DIS­NEY WORLD

Première - - ÉDITO -

Mi­ckey­souffle ses 90 bou­gies ce mois-ci, et il est im­pos­sible de ne pas faire le lien entre la su­pré­ma­tie sym­bo­lique de la sou­ris-lo­go sur le di­ver­tis­se­ment mon­dia­li­sé et ce qui ar­rive à l’em­pire Dis­ney. Un por­trait du pa­tron du groupe, Bob Iger, pa­ru dans les pages du Time du 15 oc­tobre, rap­pe­lait que la stra­té­gie de la com­pa­gnie de l’oncle Walt est de­ve­nue très claire de­puis qu’elle s’est of­fert les droits de Pixar, Mar­vel,

Ava­tar et Star Wars. « Quand les consom­ma­teurs sont confron­tés à un si grand choix, c’est plus simple pour eux de se tour­ner vers ce qu’ils iden­ti­fient dé­jà », y ex­pli­quait Bob Iger. Conso­li­der les marques pour ras­su­rer les spec­ta­teurs, ca­pi­ta­li­ser sur ce que les gens connaissent. Pour­tant, sur le pa­pier, toutes ces marques, tous ces uni­vers sont sy­no­nymes d’ima­gi­naire dé­bri­dé et d’ori­gi­na­li­té folle, de « ja­mais-vu ». Au Con­grès des ex­ploi­tants, où les dis­tri­bu­teurs ex­posent leurs line-up en ra­fales, entre une pré­sen­ta­tion de Ralph 2.0 et l’an­nonce de Toy Sto­ry 4 ou Star

Wars : Épi­sode IX, les équipes Dis­ney lan­çaient un clip du Roi Lion ver­sion live dans le­quel le ci­néaste Jon Fa­vreau ex­pli­quait les tech­no­lo­gies qui avaient été mises en oeuvre pour re­pro­duire plan par plan les scènes du des­sin ani­mé ori­gi­nal. Le risque que court Iger est sans doute là : la stan­dar­di­sa­tion de l’ima­gi­naire. En quatre-vingt-dix ans, Mickey n’a, lui, ja­mais été là où on l’at­ten­dait, chan­geant de formes et de des­tin, se ré­in­ven­tant constam­ment pour res­ter le sym­bole du royaume en­chan­té, de sa vis­ta créa­tive et sa part de pu­re­té ori­gi­nelle. Hap­py Bir­th­day !

GAËL GOL­HEN

RÉ­DAC­TEUR EN CHEF

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