LA BEAU­TÉ SUR LE DI­VAN

Cou, dé­col­le­té… ça se re­lâche !

Psychologies - - SOMMAIRE -

« Ce col­lier au­tour de mon cou, c’est l’âge qui me l’a of­fert ! »

plai­sante Lu­cie, 36 ans, en mon­trant la ride ho­ri­zon­tale qui zèbre son en­co­lure. Comme beau­coup de femmes, elle ne l’a pas vu ar­ri­ver. Cette ride, pre­mier signe du vieillis­se­ment, creuse len­te­ment son sillon. À par­tir de 35-40 ans, les pro­ces­sus de syn­thèse du col­la­gène et de l’acide hya­lu­ro­nique ra­len­tissent. Les tis­sus se re­lâchent. Or, au ni­veau de la gorge et du dé­col­le­té, le derme, peu épais, ré­siste moins bien à ce manque de fer­me­té, mais aus­si aux fac­teurs d’agres­sion, qui fa­vo­risent la pro­duc­tion de ra­di­caux libres, comme l’ex­po­si­tion au so­leil et le ta­ba­gisme. Peu à peu sous le men­ton, sur le buste et au creux des seins, la peau se fripe. Alors l’es­prit se froisse à l’idée d’être trai­tée de « vieille peau ».

GORGE À BICHONNER

« Le re­lâ­che­ment du cou et du dé­col­le­té tra­hit l’âge plus que le vi­sage, d’au­tant qu’on ma­quille moins ces zones pour­tant bien vi­sibles. Cette dys­har­mo­nie pousse de nom­breuses femmes à les mas­quer avec des fou­lards ou des hauts moins échan­crés à par­tir d’un cer­tain âge », ob­serve Fran­çoise Millet-Bar­to­li, psy­chiatre, psy­cho­thé­ra­peute et au­teure de La Beau­té sur me­sure (voir en­ca­dré). À moins d’en prendre son par­ti, mieux vaut se ba­di­geon­ner jus­qu’au cou ! « Beau­coup ap­pliquent leur soin en s’ar­rê­tant à l’ovale du vi­sage, re­grette Va­lé­rie Phi­lip­pon, mé­de­cin es­thé­tique. Sé­rums et crèmes riches en agents an­ti­oxy­dants et hy­dra­tants, pro­tec­tion so­laire (très im­por­tant !), mé­so­thé­ra­pie… La cos­mé­tique, avec des tech­niques de re­vi­ta­li­sa­tion et de pee­ling, agit pour­tant ef­fi­ca­ce­ment. » Mais pour­quoi né­gli­geons­nous cette par­tie du corps ? À cha­cune sa ré­ponse, in­time. « Elle sym­bo­lise la fé­mi­ni­té. La “gorge pi­geon­nante” est d’ailleurs évo­ca­trice de fan­tasmes éro­tiques et de jeu­nesse », rap­pelle Fran­çoise Millet-Bar­to­li. Elle ren­voie aus­si à la com­mu­ni­ca­tion, par­fois dif­fi­cile. « Comme on peut le voir dans “l’éry­thème pu­dique”, le cou et le dé­col­le­té tra­hissent nos émo­tions en se cou­vrant de taches rouges », ajoute-t-elle. Alors re­dres­sons les épaules et la tête, et adop­tons la gym fa­ciale (ré­pé­ter vingt « o/x » en gri­ma­çant) : en plus de lif­ter la peau, ce­la booste la confiance en soi !

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