quis et mar­quise de Bland­ford hé­ri­te­ront, un jour, ses titres et son do­maine, comme d’une for­tune en­core es­ti­mée à plus de 120 mil­lions d’eu­ros.

Une ro­mance de dix ans qui s’achève par un ma­riage.

Pages et de­moi­selles s’ap­prêtent pour la « pluie de fleurs ». Ca­mil­la, au bras de son père l’ar­chi­tecte James Thorp. Ils sont ar­ri­vés à bord d’une an­tique Rolls-Royce. La fian­cée est as­sis­tée par ses soeurs et de­moi­selles d’hon­neur, Belle et Let­ty, en robes roses.

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