Dans le sillage des par­fums green

Psychologies - - LA UNE -

Les fra­grances na­tu­relles ne sont plus les so­li­flores dont l’odeur éva­nes­cente dis­pa­raît à peine va­po­ri­sée.

« Nous avons dé­pas­sé l’époque où seules les huiles es­sen­tielles font les par­fums », ex­plique le nez Irène Far­ma­chi­di. Sa der­nière co­logne, créée pour Bio-Beauté by Nuxe, un bou­quet so­laire de cé­drat et de né­ro­li, vibre sur un fond d’hé­lio­trope pou­dré. Parce qu’« un par­fum est avant tout une com­po­si­tion, même lors­qu’il est naturel », dit-elle. « C’est cette com­plexi­té, ce sub­til jeu de contrastes entre la tête et le fond qui crée l’émo­tion », confie Ch­ris­tian David, fon­da­teur des par­fums Ho­no­ré des Prés, uti­li­sant de l’al­cool de blé bio, sans phta­lates. Pour jouer cette par­ti­tion, les par­fu­meurs n’ont à leur dis­po­si­tion que trois cents in­gré­dients (contre dix fois plus dans la par­fu­me­rie clas­sique). Cet orgue naturel s’étoffe grâce à de ré­centes tech­niques sans chi­mie : l’ex­trac­tion au CO2 per­met main­te­nant de pi­men­ter les jus de baies roses avec de la car­da­mome ou d’ap­por­ter une fa­cette « ani­male » grâce à l’ex­trait d’am­brette, le musc vé­gé­tal. « En as­so­ciant le ben­join avec la va­nille, Oli­via Gia­co­bet­ti [par­fu­meuse, ndlr] a ap­por­té de la te­nue et un sillage sen­suel à notre eau de par­fum Vamp à NY », pré­cise Ch­ris­tian David. Plus fines, plus com­plexes, les nou­velles fra­grances na­tu­relles dé­ploient dé­sor­mais leurs dé­li­cieux ef­fluves.

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