Por­tu­gal : des postes pé­nu­riques dans les call cen­ters et le tou­risme

Le Por­tu­gal re­gorge de pro­messes pour son cadre de vie... En re­vanche, beau­coup moins lors­qu’il s’agit d’em­ploi. Mais si le chô­mage y est plus éle­vé qu’en France, le pays su­bit mal­gré tout une pé­nu­rie de main-d’oeuvre sur cer­tains sec­teurs, comme le touri

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Le Sud de l’Eu­rope n’est pas ré­pu­té pour sa grande forme éco­no­mique. Le Por­tu­gal, pour sa part, connaît même un taux de chô­mage de 15 %, soit un chiffre plus éle­vé que ce­lui de la France ! Néan­moins, “cer­taines branches d’ac­ti­vi­té su­bissent un manque de main-d’oeuvre, ex­plique Oli­ver Shep­pard, char­gé de mis­sion à Pôle em­ploi in­ter­na­tio­nal. Comme il y a beau­coup de concur­rence lo­cale, et peu de postes, il faut mi­ser sur les sec­teurs pé­nu- riques, et no­tam­ment sur ceux dans les­quels les Fran­çais sont ré­pu­tés pour leur for­ma­tion.” Le pays connaît des dif­fi­cul­tés de re­cru­te­ment sur les mé­tiers de bouche : la pâ­tis­se­rie, la bou­lan­ge­rie, l’in­for­ma­tique, mais éga­le­ment sur des postes de pro­fes­sion­nels de la san­té, no­tam­ment dans les cli­niques. “Le Por­tu­gal est aus­si un pays tou­ris­tique, rap­pelle Oli­ver Shep­pard. Un be­soin peut donc se faire sen­tir con­cer­nant les mé­tiers de cui­si­niers, de bar­men, et dans tous les em­plois de l’hô­tel- le­rie-res­tau­ra­tion.” At­ten­tion, pour ces mé­tiers en re­la­tion avec le pu­blic, la maî­trise du por­tu­gais re­pré­sente une condi­tion sine qua non pour prendre les com­mandes, et in­ter­agir avec les clients. C’est un peu moins vrai pour les sa­la­riés qui tra­vaillent en cuisine, par exemple. En re­vanche, les can­di­dats fran­co­phones au­ront une vraie va­leur ajou­tée à sou­li­gner au mo­ment de pos­tu­ler. Bien sûr, la connais­sance de l’an­glais, en prio­ri­té, mais aus­si d’autres langues étran­gères va­lo­risent tou­jours plus

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