LE LAU­RÉAT Vincent La­coste, ac­teur ma­jeur

On se sou­vien­dra de 2018 comme de l’an­née où Vincent La­coste est de­ve­nu grand. L’éter­nel beau gosse ra­conte son an­née ci­né, des films dans les­quels il a joué à ceux qu’il a ai­més.

Première - Hors-série - - INTERVIEW - ◆ PAR NI­CO­LAS BEL­LET

PRE­MIÈRE : De Plaire, ai­mer et cou­rir vite à Aman­da en pas­sant par Pre­mière An­née, vous avez en­chaî­né trois drames cette an­née. L’idée, c’était de sor­tir de votre zone de confort ? VINCENT LA­COSTE : C’est vrai que ce n’était pas vrai­ment des co­mé­dies ! Pour être hon­nête, après Vic­to­ria de Jus­tine Triet, je vou­lais faire une pause, parce que j’avais beau­coup tour­né et sur­tout parce qu’on ne me pro­po­sait pas grand-chose d’in­té­res­sant. Du coup, j’ai un peu at­ten­du et les bons pro­jets sont tous ar­ri­vés en même temps. Mais ce n’était ab­so­lu­ment pas ré­flé­chi. Je ne me suis pas dit : tiens main­te­nant je me mets aux drames ! C’est to­ta­le­ment le fruit du ha­sard. Mais d’une cer­taine ma­nière, je pense que je n’avais plus en­vie de trucs d’ado­les­cents. Et ef­fec­ti­ve­ment, ça s’est bien en­chaî­né.

À tel point que main­te­nant, tout le monde parle de vous pour les Cé­sar… Les ru­meurs dont vous par­lez me font ef­fec­ti­ve­ment plai­sir. Mais fran­che­ment, je reste loin de tout ça parce que je n’ai pas en­vie d’être dé­çu si je ne suis pas nom­mé. Ce sont vrai­ment trois films que j’aime beau­coup. Je ne pour­rais même pas vous dire pour le­quel je pré­fé­re­rais être sé­lec­tion­né ! Vous pensez que vous avez pas­sé un cap cette an­née ? Que votre fa­çon de jouer a évo­lué ?

Je ne sais pas. En tout cas, je me suis épa­noui dans ces trois films, à dif­fé­rents ni­veaux. Vous sa­vez, comme je n’ai ja­mais pris de cours de co­mé­die, j’ap­prends des choses à chaque fois. Un nou­veau tour­nage, c’est tou­jours une nou­velle ex­pé­rience. Ça peut bien ou mal se pas­ser, on est confron­tés à d’autres réa­li­sa­teurs, d’autres at­tentes, d’autres rôles, mais c’est tou­jours en­ri­chis­sant. Ce que j’aime en tant qu’ac­teur, c’est ar­ri­ver avec mon uni­vers dans ce­lui des autres. Ef­fec­ti­ve­ment, je re­çois pas mal de scé­na­rios en ce mo­ment, mais je ne sais pas si ça veut dire que j’ai fran­chi un cap. Et puis, sur­tout, je ne sais pas si ça va du­rer !

Cette an­née, vous avez éga­le­ment brillé dans l’émis­sion Bur­ger Quiz, avec une mous­tache in­at­ten­due…

Oh, ça? C’est pour un film que je tourne ac­tuel­le­ment et qui se passe dans les an­nées 50. J’adore Bur­ger Quiz. C’est clai­re­ment l’émis­sion de ma gé­né­ra­tion. Je de­vais avoir 10 ans lors de la pre­mière dif­fu­sion. Je la trouve dé­mente, c’est su­per drôle à faire et je suis un fan ab­so­lu de Cha­bat. J’étais su­per content de le ren­con­trer. Rien que pour ça. Là en plus, c’était sa der­nière émis­sion. Mais bon, s’ils ont fait une fête, je n’étais pas in­vi­té...

En tant que spec­ta­teur, que re­te­nez­vous de l’an­née ?

J’ai vu Girl. Vic­tor Pol­ster est in­croyable. J’ai trou­vé le film vrai­ment très beau. Il m’a pro­fon­dé­ment ému. Mon autre coup de coeur de l’an­née, c’était Mek­toub My Love. Ke­chiche a une ma­nière hal­lu­ci­nante de faire du ci­né­ma et sur­tout de di­ri­ger les ac­teurs. En le voyant, j’avais l’im­pres­sion de re­vivre l’été de mes va­cances. C’est as­sez dé­ment de réus­sir à re­trans­crire quelque chose de ma­nière aus­si juste au ci­né­ma.

Des films d’au­teur, donc. Un avis sur So­lo – A Star Wars Sto­ry ?

Je ne suis pas al­lé le voir! C’est le pre­mier Star Wars que je rate et je ne l’ai même pas en­core rat­tra­pé... ◆

AMAN­DA De Mi­khaël Hers • Avec Vincent La­coste, Isaure Mul­trier, Sta­cy Mar­tin... • Du­rée 1 h 47 • Dé­jà en salles

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