TOP 20

Première - - SOMMAIRE - u PAR LÉO­NARD & ADRIEN HAD­DAD

des per­son­nages de Game of Th­rones

EN AT­TEN­DANT LA SAI­SON 8 En­core dix mois d’at­tente, faut bien se dé­brouiller pour tuer le temps. Alors qu’une ex­po monstre iti­né­rante s’est po­sée à la porte de Ver­sailles, à Pa­ris, pour l’été, Pre­mière a re­clas­sé les meilleurs per­son­nages de GoT, la sé­rie qui en compte au moins 300. En­fin, les meilleurs... nos meilleurs.

20 HODOR

Si Bran Stark avait mis sa flèche dans la cible, tout au­rait été dif­fé­rent. Il n’au­rait pas été ce ga­min so­li­taire, maus­sade et monte-en-l’air. Il n’au­rait pas sur­pris l’in­ceste fatal, et n’au­rait pas été ba­lan­cé du haut du don­jon, ni per­du l’usage de ses jambes. Il n’y au­rait pas eu la guerre – qui sait, l’hi­ver ne se­rait peut-être même pas ve­nu... Mais alors Bran n’au­rait pas eu l’hon­neur de s’en­fuir sur le dos d’un ado­rable sim­plet, ré­pé­tant « Hodor ! » en boucle, et ça au­rait été bien dom­mage, pour lui comme pour nous. En « te­nant la porte » dans l’épi­sode 5 de la sai­son 6 ( S06E05, comme on dit), le doux co­losse a fra­cas­sé celle du pan­théon de la pop culture, tout en of­frant à la sé­rie l’une des il­lus­tra­tions les plus ren­ver­santes d’un de ses thèmes clés : le dé­ter­mi­nisme.

19 MÉLISANDRE

Adepte du « Dieu de la lu­mière » mais usant de ce que le spec­ta­teur iden­ti­fie d’em­blée comme de la ma­gie noire, la « femme rouge » passe son temps à s’in­ter­ro­ger – se trom­per – sur la si­gni­fi­ca­tion et la per­ti­nence de ses propres oracles. Alors, elle uti­lise une tech­nique éprou­vée en se met­tant nue de­vant ses in­ter­lo­cu­teurs, ser­pent aux che­veux rouges et au corps su­blime, au­quel nul ne ré­siste (seul Jon Snow y par­vien­dra, mais c’est Jon Snow). Et puis, S06E01, on la re­trouve par sur­prise seule face à son mi­roir, contem­plant l’hor­reur de sa propre dam­na­tion. In­ter­ro­gés sur son cas, les au­teurs de la sé­rie lui donnent « au­tour de 400 ans ». Sous les traits de Ca­rice van Hou­ten, elle ne les fait pas. Dans la nuit sombre, seule et pleine de ter­reur, si.

18 TYWIN LANNISTER

Il fal­lait au moins un ac­teur comme Charles Dance pour jouer ça : le sa­lo­pard ul­time aux lèvres pin­cées, le Lannister ori­gi­nel, père de trois en­fants dé­gé­né­rés : un nain dé­ca­dent et al­coo­lo, un che­va­lier sans va­leurs ni am­bi­tion, et une fille in­ces­tueuse et sans pi­tié, la seule, sans doute, à vrai­ment te­nir de lui. Il fal­lait au moins Charles Dance pour dé­bar­quer dans la sé­rie au sep­tième épi­sode, et que l’on com­prenne ins­tan­ta­né­ment pour­quoi ses re­je­tons sont aus­si per­tur­bés tout en ad­met­tant sans mouf­ter que le sort des plus grandes ba­tailles s’in­verse dès qu’il dé­cide de s’en mê­ler. Une force de la na­ture in­ter­pré­tée par une force de la na­ture.

17 OLENNA TYRELL

Puis­qu’il est ques­tion de grands ac­teurs, per­met­tez-nous un coup de cha­peau spé­cial à La­dy Dia­na Rigg – miss Em­ma Peel pour l’éter­ni­té et ma­dame James Bond pour quelques mi­nutes dans Au ser­vice se­cret de Sa Ma­jes­té. Res­sus­ci­tée dans Game of Th­rones, elle joue la grand-mère Tyrell, ti­reuse de fi­celles hors pair, ca­pable de faire le match face à Cer­sei Lannister dans la ca­té­go­rie ma­ni­pu­la­trice à sang-froid. Ma­quillée en ma­mie in­of­fen­sive, elle ob­tient de Jaime la grâce d’une mort douce, non sans s’ad­ju­ger une ul­time ven­geance dans son der­nier sou­pir. C’est plus fort qu’elle, il lui faut tou­jours le der­nier mot.

16 JAQEN H’GHAR

Lea­der d’un groupe d’as­sas­sins au ser­vice du « Dieu mul­ti­faces », Jaqen prouve d’abord qu’il sait y faire quand il s’agit de tuer en toute dis­cré­tion et donne ren­dez-vous à Arya Stark dans sa ci­té de Braa­vos, si ça tente « une fille » de dis­pa­raître une bonne fois pour toutes. C’est le pa­ra­doxe de Jaqen : dès sa pre­mière ap­pa­ri­tion ( S01E10), im­pos­sible d’ou­blier ses traits, ni l’ac­teur qui les lui prête (Tom Wla­schi­ha), ni le moindre mot qu’il pro­nonce (« Va­lar morg­hu­lis » , tout de même). Sans vi­sage, lui ? Mon oeil.

15 DAENERYS TARGARYEN

À l’image de Ser Jo­rah et des bé­bés dra­gons, tout le monde tombe ins­tan­ta­né­ment amou­reux de Daenerys. In­car­na­tion du ver­sant fé­mi­niste de Game of Th­rones (pri­vée de père, frère, ma­ri et fils en une sai­son, elle se­ra reine par elle-même ou ne le se­ra pas), elle est l’hé­roïne pro­mise dont l’avè­ne­ment re­pré­sente (au moins) la moi­tié de l’ho­ri­zon de la sé­rie. Tout le monde en tombe amou­reux, mais pas for­cé­ment le spec­ta­teur, qui va faire pi­pi pen­dant ses scènes à Qarth ou As­ta­por, en at­ten­dant, comme le royaume lui-même, qu’elle fi­nisse par le ga­gner. En­core un tout pe­tit peu de pa­tience, on y est presque.

14 PETYR BAELISH

(« LITTLEFINGER ») Au « jeu du trône », Lord Baelish est une ex­cep­tion : le seul qui se rêve roi sans lé­gi­ti­mi­té de nom ni de sang, mais sim­ple­ment parce qu’il a com­pris que, pour s’as­seoir sur un trône, il suf­fit d’avoir l’op­por­tu­ni­té de po­ser ses fesses des­sus. Am­bi­tieux jus­qu’au dé­lire, ob­sé­dé par le che­min à gra­vir pour par­ve­nir au som­met, son échelle passe par les femmes Stark, l’amour de sa jeu­nesse, Ca­te­lyn, sa fille San­sa (à la­quelle il fe­ra su­bir bien des tour­ments), sa soeur Li­sa Ar­ryn (qu’il jet­te­ra au fond d’un puits), toutes femmes Stark qui sor­ti­ront de son em­prise, alors qu’il croyait pou­voir les ma­ni­pu­ler éter­nel­le­ment. Et si­non, pour­quoi « Littlefinger » ? C’est vrai, ça, pour­quoi ?

13 EDDARD STARK

Ce bon vieux Ned. Un homme de va­leur( s), à n’en pas dou­ter. Quand quel­qu’un mé­rite d’être dé­ca­pi­té, il s’en charge lui­même, car « ce­lui qui donne la sen­tence doit être ca­pable de l’exé­cu­ter ». Joué par Sean Bean, spé­cia­liste in­vé­té­ré de l’he­roic fan­ta­sy, sa dis­pa­ri­tion ( S01E09) fonc­tionne comme une dé­cla­ra­tion d’in­ten­tion : GoT ne se conten­te­ra pas d’être une sé­rie d’he­roic fan­ta­sy avec Sean Bean, elle se­ra plus que ça. N’em­pêche (cf. Charles Dance), il faut des vieux de la vieille comme lui pour lais­ser une im­pres­sion du­rable, long­temps après sa der­nière scène. À la fois sur tous les en­fants Stark et sur tous les spec­ta­teurs.

12 SER DAVOS

No­blesse de ce­lui qui n’est pas un noble, cet an­cien pi­rate porte fiè­re­ment ses quelques doigts cou­pés au­tour du cou, son sur­nom de « che­va­lier oi­gnon » et sa ten­dresse vis-à-vis de Shi­reen Ba­ra­theon, la prin­cesse dé­fi­gu­rée. Il est le pre­mier té­moin ef­fa­ré – et long­temps le seul – des pou­voirs ma­giques de la « femme rouge » à la­quelle il dis­pute les fa­veurs du roi Stan­nis, qu’il es­saie en vain d’en­traî­ner vers une stra­té­gie mi­li­taire ra­tion­nelle. De­puis cet échec, Davos cherche sa place, ac­com­pa­gnant Jon Snow d’un bout à l’autre du royaume, avec pour mis­sion de dé­cla­mer la plu­part des dia­logues in­for­ma­tifs les plus pé­nibles. Un per­son­nage passe-plat, certes, mais réel­le­ment at­ta­chant (une ra­re­té) et l’un des seuls à por­ter un re­gard lu­cide sur les dé­lires des hommes, qu’ils soient fa­na­tiques, mé­ga­lo­manes, ou les deux.

11 VARYS

L’eu­nuque aux « pe­tits oi­seaux », éga­le­ment ap­pe­lé « l’arai­gnée », a long­temps été per­çu comme le grand ri­val de Littlefinger pour le titre de com­plo­teur en chef. Il se ré­vèle pe­tit à pe­tit comme l’un des seuls (le seul) qui place le « royaume » au-des­sus de sa pe­tite per­sonne. « Maître des chu­cho­teurs » (dans Game of Th­rones, on aime les sur­noms), son al­liance avec Ty­rion Lannister et son al­lé­geance à Daenerys Targaryen semblent si­gni­fier qu’il fait vrai­ment par­tie des good guys, dé­sor­mais. À condi­tion que Ty­rion et Daenerys mé­ritent eux-mêmes ce sta­tut...

10 BRIENNE DE TORTH

Elle a ju­ré de ser­vir « La­dy Stark », elle sert La­dy Stark. Et, si d’aven­ture, celle-ci meurt, elle trouve une autre La­dy Stark à ser­vir, parce que chez les Torth, on ne ba­dine pas avec les ser­ments d’al­lé­geance. 1,93 m, la force de plu­sieurs hommes, l’un des meilleurs che­va­liers de GoT est une femme et n’a donc pas le droit de s’ap­pe­ler « Ser Brienne ». Son long voyage avec Jaime Lannister, la fa­çon dont elle l’en­joint si­len­cieu­se­ment à être digne du titre qu’elle-même n’au­ra jamais le droit de por­ter, l’in­sis­tance avec la­quelle elle le pousse à ré­vé­ler la no­blesse qu’il a en­se­ve­lie sous les gra­vats de ses exac­tions et de ses illu­sions per­dues, fi­gurent par­mi les plus beaux mo­ments de la sé­rie, quand ses au­teurs s’éloignent de l’he­roic fan­ta­sy pour an­crer leur ins­pi­ra­tion dans la tra­di­tion des his­toires eu­ro­péennes de che­va­le­rie. De­puis Jaime, Brienne est comme Davos sans Stan­nis : elle se cherche un peu. Mais tant qu’il y au­ra des filles Stark à ser­vir, il ne faut pas trop s’en faire pour elle.

09 BRONN

Un sou­rire en coin de sa­li­gaud ir­ré­sis­tible, une es­pèce de To­shi­rô Mi­fune dans Yo­jim­bo et San­ju­ro (sa pos­ture épée sur l’épaule, un cô­té bouf­feur à tous les râ­te­liers)... Bronn est membre de deux des duos les plus réus­sis de la sé­rie, comme garde du corps suc­ces­sif (et si­de­kick co­mique) des frères Lannister, d’abord Ty­rion (qu’il sauve d’une condam­na­tion à mort, S01E06), puis Jaime (qu’il sauve d’une at­taque de dra­gon, S07E05). Le Han So­lo de GoT : faus­se­ment cy­nique, en réa­li­té loyal jus­qu’au bout, même si au­cune sup­po­sée grande cause ne trou­ve­ra jamais grâce à ses yeux.

08 SAN­SA STARK

Pauvre San­sa. Donnée en ma­riage au meur­trier de son père, puis à un nain lu­brique, elle est in­tro­duite comme prin­cesse pré­cieuse et va­ni­teuse (par op­po­si­tion à sa soeur gar­çon man­qué, ins­tan­ta­né­ment ico­nique), avant de vi­rer hé­roïne sa­cri­fi­cielle (et sa­cri­fiée), tor­tu­rée, ven­due, tra­hie, bal­lot­tée, vio­lée, à me­sure qu’elle de­vient femme, en temps réel, sous nos yeux éba­his. L’un des plus éton­nants dé­ve­lop­pe­ments de per­son­nage d’une sé­rie qui s’en est pour­tant fait une spé­cia­li­té, elle est pas­sée, en sept sai­sons, de pe­tite fille ca­pri­cieuse et broyée à « La­dy Stark » en acier trem­pé, en­dur­cie par les épreuves ins­crites dans sa chair. Mais entre-temps, qu’est-ce qu’elle au­ra chia­lé !

07 JO­RAH MORMONT

Il au­rait pu se conten­ter de ré­pé­ter « Kha­lee­si » en po­sant ses yeux las et ré­si­gnés sur Daenerys, avant de lui dé­li­vrer un pré­cieux con­seil, il au­rait dé­jà eu sa place ré­ser­vée dans ce top 20. Mais Jo­rah au­ra l’un des plus beaux arcs de la sé­rie, cher­chant au bout d’un exil de près de trois sai­sons à re­ga­gner la confiance de Daenerys, une fois qu’elle a dé­cou­vert que sa pre­mière mis­sion était de l’es­pion­ner. Obs­ti­né, il ac­cepte son che­min de croix, par­ti­cipe aux jeux du cirque, sur­vit à toutes les in­di­gni­tés, por­té par son dé­sir éper­du de re­trou­ver « sa » reine, lui prou­ver sa loyau­té éter­nelle et lui re­ba­lan­cer un « Kha­lee­si » de toute beau­té. Un hé­ros, un vrai.

06 CER­SEI LANNISTER

Une belle sa­lope. Par­don, une belle mé­chante. La vi­laine de Blanche- Neige mais ren­due fé­roce par le fait qu’elle ne pro­tège pas uni­que­ment son sta­tut de reine (de beau­té), mais aus­si ses en­fants, fussent-ils d’ignobles so­cio­pathes. Sa réus­site tient au fait qu’elle est tou­jours l’hé­roïne des sou­sin­trigues qui la concernent, le per­son­nage prin­ci­pal de toutes les scènes aux­quelles elle par­ti­cipe, y com­pris face à ses frères, l’amant (Jaime) et l’en­ne­mi (Ty­rion). Par­fois trop gri­ma­çante, elle marche avec di­gni­té sous les seaux d’ex­cré­ments ( S05E10) et se dé­brouille pour pur­ger la sé­rie de la moi­tié de son cas­ting en une seule sé­quence ( S06E10). Sans doute le seul per­son­nage dont l’in­ten­si­té n’a jamais va­rié d’un degré. Y tou­cher, c’est s’y brû­ler.

05 LE LIMIER

Dans la fa­mille Cle­gane, il y a Gre­gor, la « Mon­tagne », et il y a San­dor, le « Limier », l’homme qui porte sa propre vio­lence comme un far­deau, à l’image de la ci­ca­trice qui lui dé­vore la moi­tié du vi­sage, sou­ve­nir de la fo­lie meur­trière de son frère. Re­ve­nu de tout, étran­ge­ment émou­vant, il est une bête fé­roce at­ten­dris­sante, un an­ti­hé­ros tra­gique qui ne croit pas à la no­blesse, sur­tout pas à l’hy­po­thèse de la sienne. On le voit tuer, oui, mais on le voit aus­si dé­fendre, pro­té­ger, abré­ger des souf­frances, en se ra­con­tant qu’il le fait pour d’autres rai­sons que sa ré­demp­tion, son in­té­gri­té ou sa dé­cence, aux­quelles il a de toute ma­nière ces­sé de croire de­puis bien long­temps. Mais nous, on sait.

04 JAIME LANNISTER

La sur­prise ma­gis­trale de Game of Th­rones, c’est lui. Un type dé­crit comme une abo­mi­nable ra­clure, qui tue les gens dans le dos, ba­lance les en­fants par la fe­nêtre et couche avec sa soeur au nom d’une forme d’arya­ni­té par­ta­gée (pour avoir des en­fants bien Lannister comme eux), eh bien ce même type se ré­vèle le grand per­son­nage my­tho­lo­gique de la sé­rie, un che­va­lier dé­chu par lui-même, en quête d’un ra­chat im­pos­sible à ses propres yeux, dam­né qu’il est par son crime ori­gi­nel (l’as­sas­si­nat du Roi fou), le poids cas­tra­teur de la fi­gure pa­ter­nelle et un amour in­avouable (et même pas for­cé­ment ré­ci­proque) pour une femme monstre, qui n’est autre que sa soeur. Ex-meilleur bret­teur du royaume, il de­vient le sa­breur man­chot, comme dans un film de Chang Cheh, plus tout à fait ca­pable de se battre mais che­va­lier par sa dé­chéance et son er­rance mêmes. Tous ceux qui croisent sa route et par­tagent sa dérive exis­ten­tielle en sor­ti­ront gran­dis.

03 JON SNOW

Il est l’in­car­na­tion de la pro­blé­ma­tique de l’in­né et de l’ac­quis. Il de­vrait peut-être s’ap­pe­ler « Sand » (les bâ­tards du sud), on ne sait plus trop, on sait juste qu’il est un bâ­tard, mais de qui exac­te­ment, mys­tère. Game of Th­rones sé­pare ses pro­ta­go­nistes entre ceux qui luttent contre leur des­tin, ceux qui s’y ré­signent et ceux qui choi­sissent de l’em­bras­ser. Né­ga­tif de Daenerys, Jon Snow est le pre­mier des ré­si­gnés, ac­cep­tant d’en­trer dans la « Garde de nuit » et de se condam­ner ain­si à rester dans les marges de la sé­rie, tan­dis que la « mère des dra­gons » pré­pare dé­jà son re­tour. Au fi­nal, bien sûr, il re­pren­dra sa place au coeur du ré­cit, mais tou­jours par de­voir, jamais par sen­ti­ment de lé­gi­ti­mi­té. Tous savent pour­tant qu’il est un chef, un hé­ros en de­ve­nir, un per­son­nage en tout point cen­tral.

02 ARYA STARK

Elles ont quand même été sa­cré­ment bien éle­vées, les filles Stark. Arya, c’est le pe­tit lu­tin, l’an­ti-San­sa, l’image de son père, à ce­ci près qu’il était un arbre et qu’elle se ré­vé­le­ra ro­seau : elle ne rompt pas. Et sur­tout pas ses ser­ments de ven­geance. Chaque soir, plu­tôt que les mou­tons, elle compte les gens qu’elle s’est ju­ré de tuer, énu­mé­rant leurs noms, yeux fixés vers le pla­fond. Elle par­ti­ra au bout du monde, ser­vi­ra ses re­pas à Tywin Lannister, man­que­ra de se dis­soudre dans la secte des Sans-vi­sage, mais elle ne par­vien­dra pas à ou­blier qu’il reste quelques or­dures à tuer sur sa liste. Dans un ins­tant de clair­voyance, elle en a juste rayé le Limier, à l’is­sue de leur longue ba­lade com­mune sur les sen­tiers, parce qu’elle a com­pris, comme nous, qui il était pro­fon­dé­ment. La vraie reine de Game of Th­rones, c’est elle.

01 TY­RION LANNISTER

In­ou­bliable se­quence dín­tro duc­tion : une bonne pe­tite pipe, au bor­del, ar­ro­see par une lam-pee de vin. Ma­gis­tra­le­ment cam­pé par Pe­ter dink­lage, Ty­rion est le sym­bole le plus écla­tant de la main­mise des Lannister sur Game of Th­rones. Le fils in­firme qui a tué sa mere en couches, hai pour l'eter­ni­té par son pére et sa soeur, pro­té­gé en se­cret par son frère, condam­né á mort (deux fois), il fut dans un pre­mier temps Iár,e se­crete de GoT, la ga­ran­tie de scenes de cul HBO pur scre et de bons mots sa­vou­reux. Et puis, il est de­ve­nu la conscience de la sé­rie, son pount de vue mo­ral unique, le pre­mier - le seul - ca­pable de rom­per la lo­gique dé­ter­mi­niste des liens du sang. Un Lannister en­ne­mi des Lannister, et un des plus grands - mais oui - per­so­nages jamais vus sur un écran de té­lé.

Dia­na Rigg 17

Kris­tian Nairn

13 Sean Bean

Liam Cun­nin­gham

Con­leth Hill

Emi­lia Clarke

Iain Glen 07

Gwen­do­line Ch­ris­tie

Je­rome Flynn

06 Le­na Hea­dey

Mai­sie Williams

Ni­ko­laj Cos­ter-Wal­dau

Kit Ha­ring­ton

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