PRO­JET VOL­TAIRE

Rebondir - - AU SOMMAIRE - Par San­drine Cam­pese, ani­ma­trice du blog Pro­jet Vol­taire.

Pe­tits mots, grandes confu­sions

Com­ment de si pe­tits mots, qui ne contiennent qu’un son, qu’une syl­labe, peuvent-ils nous don­ner au­tant de fil à re­tordre ? C’est qu’il est fa­cile de les confondre avec leurs ho­mo­phones, qui sont les mêmes à un ac­cent, une lettre, une apos­trophe près ! Voi­ci la liste non ex­haus­tive de ces quelques couples in­fer­naux.

a/à

Sans ac­cent, a est une forme con­ju­guée du verbe avoir. On peut le rem­pla­cer par “avait”. Il a de l’ex­pé­rience. = Il avait de l’ex­pé­rience. Avec un ac­cent grave, à est une pré­po­si­tion. J’ai ren­dez-vous à la banque.

et / est

Est est une forme con­ju­guée du verbe être. On peut le rem­pla­cer par “était”. Il est riche. = Il était riche. Si­non, il s’agit de et, la conjonc­tion de co­or­di­na­tion. Il pos­sède une mai­son et deux voi­tures.

ou / où

Sans ac­cent, ou est une conjonc­tion de co­or­di­na­tion (comme “et”), que l’on peut rem­pla­cer par “ou bien”. Nous dé­jeu­ne­rons jeu­di ou ven­dre­di pro­chain. = Nous dé­jeu­ne­rons jeu­di ou bien ven­dre­di pro­chain. Dans le cas contraire, où prend un ac­cent grave. Il in­dique le lieu ou le temps : Où vas-tu ?, la ville où j’ha­bite, le jour où vous êtes ve­nus...

on / ont

Sans “t”, on est un pro­nom per­son­nel in­dé­fi­ni qui cor­res­pond à la 3e per­sonne du sin­gu­lier. Il peut être rem­pla­cé par “il” ou “elle”. On a faim ! Qu’a-t- on dé­cou­vert ? Avec un “t”, ont est une forme con­ju­guée du verbe avoir à la 3e per­sonne du plu­riel du pré­sent de l’in­di­ca­tif. Il peut être rem­pla­cé par “avait”. Les arbres ont des feuilles. = Les arbres avaient des feuilles.

la / là / l’a

La peut être un ar­ticle ou un pro­nom per­son­nel. On peut le rem­pla­cer par “les”. Il re­garde la fleur. = Il re­garde les fleurs. Il la re­garde. = Il les re­garde. L’a (ou l’as si le su­jet est “tu”) peut être rem­pla­cé par “l’avait” (ou “l’avais”). Il l’a en­ten­du. = Il l’avait en­ten­du. Tu l’as dit. = Tu l’avais dit. En­fin, là est un ad­verbe qui marque le lieu ou ren­force un dé­mons­tra­tif. Ici ou là, cet homme- là.

ça / çà / sa

Ça est un pro­nom dé­mons­tra­tif qui ne prend ja­mais d’ac­cent. On peut le rem­pla­cer par “ce­la”. Ça reste à prou­ver. = Ce­la reste à prou­ver. Çà prend un ac­cent sur le “à” uni­que­ment dans la for­mule “çà et là”. Sa est un ad­jec­tif pos­ses­sif qui pré­cède un nom. Il re­garde sa montre.

ni / n’y

Ni est une conjonc­tion qui est sou­vent ré­pé­tée. Ni ses pa­rents ni ses amis ne le connaissent vrai­ment. Je n’aime pas skier, ni na­ger. N’y est la contrac­tion de “ne y”. Il est im­mé­dia­te­ment sui­vi d’un verbe et d’un terme ren­for­çant la né­ga­tion (“pas”, “ja­mais”, etc.). La pis­cine, il n’y va ja­mais, N’y prê­tez pas at­ten­tion.

si / s’y

S’y est la contrac­tion du pro­nom ré­flé­chi “se” et de “y”. Il est sui­vi d’un verbe. On peut le rem­pla­cer par “se”. La ca­fé­té­ria, on s’y re­trouve à mi­di. = On se re­trouve à mi­di à la ca­fé­té­ria. Si marque une condi­tion ( Si Léo vient, je se­rai content), une af­fir­ma­tion (Mais si, il est d’ac­cord !) ou une in­ten­si­té (Il est si beau !).

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