« C’était la dame de Pa­ris »

Il est l’un des quatre ar­tistes ma­jeurs re­pé­rés à Mos­cou par Di­na Vier­ny en 1970. Le pre­mier ta­bleau qu’elle lui a ache­té fait par­tie de l’ex­po­si­tion d’Es­pace Mu­sées. Sou­ve­nirs…

Point de Vue - - Libre Cour -

À 85 ans, il conti­nue de tra­vailler avec la même re­cherche, ob­ses­sion­nelle. Un ta­bleau par an. « Quand Di­na est ve­nue à Mos­cou dans mon ate­lier, je ne pou­vais pas ex­po­ser. Elle a ache­té aus­si­tôt mon Au­to­por­trait, de 1968 et l’a pas­sé en France où elle a or­ga­ni­sé l’ex­po­si­tion de 1973. C’était le pre­mier ta­bleau que je ven­dais. Di­na était très im­pres­sion­nante, avec une forte per­son­na­li­té et di­sait ce qu’elle pen­sait. Notre ami­tié a été im­mé­diate. Chose my­thique pour les Russes, elle était la dame de Pa­ris. Quand elle est re­ve­nue en 1973, avec Oli­vier, elle a re­je­té deux toiles qui in­té­res­saient son fils et m’a dit que si je conti­nuais dans cette voie, j’étais bon pour la mai­son de fous. Plus tard, on s’est ré­con­ci­liés et pour tou­jours. Le der­nier sou­ve­nir que j’ai d’elle est sa voix, lors d’une ex­po­si­tion au mu­sée Maillol, peu avant sa mort. Nous en­ten­dions la voix de Di­na et nous n’ar­ri­vions pas à voir Di­na, ou plu­tôt à la re­con­naître tant elle avait mai­gri. Pour­tant, cette voix res­tait tou­jours pleine d’éner­gie, in­fi­ni­ment vi­vante. »

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