Charles et Ca­mil­la de Bour­bon-des-Deux-Si­ciles

«Le se­cret de nos vingt ans d’amour ? Nous ne nous sommes ja­mais quit­tés ! »

Point de Vue - - Sommaire - Par nos en­voyés spé­ciaux Jé­rôme Car­ron et Ju­lio Piat­ti

Le duc et la du­chesse de Cas­tro ont fê­té leur ving­tième an­ni­ver­saire de ma­riage à Naples. Au pro­gramme des trois jours de fes­ti­vi­tés : une soi­rée de folk­lore na­po­li­tain, la vi­site d’un hô­pi­tal et la dis­tinc­tion de leurs filles au sein de l’ordre constan­ti­nien de Saint-Georges. Lors du der­nier jour au pa­lais de Ca­serte, Leurs Al­tesses Royales ont pris le temps de ré­pondre à nos ques­tions.

En haut, de gauche à droite, la prin­cesse Ma­ria Ca­ro­li­na et sa soeur ca­dette la prin­cesse Ma­ria Chia­ra en­tourent leurs pa­rents.

Vous avez choi­si de fê­ter vos 20 ans de ma­riage à Naples ? LE DUC DE CAS­TRO. En ef­fet, en rai­son de nos nom­breuses at­taches fa­mi­liales, la ville de Naples re­pré­sente beau­coup pour nous. Nous vou­lions par­ta­ger ce mo­ment de bon­heur en com­pa­gnie de nos amis na­po­li­tains. Même si notre ma­riage fut cé­lé­bré en prin­ci­pau­té de Mo­na­co, nous sou­hai­tions fê­ter cet an­ni­ver­saire ici.

Quel est le se­cret pour res­ter amou­reux pen­dant vingt ans ?

LA DU­CHESSE DE CAS­TRO. Nos an­nées en­semble sont pas­sées à la vi­tesse d’un rêve. Je crois qu’il faut par­ta­ger beau­coup de choses, évi­ter la rou­tine et me­ner des pro­jets à deux. L’ar­ri­vée des en­fants est la

plus belle chose qui soit. Mais c’est aus­si un trem­ble­ment de terre pour le couple. On doit se ré­in­ven­ter au­tour d’eux. Mais nous res­tons pré­sents l’un pour l’autre. Nous com­mu­ni­quons beau­coup, en confiance. Il nous faut aus­si un peu de pa­tience. En fait, notre se­cret est que nous ne nous sommes pra­ti­que­ment ja­mais quit­tés en vingt ans.

Vos va­leurs com­munes ren­forcent votre union ?

LA DU­CHESSE DE CAS­TRO. Oui, c’est cer­tain. Par exemple, nous par­ta­geons la même im­pli­ca­tion dans l’Ordre constan­ti­nien de Saint-Georges. Notre nom de fa­mille im­plique des mis­sions et des res­pon­sa­bi­li­tés. Charles as­sume par­fai­te­ment son rôle. Nous sommes proches mais nous ne nous res­sem­blons pas sur tout. Il est ré­ser­vé, moi, je suis plus ex­tra­ver­tie. La voile est sa pas­sion, moi, pas du tout. Et j’aime beau­coup plus le shop­ping que lui ! (Rires)

Pour­quoi ce choix d’éle­ver vos deux filles au rang de dame grand-croix de l’Ordre constan­ti­nien au cours d’une messe dans la ba­si­lique San Fran­ces­co di Pao­la ?

« Les prin­cesses du XXIe siècle sont des femmes qui doivent s’as­su­mer, étu­dier, tra­vailler. »

LE DUC DE CAS­TRO. Elles sont prin­cesses royales, donc in­té­grées à l’Ordre de­puis leurs nais­sances. Mais nous pen­sons qu’il était im­por­tant de le faire de­vant nos amis na­po­li­tains. LA DU­CHESSE DE CAS­TRO. Nous y avons beau­coup ré­flé­chi en­semble. Mon ma­ri dé­si­rait que ce­la ait lieu à Naples et le jour de la Saint-Charles. Et quelle plus belle oc­ca­sion que nos 20 ans de ma­riage ! Ma­ria Ca­ro­li­na a 15 ans, sa soeur Ma­ria Chia­ra, 13 ans. Elles dé­couvrent pe­tit à pe­tit l’his­toire de la fa­mille. Elles voyagent avec nous, font des ren­contres. Elles ap­prennent aus­si à faire face aux cri­tiques. Les prin­cesses du XXIe siècle ne sont pas les mêmes qu’au­pa­ra­vant. Une femme au­jourd’hui doit s’as­su­mer, étu­dier, tra­vailler. Nous les pré­pa­rons à ce­la. Com­ment res­sen­tez-vous cette étape dans votre fu­ture vie prin­cesse ? MA­RIA CA­RO­LI­NA. Ma soeur et moi sommes très contentes. L’as­so­cia­tion de Naples, de la SaintC­harles, donc de la Sainte-Ca­ro­line et des 20 ans de ma­riage de mes pa­rents donnent un ca­rac­tère en­core plus spé­cial à ce jour. Que re­pré­sente pour vous cet an­ni­ver­saire ? MA­RIA CA­RO­LI­NA. Nous avons du mal à ima­gi­ner une his­toire aus­si longue. Mais nous sommes conscientes que mon père et ma mère sont ex­cep­tion­nels. Ils s’aiment comme s’ils s’étaient ma­riés hier. Ma­ria-Chia­ra, qu’avez-vous res­sen­ti en re­ce­vant cette dis­tinc­tion ? MA­RIA CHIA­RA. J’étais très émue et très heu­reuse. Je n’au­rais ja­mais ima­gi­né une chose comme ce­la. Elle m’a pro­cu­ré une grande émo­tion. Vos filles vous ont fait une jo­lie sur­prise lors­qu’elles ont joué au pia­no

Fu­ni­cu­li, fu­ni­cu­la, lors du spec­tacle or­ga­ni­sé au théâtre Me­di­ter­ra­neo ? LA DU­CHESSE DE CAS­TRO. En ef­fet, nous n’en sa­vions rien. J’ai trou­vé ex­tra­or­di­naire qu’elles l’aient in­ter­pré­té à quatre mains. Charles et moi sommes très unis. Par mi­racle, nous avons re­pro­duit ce­la avec nos filles. Mes­de­moi­selles, com­ment avez-vous ré­pé­té ? MA­RIA CA­RO­LI­NA. Nous avons pris quelques cours de pia­no à Pa­ris, presque en ca­chette. Le mor­ceau n’est pas très com­pli­qué. J’ai fait l’ac­com­pa­gne­ment avec la main gauche, et ma soeur Ma­ria Chia­ra, la main droite. Cette chan­son parle du pre­mier fu­ni­cu­laire ins­tal­lé pour al­ler jus­qu’au Vé­suve. Le len­de­main, vous inau­gu­riez un nou­vel es­pace pour les en­fants à l’hô­pi­tal Car­da­rel­li. Quelle aide concrète ap­por­tez-vous ? LE DUC DE CAS­TRO. Il est très im­por­tant de lais­ser des traces tan­gibles. Les hô­pi­taux peuvent être

des lieux de so­li­tude et de souf­france. Nous vou­lons of­frir un peu de joie, de sou­tien aux fa­milles qui, en plus de leurs dif­fi­cul­tés, doivent gé­rer des en­fants en bas âge. Ce­la donne un peu de gaie­té dans des mo­ments dif­fi­ciles. MA­RIA CA­RO­LI­NA. C’est aus­si très utile pour les femmes doc­teurs. Elles pour­ront lais­ser leurs en­fants dans un en­droit sé­cu­ri­sé et al­ler les voir pen­dant la jour­née. Vous vi­vez entre Mo­na­co, Pa­ris, Rome, mais Naples est un an­crage im­por­tant pour vous ? CA­MIL­LA. Naples est le ber­ceau des Bour­bonSi­ciles, c’est la ra­cine du royaume, sa gran­deur. Les Na­po­li­tains at­tendent de nous que nous met­tions en avant nos va­leurs fa­mi­liales pour les ai­der comme nous le pou­vons.

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Di­manche 4 no­vembre, dans la somp­tueuse ba­si­lique San Fran­ces­co di Pao­la de Naples, les membres de l’Ordre constan­ti­nien et de nom­breux fi­dèles as­sistent à l’élé­va­tion au rang de dame grand-croix des prin­cesses Ma­ria Ca­ro­li­na et Ma­ria Chia­ra de Bour­bon-des-Deux-Si­ciles. Les princes sont ac­cueillis par une haie d’hon­neur for­mée par les che­va­liers de l’Ordre constan­ti­nien. Le prêtre bé­nit la fa­mille royale de Bour­bon-des-Deux-Si­ciles.

Le prince Charles et la prin­cesse Ca­mil­la fé­li­citent leur fille aî­née Ma­ria Chia­ra. Ci-Contre, le chef de la mai­son de Bour­bon-des-Deux-Si­ciles dé­core sa fille la prin­cesse Ma­ria Ca­ro­li­na. En bas, mal­gré le temps maus­sade, le couple prin­cier n’a pas ré­sis­té à la tra­di­tion­nelle pro­me­nade en ca­lèche dans les al­lées du pa­lais de Ca­serte.

À gauche, lors de la soi­rée folk­lo­rique na­po­li­taine, les prin­cesses Ma­ria Ca­ro­li­na et Ma­ria Chia­ra ont fait flot­ter un dra­peau aux armes de la mai­son royale Bour­bon-desDeux-Si­ciles. Ci-contre, les deux soeurs jouent Fu­ni­cu­li, fu­ni­cu­la, au pia­no. À l’is­sue de la soi­rée, toute la fa­mille coupe le gâ­teau confec­tion­né pour les 20 ans de ma­riage de Charles et Ca­mil­la.

Ci-des­sous à gauche, la prin­cesse pose avec les in­fir­mières de l’hô­pi­tal Car­da­rel­li de Naples. À droite, la fa­mille de Bour­bon-des-DeuxSi­ciles dé­guste la piz­za Ca­mil­la (to­mate, fro­mage et pommes) réa­li­sée pour le 20e an­ni­ver­saire de ma­riage du prince et de la prin­cesse.

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