THE CURE 7 JUILLET 2018, HYDE PARK (LONDRES)

De­vant 65 000 fans cuits au so­leil, Bob et ses fi­dèles don­naient dans les bois lon­do­niens un concert-ju­bi­lé d’an­tho­lo­gie.

Rock & Folk - - En Couverture - GAELLE BERI (TEXTE ET PHO­TO)

40 ans, jour pour jour, après son pre­mier concert au Rocket à Craw­ley, dans la ban­lieue de Londres, The Cure se met en ve­dette au Bri­tish Sum­mer Time d’Hyde Park de­vant 65 000 per­sonnes pour fê­ter son an­ni­ver­saire. Plus tôt dans la jour­née, Gold­frapp, In­ter­pol, The Twi­light Sad, Slow­dive, Ride et autres groupes sé­lec­tion­nés par Ro­bert Smith en­ta­maient les fes­ti­vi­tés sur les dif­fé­rentes scènes. Peu après 20 heures, Ro­bert Smith et ses plus fi­dèles com­pa­gnons (Si­mon Gal­lup, Jason Coo­per, Ro­ger O’Don­nell et Reeves Ga­brels) font leur ap­pa­ri­tion sous un so­leil en­core de plomb. “Je par­le­rai plus tard, pour le mo­ment j’uti­lise toute mon éner­gie pour ne pas

fondre !” s’ex­clame Ro­bert Smith. Le concert com­mence par “Plain­song”, de l’al­bum “Di­sin­te­gra­tion” qui avait pro­pul­sé le groupe au top 3 des charts an­glais en 1989. Pas de nou­veaux titres ce soir, beau­coup de hits mais aus­si quelques chan­sons un peu plus obs­cures comme “Burn”, qui fait par­tie de la bande ori­gi­nale du film “The Crow” ou le ma­gni­fique “If Only To­night We Could Sleep” de l’al­bum “Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me”. Ce fut un set com­plé­men­taire à ce­lui du Queens Eli­za­beth Hall deux se­maines plus tôt. Le set prin­ci­pal s’achève sur le titre “Di­sin­te­gra­tion”, tran­chant, Ro­bert Smith criant sa fa­ta­li­té. Après un court break, ils re­montent sur scène pour une en­fi­lade de hits qui ont mar­qués leur car­rière. “Vous y avez droit, même s’il

s’agit du mau­vais jour” lance Ro­bert Smith avant “Fri­day I’m In Love”, le pu­blic, ra­vi, n’en a que faire qu’on soit sa­me­di. En­chaî­ne­ment ma­gique, avec “Jum­ping So­meone Else’s Train”, “Grin­ding Halt”, “10:15 Sa­tur­day Night”, “Killing An Arab”. “Si vous m’aviez dit que je se­rais là qua­rante ans après le concert au Rocket, je ne l’au­rais ja­mais ima­gi­né”, sa voix tou­jours aus­si pure. Ro­bert Smith re­mer­cie la foule : “On se re­voit bien­tôt”. Le ren­dez-vous est pris.

“Si vous m’aviez dit que je se­rais là qua­rante ans après ...”

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