- Pour­quoi ils ont choi­si la vente di­recte - VDI : L’in­dé­pen­dance pro­té­gée

Dé­sir d’in­dé­pen­dance, reconversion, com­plé­ment de re­ve­nus… Au dé­part, les rai­sons qui poussent à se lan­cer en vente di­recte sont mul­tiples. Voi­ci le té­moi­gnage de ceux qui ont choi­si d’en faire leur prin­ci­pale ac­ti­vi­té, et qui ne re­grettent pas leur an­cie

Rebondir - - AU SOMMAIRE - Ju­lie TADDUNI

“J’existe, je suis quel­qu’un” Ma­rie-Ma­thilde De­la­haye, chez Stel­la & Dot (mode et ac­ces­soires) de­puis 2011

Ini­tia­le­ment, j’ai fait des études de pu­bli­ci­té, mar­ke­ting. Puis il y a eu la crise et j’ai chan­gé de sec­teur pour de­ve­nir dé­lé­guée mé­di­cale. Ce­la a du­ré 5 ans. En­suite j’ai eu 4 en­fants, et je me suis consa­crée à eux. Plus tard, j’ai re­pris une ac­ti­vi­té dans l’im­mo­bi­lier, et nous sommes tous par­tis car mon ma­ri était ex­pa­trié à To­kyo, où nous sommes res­tés 3 ans, et éga­le­ment 3 an­nées à Bos­ton. C’est là-bas que j’ai connu la marque, j’ai ado­ré. Je me suis donc lan­cée à Bos­ton et j’ai exer­cé cette ac­ti­vi­té pen­dant 2 ans. Au mo­ment de ren­trer en France, on m’a de­man­dé si je sou­hai­tais dé­ve­lop­per la marque sur le ter­ri­toire. C’était en sep­tembre 2013. C’est une su­per aven­ture. L’en­tre­prise compte 150 ven­deuses sur toute la France. J’ap­pré­cie tout par­ti­cu­liè­re­ment de pou­voir ai­der les femmes à en­tre­prendre. On est son propre boss, on fait ce que l’on veut quand on le veut. J’avais be­soin de ce­la. J’avais un dé­sir de flexi­bi­li­té et de li­ber­té qui m’avait d’ailleurs ame­née à choi­sir des ac­ti­vi­tés comme dé­lé­guée mé­di­cale ou l’im­mo­bi­lier.

FAIRE ÉVO­LUER LES MENTALITÉS

Aux États-Unis, la vente di­recte est très dé­ve­lop­pée et ne souffre pas d’idées re­çues. En France, les mentalités évo­luent, mais ce­la a une image qui n’est pas top. Mes propres amies me di­saient “mais tu n’en as pas be­soin, tu ne vas pas faire ça, pas toi”. Au­jourd’hui, je réus­sis et même le re­gard de mon ma­ri et de mes en­fants a chan­gé. J’existe, je suis quel­qu’un. Avant, je ven­dais des an­ti-dé­pres­seurs, au­jourd’hui aus­si mais ils sont bien moins mau­vais pour la san­té !”

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