IN MY ROOM

Première - - FILMS - THO­MAS BAUREZ

Quand tout se re­des­sine, que le monde sou­dain dé­peu­plé offre une se­conde chance, com­ment ré­agir ? En voyant tout d’abord évo­luer au mi­lieu des vi­vants Ar­min, le hé­ros fa­ti­gué de cette his­toire, son ho­ri­zon (et ce­lui du film) ap­pa­raît bien bou­ché : l’apa­thie sen­ti­men­tale et pro­fes­sion­nelle règne. Puis Ar­min se ré­veille un ma­tin et plus rien n’est comme avant. La plu­part des êtres ont dis­pa­ru. Au Fes­ti­val de Cannes où il était pré­sen­té dans la sec­tion Un Cer­tain Re­gard, le ci­néaste al­le­mand Ul­rich Köh­ler ré­pé­tait à l’en­vi qu’il n’y a rien de fan­tas­tique là-de­dans : « Le dé­sastre et la des­truc­tion de l’hu­ma­ni­té ne sont pas le su­jet prin­ci­pal du film. » Pas faux. In my room reste ac­cro­ché aux basques de son pro­ta­go­niste qui va en­fin faire l’ex­pé­rience de l’al­té­ri­té au mo­ment où tout se dé­robe et donc re­prend son im­por­tance. Un film étrange et pre­nant.

Hans Löw

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