“Je me sens beau­coup plus professionnelle que dans mes autres mé­tiers”

Flo­rence Mé­rault, chez Char­lott’ (lin­ge­rie) de­puis 2008. Ani­ma­trice de groupe confir­mée

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J’ai tra­vaillé dix ans dans un su­per­mar­ché. À mon 3e en­fant, j’ai pris un congé pa­ren­tal. À mon re­tour, je n’ai pas du tout re­trou­vé ma place. J’ai donc pas­sé un agré­ment d’as­sis­tante ma­ter­nelle. J’ai exer­cé ce mé­tier pen­dant quatre ans et de­mi, pour ga­gner en qua­li­té de vie. Du­rant cette pé­riode, je gar­dais un pe­tit gar­çon dont la ma­man ve­nait de dé­mar­rer chez Char­lott ‘. Elle m’en a donc par­lé, mais j’étais très ré­frac­taire à la vente di­recte et pas vrai­ment fan de lin­ge­rie. Tou­te­fois, je vou­lais re­ve­nir au com­merce, par­ti­cu­liè­re­ment dans la mode, car je n’en pou­vais plus d’être entre quatre murs chez moi. Cette dame avait vrai­ment l’air en­thou­siaste, je me suis donc mise à lui po­ser des ques­tions et elle a fi­ni par me dire “Il n’y a rien à perdre !” Cette phrase a été le dé­clic car je ne ris­quais ef­fec­ti­ve­ment rien. J’ai dé­mar­ré mon ac­ti­vi­té fin août 2008, aux côtés d’une autre VDI (ven­deuse à do­mi­cile in­dé­pen­dante, ndlr) et un mois après j’or­ga­ni­sais ma 1ère réunion. Mon ma­ri n’était pas trop pour au dé­part, il sou­hai­tait que je gagne au moins ce que je tou­chais au chô­mage et ça lui sem­blait dif­fi­cile. Heu­reu­se­ment, toutes mes an­ciennes col­lègues du su­per­mar­ché et as­sis­tantes ma­ter­nelles ont ré­pon­du pré­sentes quand j’ai or­ga­ni­sé mes pre­mières ventes. Ce­la m’a per­mis d’avoir un bon dé­mar­rage. En un mois, je de­ve­nais conseil- lère de vente confir­mée, et ex­perte le 2e mois. Je n’ai ja­mais lou­pé au­cune for­ma­tion, je me suis beau­coup in­ves­tie, je fai­sais ce­la à temps plein.

UNE FIERTÉ

C’est ain­si que je suis de­ve­nue ani­ma­trice au bout de neuf mois. J’ai réus­si sans l’aide de ma fa­mille, qui n’avait pas une bonne image de cette ac­ti­vi­té et ne sou­hai­tait donc pas or­ga­ni­ser de réunions. C’est une grande fierté. J’en vis dé­sor­mais de­puis dix ans, j’ai rem­por­té des voyages et une voi­ture via des chal­lenges or­ga­ni­sés par Char­lott’. J’ai tou­jours vou­lu mon­trer l’exemple à mon équipe car je suis per­fec­tion­niste. Je suis dé­jà en train de rem­plir mon agen­da 2019. J’ai mis au point des sup­ports en plus de ceux four­nis par Char­lott’ que je par­tage avec mes équipes. Et dès que je livre une cliente, je re­prends rendez-vous pour l’an­née sui­vante. Ce­la m’a per­mis de ne ja­mais avoir à faire de pho­ning et ce­la contri­bue à ras­su­rer les hô­tesses. Au­jourd’hui, je me sens beau­coup plus professionnelle que dans mes autres mé­tiers. Quand je dis­cu­tais avec des gens que je ne connais­sais pas au­pa­ra­vant et que je de­vais dire ce que je fai­sais dans la vie, j’avais honte. Les gens écour­taient la conver­sa­tion, ne po­saient au­cune ques­tion. Ce n’est plus le cas au­jourd’hui.

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