BLA­CKKK­LANS­MAN – J’AI INFILTRÉ LE KU KLUX KLAN de Spike Lee

Première - Hors-série - - FO­CUS -

Le grand re­tour de Spike Lee, qui pré­texte un po­lar 70s pour ra­con­ter l’his­toire du ra­cisme en Amé­rique, de Nais­sance d’une na­tion à Char­lot­tes­ville. Pas un film d’hor­reur, non. Mais quand même un peu.

« Oui, c’est une cer­taine idée de l’hor­reur! Quand le monde va mal, on au­rait ten­dance à croire que les gens veulent voir des co­mé­dies, mais en fait non, ils re­cherchent des films qui font écho au chaos du réel. Ils veulent voir des his­toires hor­ribles, dures, mais dans l’en­vi­ron­ne­ment ras­su­rant d’une salle de ci­né­ma. À mes yeux, Bla­cKkK­lans­man, c’est du pur Blum­house, parce que c’est très sombre thé­ma­ti­que­ment. Il n’y a pas que les jump scares dans la vie ! Je veux faire des fic­tions sur les choses qui m’ef­fraient. Et le Ku Klux Klan m’ef­fraie. Ro­ger Ailes [an­cien pa­tron de Fox News, ex-conseiller de Do­nald Trump et dé­cé­dé en 2017] m’ef­frayait aus­si – on pré­pare une sé­rie sur lui. J’étais très fier quand Bla­cKkK­lans­man a re­çu un prix à Cannes. On a fi­ni deuxième [le film a rem­por­té le Grand Prix]. La pro­chaine fois, je veux la Palme d’or ! »

2018

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