QUI FI­NANCE QUOI ?

La grande ma­jo­ri­té des for­ma­tions pro­fes­sion­nelles peuvent être prises en charge par dif­fé­rents or­ga­nismes. De Pôle em­ploi aux conseils ré­gio­naux, des so­lu­tions sont mises en place pour ga­ran­tir allocations et fi­nan­ce­ment.

Rebondir - - LE GRAND DOSSIER -

Avant de se lan­cer, il est pré­fé­rable de faire le tour des en­jeux, et no­tam­ment fi­nan­ciers, avec son conseiller Pôle em­ploi. En ef­fet, ob­te­nir des allocations ou un fi­nan­ce­ment de la for­ma­tion est cru­cial pour cha­cun. Chez Pôle em­ploi, on se veut ras­su­rant. “Toute ac­tion de for­ma­tion conven­tion­née par Pôle em­ploi ou les ré­gions donne droit à une al­lo­ca­tion, quelle que soit la si­tua­tion du de­man­deur d’em­ploi. Même quand la per­sonne n’a pas d’al­lo­ca­tion, son en­trée en for­ma­tion dé­clen­che­ra au­to­ma­ti­que­ment une ré­mu­né­ra­tion”, ex­plique Ca­the­rine Diet, conseillère ré­fé­rente au sein de l’agence Pôle em­ploi de Lor­mont (33), avant d’ajou­ter : “Nous sommes très vi­gi­lants sur le su­jet car c’est une des condi­tions de la réus­site. Par ailleurs, pour les plus de 53 ans qui, s’en­gagent dans une for­ma­tion, ils peuvent ob­te­nir, sous condi­tions, un al­lon­ge­ment de la du­rée de leur al­lo­ca­tion.”

FAITES-VOUS CONSEILLER Ain­si, au Cnam Île-de-France, plu­sieurs pos­si­bi­li­tés sont en­vi­sa­geables (de la par­ti­ci­pa­tion au fi­nan­ce­ment com­plet). “La ré­gion Île-de-France par­ti­cipe au fi­nan­ce­ment des for­ma­tions des au­di­teurs dans le cadre de la pro­mo­tion so­ciale ce qui per­met à chaque per­sonne de fi­nan­cer sa for­ma­tion per­son­nel­le­ment à un moindre coût. Dans ce cas, ce­la

n’a au­cune in­ci­dence sur les allocations chô­mage”, ex­plique So­phie Bé­rard, di­rec­trice du Cnam Île-de-France. D’autres for­ma­tions du Cnam peuvent êtres prises en charge par Pôle em­ploi dans le cadre de l’AIF (aide in­di­vi­duelle à la for­ma­tion) pro­po­sée aux de­man­deurs d’em­ploi. On constate donc, et c’est im­pé­ra­tif, qu’il ne faut pas hé­si­ter à sol­li­ci­ter un conseiller en évo­lu­tion professionnelle à Pôle em­ploi ou au­près d’un Fon­gé­cif (Fonds de ges­tion des congés in­di­vi­duels de for­ma­tion) afin d’af­fi­ner au plus près son pro­jet. L’une des clés de­meure dans la per­son­na­li­sa­tion. À chaque pro­fil cor­res­pond une so­lu­tion de fi­nan­ce­ment bien pré­cise. Dans la ma­jeure par­tie des cas, les allocations se pour­suivent pen­dant le temps de la for­ma­tion même lorsque ces der­nières ont, par exemple, vo­ca­tion à prendre fin en mi­lieu d’études. Comme on l’a ex­pli­qué plus haut, si l’on ne per­çoit pas d’al­lo­ca­tion, il est pos­sible éga­le­ment de tou­cher des in­dem­ni­sa­tions qui peuvent cou­vrir les frais an­nexes car quoi qu’il en soit, la for­ma­tion se­ra in­té­gra­le­ment fi­nan­cée. Des me­sures in­ci­ta­tives des­ti­nées à fa­vo­ri­ser le re­tour à l’em­ploi. De plus, il est dé­sor­mais pos­sible de cu­mu­ler le statut d’étu­diant-uni­ver­si­taire avec ce­lui de de­man­deur d’em­ploi. Tout en ayant l’obli­ga­tion bien en­ten­du d’être dis­po­nible et en re­cherche ac­tive d’em­ploi.

“Toute ac­tion de for­ma­tion conven­tion­née donne droit à une al­lo­ca­tion”

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