Les droits re­char­geables

De­puis 2014, les de­man­deurs d’em­ploi peuvent bé­né­fi­cier des droits re­char­geables. Le but est de prendre en compte vos nou­velles pé­riodes de tra­vail pen­dant votre chô­mage, pour cal­cu­ler un nou­veau droit à l’ARE* lorsque ce­lui-ci ar­rive à sa fin et que ce­la

Rebondir - - AU SOMMAIRE - Par In­no­cen­tia AGBE

COMMENT EN BÉ­NÉ­FI­CIER ?

Une des pre­mières condi­tions pour bé­né­fi­cier des droits re­char­geables est d’avoir tra­vaillé au moins 150 heures pen­dant votre pre­mière pé­riode d’in­dem­ni­sa­tion. Il faut donc les ef­fec­tuer avant que votre al­lo­ca­tion d’aide au re­tour à l’em­ploi ne prenne fin. Cette pé­riode est de maxi­mum 28 mois ou 36 mois à par­tir de 53 ans. La perte de votre der­nier tra­vail doit avoir été in­vo­lon­taire. En ce qui concerne les autres pé­riodes de tra­vail pen­dant votre in­dem­ni­sa­tion, si votre dé­part est vo­lon­taire, vous de­vrez jus­ti­fier d’au moins 65 jours ou 455 heures tra­vaillés de­puis ce­lui-ci.

UNE RE­CHARGE DE 30 JOURS CALENDAIRES MI­NI­MUM

Comment est cal­cu­lée votre nou­velle in­dem­ni­té ? À par­tir des ré­mu­né­ra­tions des em­plois ef­fec­tués pen­dant votre chô­mage. Votre al­lo­ca­tion est au moins ver­sée pen­dant 30 jours calendaires, ce qui cor­res­pond à 150 heures tra­vaillées. La prise en compte de vos pé­riodes d’em­ploi est au­to­ma­tique. Il n’y a pas de dé­marches à ef­fec­tuer. C’est pour­quoi il est im­por­tant de bien trans­mettre toutes les in­for­ma­tions né­ces­saires à Pôle em­ploi au fur et à me­sure. Sa­chez tout de même que 30 jours avant la fin de votre droit, l’or­ga­nisme est cen­sé prendre con­tact avec vous pour vous te­nir au cou­rant des élé­ments dont il dis­pose. Vous avez alors la pos­si­bi­li­té de com­plé­ter votre dos­sier si né­ces­saire et de leur en­voyer vos jus­ti­fi­ca­tifs d’ac­ti­vi­té. À no­ter qu’il peut y avoir, en fonc­tion des cas, des dif­fé­rés d’in­dem­ni­sa­tion et un dé­lai d’at­tente de sept jours. Sa­chez en­fin que si vos nou­velles pé­riodes d’ac­ti­vi­té vous per­mettent de bé­né­fi­cier de nou­veaux droits net­te­ment plus avan­ta­geux que ceux qu’il vous reste à con­som­mer au titre de la pre­mière in­dem­ni­sa­tion, vous pou­vez de­man­der à les prendre di­rec­te­ment, mais vous per­dez alors le bé­né­fice des an­ciens. C’est ce qu’on ap­pelle le droit d’op­tion.

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