Grin­çant rime avec in­tel­li­gent

Psychologies - - L'OEIL -

C’est in­dé­niable : l’hu­mour noir, ap­pe­lé aus­si ma­cabre, ne fait pas rire tout le monde. Ses ama­teurs – dont les thèmes fa­vo­ris sont la mort, la ma­la­die, la guerre, les dif­for­mi­tés – sont sus­pec­tés de cy­nisme et d’en­tre­te­nir un goût va­gue­ment per­vers pour le mor­bide ou d’être mal dans leur peau. Bref, c’est un eu­phé­misme de dire qu’ils ne sont pas consi­dé­rés comme des mo­dèles d’équi­libre ou de so­cia­bi­li­té. Mais une étude1 me­née à l’uni­ver­si­té de Vienne bat ce pré­ju­gé en brèche et montre que ceux que les ex­ploits de la Grande Fau­cheuse plient en quatre sont beau­coup plus in­tel­li­gents et culti­vés que la moyenne, qu’ils sont aus­si moins agres­sifs et moins per­tur­bés que la plu­part de leurs congé­nères. Un en­cou­ra­ge­ment bien­ve­nu pour conti­nuer à dé­coif­fer les es­prits trop sages. 1. Co­gni­tive Pro­ces­sing, mai 2017.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.