Île-de-France : des op­por­tu­ni­tés nom­breuses et diversifiées

Que vous ha­bi­tiez dé­jà en Île-de-France ou que vous ayez le projet de vous y ins­tal­ler, sa­chez qu’il s’agit d’une ré­gion certes tou­chée par la crise mais qui pré­sente en­core de belles op­por­tu­ni­tés dans des mé­tiers aus­si di­vers que té­lé­con­seiller, frai­seur

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Se­lon l’In­see, la ré­gion Île-de-France est tout sim­ple­ment l’une des plus fa­vo­rables pour l’em­ploi en France. L’ins­ti­tut re­lève ain­si que l’em­ploi fran­ci­lien a for­te­ment aug­men­té entre 2004 et 2007. Sa crois­sance a été de 1,2 % en moyenne, contre seu­le­ment 0,9 % en pro­vince. Par ailleurs, le taux de chô­mage reste plus bas qu’ailleurs mal­gré une aug­men­ta­tion sen­sible de­puis la fin 2008. “Nous avons fait un ex­cellent mois de juillet et même d’août sur­tout en in­té­rim et nous avons tou­jours ré­gu­liè­re­ment des de­mandes de re­cru­te­ment, té­moi- gne Em­ma­nuel Mo­rey gé­rant de l’agence Tem­po­ris im­plan­tée à Co­lombes (Hauts-de-Seine). L’agence tra­vaille no­tam­ment avec des en­tre­prises du 92, du 95, sur la zone d’Ar­gen­teuil et aus­si sur la par­tie Nord de la ré­gion pa­ri­sienne. Au­jourd’hui, nous avons même des dif­fi­cul­tés à re­cru­ter les pro­fils cor­res­pon­dant aux exi­gences de nos clients.”

LE SA­VOIR-ÊTRE EN PRE­MIÈRE LIGNE

Un constat que par­tage Sandrine Lo­ri­dan, gé­rante de l’agence de re­cru­te­ment Exel­team si­tuée dans le 9e ar­ron­dis­se­ment de Pa­ris.

“Je n’ai ja­mais sen­ti les en­tre­prises aus­si in­quiètes pour leurs pro­blé­ma­tiques re­cru­te­ment” de

“Je n’ai ja­mais sen­ti les en­tre­prises

u aus­si in­quiètes qu’au­jourd’hui pour leurs pro­blé­ma­tiques de re­cru­te­ment, té­moigne-t-elle. Au quo­ti­dien, nous avons du mal à trou­ver de la res­source qui puisse cor­res­pondre aux de­mandes que l’on re­çoit et sur­tout aux exi­gences de sa­voir-être : ar­ri­ver à l’heure, sa­voir se pré­sen­ter, avoir une bonne élo­cu­tion et une bonne pré­sen­ta­tion.” Une si­tua­tion qui conduit cette pro­fes­sion­nelle du re­cru­te­ment à re­voir ses mé­thodes de tra­vail. “Quand j’ai le fee­ling avec une per­sonne que je sens sé­rieuse, même si elle n’a pas de di­plôme, j’ar­rive tou­jours à lui trou­ver du tra­vail” sou­ligne-t-elle. Elle ex­plique no­tam­ment que sur cer­tains postes, être très qua­li­fié n’est pas for­cé­ment un ar­gu­ment, si le sa­voir-être ne suit pas. Sandrine Lo­ri­dan ra­conte même avoir em­bau­ché des pro­fils de ni­veau bac en as­sis­ta­nat de di­rec­tion car les per­sonnes lui ins­pi­raient confiance. “Après, nous nous plions aux exi­gences de nos clients”, nuance-t-elle. Tou­jours est-il que, loin des cli­chés d’une ré­gion pa­ri­sienne éli­tiste, de nom­breuses op­por­tu­ni­tés existent à condi­tion de faire preuve d’un mi­ni­mum de sé­rieux et de mo­ti­va­tion. “Nous cher­chons aus­si des per­sonnes po­ly­va­lentes qui peuvent s’ap­puyer sur une ex­pé­rience pro­fes­sion­nelle riche et va­riée afin, no­tam­ment, d’in­té­grer des postes trans­ver­saux dans les PME,”

sou­ligne Sandrine Lo­ri­dan.

RE­CHERCHE TÉ­LÉ­CON­SEILLERS, FRAI­SEURS, FOR­GE­RONS…

Se­lon les pro­fes­sion­nels in­ter­ro­gés, les offres pro­po­sées en Île-deF­rance sont à la fois nom­breuses et diversifiées. “En ce mo­ment, j’ai trois grandes en­tre­prises qui re­cherchent des té­lé­con­seillers dans les sec­teurs du ci­né­ma ou en­core de la grande dis­tri­bu­tion, illustre Emm­na­nuel Mo­rey. Des postes qui

peuvent pa­raître à la por­tée de cha­cun, pour­tant nous avons du mal à trou­ver les per­sonnes adap

tées.” D’après ces pro­fes­sion­nels im­plan­tés dans la ré­gion, il y a beau­coup de re­cru­te­ment dans ce do­maine, mais les en­tre­prises sont ex­trê­me­ment exi­geantes car les té­lé­con­seillers re­pré­sentent leur vi­trine et par­fois le pre­mier contact que les clients pour­ront avoir avec la so­cié­té. Les pro­fils d’ou­vriers qua­li­fiés sont éga­le­ment très re­cher­chés no­tam­ment pour tra­vailler dans l’industrie et plus par­ti­cu­liè­re­ment dans l’aé­ro­nau­tique par exemple pour des mis­sions sur la fa­bri­ca­tion de pièces de haute pré­ci­sion. Ain­si, les tour­neurs à com­mande nu­mé­rique et les frai­seurs pou­vant jus­ti­fier de quelques an­nées d’ex­pé­rience trou­ve­ront fa­ci­le­ment du tra­vail. L’Île-de-France ac­cueille des groupes comme Das­sault, Sa­fran, mais aus­si une mul­ti­tude de pe­tites PME pres­ta­taires des grands groupes aé­ro­nau­tiques. Des op­por­tu­ni­tés existent éga­le­ment sur des postes d’as­sis­ta­nat, mais aus­si sur des mé­tiers plus tech­niques comme des char­gés de paie pour des ca­bi­nets d’ex­per­tise- comp­table. “Dans ce do­maine, nous re­cher­chons sur­tout des per­sonnes avec deux ou trois ans d’ex­pé­rience, pré­cise Em­ma

nuel Mo­rey. Dans un tout autre re­gistre, nos clients sont sou­vent à la re­cherche de pro­fils de for­ge­rons mais nous n’ar­ri­vons pas à en re­cru­ter.” Face à cette pé­nu­rie, les ca­bi­nets d’in­té­rim et de re­cru­te­ment n’hé­sitent pas à chan­ger leur fu­sil d’épaule. Il n’est pas rare qu’ils pro­posent des can­di­dats qui n’ont pas for­cé­ment les com­pé­tences de­man­dées, mais des ca­pa­ci­tés proches et qui pour­ront oc­cu­per le poste à l’is­sue d’une for­ma­tion in­terne. Il faut donc tou­jours ten­ter votre chance même si vous ne col­lez pas à 100 % à tous les pré­re­quis fi­gu­rant sur l’an­nonce d’em­ploi.

Des postes sont éga­le­ment à pour­voir dans le sec­teur du bâ­ti­ment et no­tam­ment sur le mé­tier de bar­deur d’im­meuble. Avec toutes les me­sures prises sur les constructions neuves en ma­tière de res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment et d’éco­no­mie d’éner­gie, les bar­dages en bois ou en mé­tal au­tour des im­meubles sont très fré­quem­ment de­man­dés. Or, leur ins­tal­la­tion né­ces­site la maî­trise de tech­niques bien spé­ci­fiques. “Sur ces postes, nous avons em­bau­ché des char­pen­tiers et des cou­vreurs qui ne sont pas for­cé­ment spé­cia­li­sés, mais qui n’ont pas peur de tra­vailler en hau­teur

et en ex­té­rieur, com­mente Em­ma

nuel Mo­rey. Après, nos clients les forment aux mé­tiers de­man­dés. J’ai des an­nonces de bar­deurs de­puis plus d’un an et je ne trouve pas de pro­fil.”

Le quar­tier de La Dé­fense est le plus gros quar­tier d’af­faires eu­ro­péens. Il ras­semble pour­tant de nom­breux sièges d’en­tre­prise dans tous les sec­teurs, dont l’industrie.

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