Banque-as­su­rance : des va­leurs sûres

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Les mé­tiers de la banque et de l’as­su­rance souffrent par­fois d’une mau­vaise image. Pour­tant ce do­maine d’ac­ti­vi­té conti­nue à re­cru­ter, no­tam­ment dans la re­la­tion client. Il sait aus­si pro­po­ser des avan­tages afin d’at­ti­rer les ta­lents, comme des ré­mu­né­ra­tions at­trac­tives ou des pos­si­bi­li­tés de mo­bi­li­té.

Plus de 30 000, c’est le nombre de re­cru­te­ments que pré­voyaient les em­ployeurs en 2017 pour les ac­ti­vi­tés fi­nan­cières et d’as­su­rances se­lon l’en­quête Be­soins en main d’oeuvre de Pôle em­ploi. Et l’une des forces du sec­teur est de re­cru­ter dans toute la France. L’Île-de-France est par­ti­cu­liè­re­ment concer­née (un peu plus de 9 520 pro­jets), mais pas uni­que­ment. La Nou­velle Aqui­taine (4 800), l’Au­vergne-Rhône-Alpes (3 400), la Pro­vence-Alpes-Côte d’Azur (2 600) ou en­core l’Oc­ci­ta­nie (2 000) fi­gurent éga­le­ment en bonne place. En fait, toutes les ré­gions em­bauchent à des de­grés dif­fé­rents (voir in­fo­gra­phie p 71). “Ce sont des sec­teurs très dy­na­miques, aus­si bien la banque que l’as­su­rance”, confirme Hé­lène Gar­nier, di­rec­teur de sec­teur Grand Pa­ris Ter­tiaire chez Man­po­wer.

DES OP­POR­TU­NI­TÉS VA­RIÉES

Plu­sieurs mé­tiers re­crutent. Dans les as­su­rances, il y a beau­coup de postes pour “tout ce qui tourne

au­tour de la re­la­tion client”, note Hé­lène Gar­nier. Il s’agit de pro­fes­sions comme celles de té­lé­con-

seiller, char­gé d’as­sis­tance, con­seiller com­mer­cial ou en­core char­gé de clien­tèle. Les op­por­tu­ni­tés concernent aus­si bien le seg­ment des as­su­rances de biens (au­to­mo­bile, ha­bi­tat…) que ce­lui des per­sonnes (as­su­rance vie, pré­voyance, san­té, re­traite, etc.). La banque est éga­le­ment à la re­cherche de can­di­dats en re­la­tion client. Les mé­tiers de té­lé­con­seillers et char­gés clien­tèle peuvent même être consi­dé­rés comme étant en ten­sion, les en­tre­prises ayant par­fois du mal à trou­ver les pro­fils né­ces­saires. “Car ils sont très de­man­dés dans tous les sec­teurs d’ac­ti­vi­té. Et puis ce sont des mé­tiers que cer­taines per­sonnes peuvent oc­cu­per à un mo­ment de leur vie pro­fes­sion­nelle pour en­suite faire autre chose, ex­plique Hé­lène Gar­nier. Lorsque l’on a un BTS NRC [né­go­cia­tion et re­la­tion client, Ndlr] ou Muc [ma­na­ge­ment des uni­tés com­mer­ciales,

“Il y a beau­coup de postes pour tout ce qui tourne au­tour de la re­la­tion client”

Ndlr], on ne se des­tine pas for­cé­ment à être char­gé de clien­tèle mais ce­la peut être un moyen pour les

jeunes di­plô­més de se faire une ex­pé­rience.” Il existe éga­le­ment des op­por­tu­ni­tés dans les mé­tiers liés à la confor­mi­té dans la banque. Il s’agit d’em­plois en back of­fice afin no­tam­ment de vé­ri­fier le res­pect des règles en vi­gueur. “Il y a aus­si les mé­tiers de la comp­ta­bi­li­té, ils sont en ten­sion et pé­nu­riques”, ex­plique Ma­rie-Hé­lène Agard, di­rec­trice se­nior Page Per­son­nel. Par exemple pour le poste de comp­table ré­gle­men­taire en banque et as­su­rance, ac­ces­sible à par­tir d’un bac + 3.

LA QUES­TION DU DI­PLÔME

D’ailleurs, est-il pos­sible d’in­té­grer le sec­teur sans au­cun di­plôme ? Ce­la semble dif­fi­cile. La plu­part des re­cru­te­ments se font avec un bac + 2. En re­vanche, le sec­teur est aus­si ac­ces­sible avec un di­plôme qui n’est pas spé­cia­li­sé dans la banque ou les as­su­rances, à l’ins­tar des BTS Muc ou NRC. Un bac + 2 ras­sure, mais il existe des ex­cep­tions. “Une per­sonne qui s’est ar­rê­tée au bac­ca­lau­réat mais jus­ti­fie d’une ex­pé­rience plus longue dans la re­la­tion client pour­ra évo­luer par le biais de la banque en ligne vers des mé­tiers de té­lé­con­seillers et re­la­tion client à dis­tance”, cite par exemple Ma­rie-Hé­lène Agard. Cette der­nière pointe éga­le­ment l’im­por­tance des soft kills dans des do­maines d’ac­ti­vi­té en constante mu­ta­tion. “Ce sont deux sec­teurs qui évo­luent beau­coup sous l’in­fluence de la trans­for­ma­tion nu­mé­rique. Les pro­cess changent

énor­mé­ment de­puis 8-9 ans. Il y a de plus en plus de

dé­ma­té­ria­li­sa­tion”, dé­ve­loppe la di­rec­trice se­nior pour Page Per­son­nel. Ce qui a aus­si des ré­per­cus­sions sur les pro­fils ap­pré­ciés par les en­tre­prises du sec­teur, comme la po­ly­va­lence. Ma­rie-Hé­lène Agard cite éga­le­ment la cu­rio­si­té di­gi­tale et le fait d’être à l’aise face au nu­mé­rique.

SA­LAIRE ET MO­BI­LI­TÉ

Mal­gré leur re­la­tive bonne san­té, la banque et l’as­su

rance pâ­tissent par­fois d’a prio­ri né­ga­tifs. “La banque et l’as­su­rance ont une image un peu terne”, re­con­naît

Ma­rie-Hé­lène Agard. “Or, ce sont des en­tre­prises qui ont de vrais atouts, par­mi ceux-ci il y a la ré­mu­né­ra­tion et les avan­tages an­nexes qui sont im­por­tants en banque.” Et ce ne sont pas les seuls ar­gu­ments. “Les op­por­tu­ni­tés de mo­bi­li­té in­terne sont in­té­res­santes. Tous les trois, quatre ans, vous pou­vez évo­luer, pos­tu­ler en in­terne. La mo­bi­li­té peut aus­si être géo­gra­phique. C’est quelque chose qui est très en­cou­ra­gé”,

pour­suit cette der­nière. “Ce sont des sec­teurs qui peuvent aus­si être at­trac­tifs en ce qui concerne la ré­mu­né­ra­tion pro­po­sée, re­marque éga­le­ment Hé­lène

Gar­nier. Sur des postes de té­lé­con­seillers, il y a beau­coup d’offres d’em­ploi et sui­vant le sec­teur d’ac­ti­vi­té il existe des écarts de sa­laire. La banque-as­su­rance reste un sec­teur qui ré­mu­nère bien. Un té­lé­con­seiller ju­nior peut avoir un sa­laire com­pris entre 22 000 et 25 000 eu­ros bruts an­nuels et cer­tains ont un fixe avec des primes”.

“Le sec­teur est aus­si ac­ces­sible avec des BTS Muc ou NRC”

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