IL N’Y A PAS D’ÂGE POUR RE­PRENDRE SES ÉTUDES !

Que l’on ait vingt cinq ou cin­quante ans, la for­ma­tion n’est dé­sor­mais plus un ta­bou. Re­prendre le chemin de l’école est au­jourd’hui une pra­tique cou­rante si l’on veut ac­cé­der à l’em­ploi ou sta­bi­li­ser sa vie professionnelle. À chaque âge son dis­po­si­tif.

Rebondir - - LE GRAND DOSSIER -

L’âge ne doit pas être un frein dans la dé­ci­sion de dé­bu­ter une for­ma­tion. Tous les ac­teurs s’ac­cordent à dire que la pro­blé­ma­tique n’est pas là. Bien au contraire ! Pour Isa­belle Mé­nard, di­rec­trice dé­lé­guée à la com­mu­ni­ca­tion du Cned, “la re­prise d’études va de pair avec le sou­hait d’évo­luer pro­fes­sion­nel­le­ment ou de don­ner du sens à sa vie professionnelle. Elle peut in­ter­ve­nir à tout âge et concerne tous les ni­veaux de di­plômes”.

HALTE AUX COMPLEXES !

Il ne faut donc pas ris­quer de pas­ser à cô­té d’une op­por­tu­ni­té pour des complexes liés à l’âge : “Je suis trop vieux pour re­tour­ner sur les bancs de l’école !”, “je n’ai ja­mais été un bon élé­ment. Ce n’est pas à mon âge que je vais le de­ve­nir…”, “j’ai quit­té les études très jeune car ce n’était vrai­ment pas pour moi !” Au­tant de fausses af­fir­ma­tions qui pour­raient vous pé­na­li­ser pro­fes­sion­nel­le­ment. “Une ex­pé­rience professionnelle est un atout in­dé­niable car, elle per­met, après plu­sieurs an­nées, d’en­vi­sa­ger une VAE (va­li­da­tion des ac­quis de l’ex­pé­rience) et donc de s’in­té­grer dans un par­cours de for­ma­tion. Au­jourd’hui, si le can­di­dat n’a pas de bac +3, il peut se rendre compte qu’il se­ra vite blo­qué dans son évo­lu­tion professionnelle”, note Moy Taille­pied. “Que ce soit à 25 ans ou à 50 ans, re­prendre des études pour cer­tains qui ont dé­jà tra­vaillé pour ga­gner leur vie est un acte vo­lon­taire qui per­met, à un mo­ment, d’en­vi­sa­ger un nou­veau mé­tier, une pro­mo­tion, une ré­orien­ta­tion professionnelle”, poursuit l’ad­joint à la di­rec­tion na­tio­nale des for­ma­tions au Cnam.

“La re­prise d’études peut in­ter­ve­nir à tout âge et concerne tous les ni­veaux de di­plômes”

DÉBLOQUER L’ASCENSEUR PRO­FES­SION­NEL So­phie Bé­rard, di­rec­trice du Cnam Île-de-France ne dit

pas autre chose : “Chez nous, la plu­part des ins­crits, âgés de 20 à plus de 60 ans, re­çoivent leur pre­mier di­plôme sur les bancs du Cnam et peuvent ain­si re­trou­ver un em­ploi, pro­gres­ser au sein de leur en­tre­prise et chan­ger de mé­tier.”

Et cette der­nière d’ajou­ter : “Peu im­porte l’âge, chaque per­sonne se­ra gui­dée afin de l’ac­com­pa­gner vers la réus­site. Et no­tam­ment les en­sei­gnants, qui sont des pro­fes­sion­nels en ac­ti­vi­té pour la plu­part et qui ont l’ha­bi­tude de s’adap­ter aux dif­fé­rents pro­fils de leurs ap­pre­nants.” Il existe donc

de nom­breux dis­po­si­tifs adap­tés quel que soit son âge : “À vingt ans, sans ex­pé­rience professionnelle, il se­ra peut-être plus ju­di­cieux de choi­sir l’alternance et la for­ma­tion en centre. À cin­quante ans, on a moins de temps de­vant soi mais de l’ex­pé­rience comme ba­gage. La for­ma­tion conti­nue

peut être une bonne so­lu­tion”, ana­lyse Ca­role Kah­loun, di­rec­trice du conseil en for­ma­tion à la di­rec­tion ré­gio­nale Af­pa Hauts-de-France.

“La plu­part des ins­crits, âgés de 20 à plus de 60 ans, re­çoivent leur pre­mier di­plôme sur les bancs du Cnam”

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