SEA, SONGS & SUN

L’été n’ins­pi­re­rait-il que d’hor­ribles “Tom­ber La Che­mise” ? Non ! Contre le coup de so­leil, la crème des tubes estivaux, où chaque ar­tiste chante la sai­son chaude, à sa ma­nière. Va­cances toxiques, nu­distes ou ca­far­deuses ? Le choix est vaste.

Rock & Folk - - Sommaire - PAR BE­NOIT SA­BA­TIER

“Le ciel était notre couverture, le sable notre oreiller, c’est sur la plage que nous sommes tom­bés amou­reux”

01 “Ho­li­days In The Sun” Sex Pis­tols Des “va­cances au so­leil” ? Le nar­ra­teur pré­fère vi­si­ter Bel­sen, l’an­cien camp de concen­tra­tion : vive les pé­riples édu­ca­tifs ! Rot­ten in­tro­duit le mor­ceau par “Va­cances bon mar­ché dans la mi­sère d’autres peuples”, dé­tour­nant la théo­rie si­tua­tion­niste sur le Club Med — les congés sont une alié­na­tion de plus. John­ny veut nous pour­rir nos va­cances ? 02 “Sum­mer Wine” Nan­cy Si­na­tra & Lee Haz­le­wood Ma­rie La­fo­rêt chante le mor­ceau en fran­çais : “Le miel de l’amour qu’on boit jus­qu’à se gri­ser/ C’est ce­la que l’on nomme le vin de l’été”. Une femme fait pi­co­ler un homme pour le dé­trous­ser. Le type se ré­veille seul, avec gueule de bois et poches vides. Pas fu­rax : il ne de­mande qu’à bi­be­ron­ner en­core le vin d’été.

03 “Ana” Pixies Sur la plage, le nar­ra­teur est fas­ci­né par une

sur­feuse : “Nue au so­leil, elle re­tourne dans la mer, bye, ou­bliant tout le monde, tout là-haut, mon­tant une vague”. Surf rock ? Tube nu­diste, plu­tôt. 04 “Our Sum­mer Song” Roy Or­bi­son Les chan­sons es­ti­vales cé­lèbrent l’hé­do­nisme ? “L’été ar­rive de nou­veau, et je suis en­core seul”. Gros ca­fard, le ciel bleu n’y peut rien.

05 “Hot Fun In The Sum­mer­time” Sly And The Fa­mi­ly Stone Sor­ti alors que Sly Stone fait sen­sa­tion à Wood­stock, en plein août 1969 : suc­cès. “Ces

jours d’été/ C’est là où j’ai eu le plus de fun” : une ode aux joies es­ti­vales, et la mé­lan­co­lie du temps qui passe — bien­tôt, ce se­ra l’au­tomne. 06 “Oh Yeah” Roxy Mu­sic “Ils jouent Oh Yeah à la ra­dio/ C’est alors de­ve­nu notre chan­son/ Et ain­si de suite, tout au long de l’été”. Bryan Fer­ry : “Je vou­lais re­trans­crire avec nos­tal­gie cette am­biance amé­ri­caine, les soi­rées d’été longues et chaudes dans les drive-in.”

07 “The Sweet Sounds Of Sum­mer” The Shan­gri-Las “Le ciel était notre couverture, le sable notre oreiller, c’est sur la plage que nous sommes

tom­bés amou­reux”. Il y a aus­si la ver­sion sé­pa­ra­tion, “Re­mem­ber (Wal­kin’ In The Sand)”, où “mar­cher sur le sable, main dans la

main” n’est plus qu’un vieux sou­ve­nir. Billy Joel, 15 ans, pour la pre­mière fois en stu­dio, tient le pia­no, le com­po­si­teur-pro­duc­teur Sha­dow Mor­ton lui hur­lant : “Joue pourpre !” Billy ne pige pas — et n’a ja­mais été payé. 08 “Sum­mer In Siam” The Pogues Un voyage dans le temps : le Siam n’existe plus de­puis 1939 — in­ti­tu­lée “L’Eté En Thaï­lande”, la chan­son n’au­rait pas eu la même poé­sie. 09 “Sum­mer In The Ci­ty” The Lo­vin’ Spoon­ful En ville (ici, New York) l’été est plus chaud, plus élec­trique. Pour ra­jou­ter de la ten­sion, le groupe fait ap­pel à un “brui­teur juif vieux et

hi­la­rant”, in­cor­po­rant le son de klaxon d’une Coc­ci­nelle (la Volks­wa­gen), un em­bou­teillage, et le bou­can fi­nal d’un mar­teau pi­queur. Nu­mé­ro 1 de l’été 1966. 10 “Mid­night Sum­mer Dream” The Stran­glers Ici, c’est le cô­té noc­turne, sha­kes­pea­rien et rê­veur qui do­mine. Pour la face so­laire, op­ter pour “Al­ways The Sun”. 11 “Trans-Eu­ro­pa Ex­press” Kraft­werk Voya­ger en train ? OK, mais dans le plus chic de tous : le Trans-Eu­rop-Ex­press, uni­que­ment consti­tué de pre­mières classes et d’une voi­ture-res­tau­rant pres­ti­gieuse. “Ren­dez-vous sur les Champs-Ély­sées/ Quit­ter Pa­ris le ma­tin/ A Vienne, s’as­soir dans un ca­fé noc­turne/ Connexion di­recte/ From sta­tion to sta­tion re­tour à Düs­sel­dorf/ Ren­con­trer Ig­gy Pop et Da­vid Bo­wie”.

Deux fran­gins blancs comme des ca­chets d’am­phé­ta­mines

12 “School’s Out” Alice Coo­per “Il fal­lait que je cap­ture cet ex­tra­or­di­naire mo­ment de li­bé­ra­tion, le der­nier jour d’école,

quand en­fin l’été peut com­men­cer.” Sor­ti en avril 1972, le single de­vient trois mois plus tard un tube, et à ja­mais un hymne de l’été. 13 “Sum­mer ’68” Pink Floyd Rick Wright ra­conte le coup d’un soir avec une grou­pie, dans une chambre ca­ni­cu­laire, alors que ses “amis sont cou­chés au so­leil”. 14 “Let’s Go Sur­fing” Sparks Il est pos­sible, avec les Sparks, de pas­ser l’été chez soi tout en ef­fec­tuant un sa­cré pé­riple : “Let’s Go Sur­fing”, “Moon Over Ken­tu­cky”, “Le Louvre”, “Bon Voyage”, “French Pi­neapple”, “Girl From Ger­ma­ny”, pour fi­nir à “Sex­town USA”. 15 “Whi­test Boy On The Beach” Fat White Fa­mi­ly Il ne s’agit pas d’un pro­blème de crème so­laire. Dans les rues, le chan­teur Lias Saou­di, d’ori­gine ber­bère, est trai­té de bron­zé. Sur la plage, avec le ca­da­vé­rique Saul Adamc­zews­ki, ils font ma­la­difs.

16 “Sea Sex And Sun” Serge Gains­bourg “Le so­leil au zé­nith/ Me sur­ex­citent/ Tes p’tits

seins de ba­ké­lite/ Qui s’agitent”. En voi­là as­sez pour que le per­vers Gains­barre, qui vient d’avoir cin­quante ans, ma­tant une ado sur la plage, s’ex­clame : “Je res­sus­cite”. Gé­né­rique du film “Les Bron­zés”. 17 “They Don’t Care About Us” Mi­chael Jack­son Le thème est sans sai­son (vio­lence et op­pres­sion), mais la mu­sique es­ti­vale, avec ses per­cus­sions bré­si­liennes. Un clip a été tour­né à Sal­va­dor de Ba­hia, avec 200 membres du col­lec­tif Olo­dum. Met­teur en scène : Spike Lee, spé­cia­li­sé dans les étés bouillants — “Do The Right Thing”, quand la cha­leur vire à l’émeute. 18 “Good Vi­bra­tions” The Beach Boys Les Gar­çons de Plage conti­nuent de cé­lé­brer l’été avec une chan­son surf un peu spé­ciale — Lu­cy on the Surf with Dia­monds, le bu­vard rem­pla­çant les vagues : un ride dont l’on ne sort même pas trem­pé. 19 “Sur­fin’ USA (Sum­mer Mix)” The Je­sus & Ma­ry Chain Les deux fran­gins bri­tish, blancs comme des ca­chets d’am­phé­ta­mines, n’ayant ja­mais vu une plage de leur vie, re­prennent l’hymne surf ?! En face B, le dé­men­tiel “Kill Surf Ci­ty”, où les Reid pro­mettent de “car­bo­ni­ser Surf Ci­ty avec une bombe nu­cléaire” : plus pro­bant. 20 “Ale­gria, Ale­gria” Cae­ta­no Ve­lo­so Chan­son si­tuée “sous le so­leil de presque

dé­cembre” — pé­riode d’été, au Bré­sil. En ci­tant Bri­gitte Bar­dot, Ve­lo­so rend in­di­rec­te­ment hom­mage à La Ma­drague. A en­chaî­ner avec “Pa­nis Et Cir­censes” d’Os Mu­tantes, au­to­pro­cla­mée “chan­son éclai­rée par le so­leil”. 21 “Sum­mer Here Kids” Gran­dad­dy Jason Lytle en ra­joute une couche sur sa ville ca­li­for­nienne, Mo­des­to, qua­li­fiée de “su­per pour y vivre, hor­rible à vi­si­ter” : mal­gré ce que disent “les in­fos tou­ris­tiques”, “l’été est ici un men­songe”. 22 “The Mo­dern Age” The Strokes A pre­mière vue, il s’agit d’un flirt d’été, avec “sun” et “fun”, et puis on pige le double sens : l’amou­rette prend des airs de va­cances ar­ti­fi­cielles. 23 “Mi­deast Va­ca­tion” Neil Young & Cra­zy Horse Sur un al­bum com­plè­te­ment més­es­ti­mé (“Life”, 1987). Young ra­conte l’his­toire d’un vé­té­ran qui part en va­cances avec sa fa­mille au Moyen-Orient. Ils se font mas­sa­crer. Alors qu’il est im­mo­lé, il peut faire un bi­lan : “My va­ca­tion was com­plete”.

24 “I Love LA” Ran­dy New­man “Tout le monde est heu­reux, parce que le

so­leil brille tout le temps”. At­ten­tion : l’al­bum s’in­ti­tule “Trouble In Pa­ra­dise” — il y a tou­jours une iro­nie qui lé­zarde chez New­man. 25 “Voyages” Pol­na­reff Ins­tru­men­tal psy­ché-funk qui fait voya­ger très loin. Pour ne ja­mais at­ter­rir, en­chaî­ner avec “Ho­li­days”, “c’est l’avion qui ha­bite au ciel”. 26 “Ho­li­day In Wai­ki­ki” The Kinks L’his­toire d’un An­glais qui gagne des va­cances à Wai­ki­ki, le voyage est gra­tuit, mais sur place tout est payant. Ce qui per­met à Ray Da­vies de chan­ter “It’s a hoo­ka hoo­ka on the shi­ny bri­ny on the way to Ko­na”.

27 “4th Of Ju­ly, As­bu­ry Park (San­dy)” Bruce Spring­steen La fête na­tio­nale tombe l’été, l’oc­ca­sion pour le boss de se rap­pe­ler cette jour­née es­ti­vale dans As­bu­ry Park, et la fille sur la­quelle il flashe. Sa co­pine, Diane Lo­zi­to, dé­tes­tait cette chan­son, per­sua­dée que San­dy n’était pas fic­tive. Alors que Spring­steen parle avec mé­lan­co­lie de cet en­droit qu’il quitte. 28 “Creme Bru­lee” So­nic Youth Les New-Yor­kais sont aus­si res­pon­sables d’une im­pec­cable co­ver d’un clas­sique des Beach Boys (“I Know There’s An Ans­wer”). Ici, Kim Gordon n’ar­rête pas de ré­pé­ter : “Toi

et moi brû­lant en été”, mais le rap­port avec la crème brû­lée ? Il y a for­cé­ment une ré­ponse. 29 “J’aime... Re­gar­der Les Filles” Pa­trick Cou­tin “...qui marchent sur la plage, leurs poi­trines gon­flées par le dé­sir de vivre, quand elles se désha­billent et font sem­blant d’être sages”. Avant d’être un voyeur, Cou­tin bos­sait à Rock&Folk — ce­ci ex­pli­quant peut-être ce­la. 30 “De­sire” Yel­lo “Le so­leil souffle la lune, la cha­leur ma­ti­nale dé­pose un mince film de sueur sur mon vi­sage, je brûle au so­leil du ma­tin”.

Qui dit cha­leur dit dé­sir — “pour des yeux in­con­nus, pour un nom in­con­nu”. Chez les Suisses, l’ano­ny­mat reste de mise. 31 “Ber­nie’s Ho­li­day Camp” The Who Chan­son pour le film “Tom­my”. Dans le camp de va­cances de son beau-père, le pe­tit Tom­my est ébloui par les ac­ti­vi­tés : “Quand je se­rai grand, j’au­rai mon propre camp, il fe­ra tou­jours beau, ce se­ront des va­cances éter­nelles”. Voeu exau­cé avec “Tom­my’s Ho­li­day Camp”, com­po­sé par Keith Moon.

32 “Sun­day Girl” Blon­die

La french ver­sion dit : “Quand je t’ai re­vu cet été, j’ai dé­ci­dé, si ton amour était pa­reil au mien,

je peux être Sun­day Girl”. Chan­son écrite par Ch­ris Stein pour re­mon­ter le mo­ral de Deb­bie : leur chat (nom­mé Sun­day Man) avait dis­pa­ru. Ils ne l’ont pas re­vu cet été, ni le sui­vant. 33 “Right Now For You” Al Koo­per “Les mésa­ven­tures tra­giques d’un après-mi­di d’été, où les voi­sins se cachent der­rière la clô­ture et hurlent à la lune”. Koo­per dé­crit-il sa par­ti­ci­pa­tion à l’en­re­gis­tre­ment du “Long Hot Sum­mer Night” de Ji­mi Hen­drix ?

34 “The KKK Took My Ba­by Away” Ra­mones “Elle est par­tie pour les va­cances, elle a dit qu’elle al­lait à LA, mais elle n’y est ja­mais

ar­ri­vée”. Joe ra­conte com­ment John­ny lui a chou­ré sa co­pine — com­pa­rant son col­lègue au Ku Klux Klan. Il y a aus­si l’ode à la plage de leur ado­les­cence, “Ro­cka­way Beach” — à la Bitch Boys. 35 “Sum­mer’s Day Song” Paul McCart­ney Une ber­ceuse, sur l’ex­cellent “McCart­ney II”. Il avait dé­jà com­po­sé “Good Day Sun­shine”, après avoir écou­té “Sum­mer In The Ci­ty”. Har­ri­son, alors qu’il se caillait dans le jar­din de Clap­ton, au­ra une idée si­mi­laire, une conju­ra­tion : “Here Comes The Sun”. 36 “Sum­mer Babe” Pa­ve­ment La fille de l’été de Malk­mus, c’est l’ex d’un co­pain qu’il ne sait com­ment abor­der. Elle est son été, mais rien n’est consom­mé. Il est où le ma­chisme du rock’n’roll ? 37 “Le Sud” Jac­no Re­prise du clas­sique de Ni­no Fer­rer, où le Sud sym­bo­lise l’été, un en­droit où il fait bon vivre. Il y a tou­jours un sud de quelque part, s’est dit Jac­no — les vignes bor­de­laises, c’était son Sud.

38 “Rock Lobs­ter” The B-52’s “Boys in bi­ki­nis/ Girls in surf­boards/

Eve­ry­bo­dy’s ro­ckin’ ”, et la beach par­ty de­vient sur­réa­liste, avec l’in­cruste de ho­mards et pi­ran­has, sans ou­blier une ba­leine en maillot de bain. Ché­rie, qu’est-ce que tu fais là ? 39 “Hap­py Ho­li­days” Her­mine Alors que tout le monde part se do­rer en slip de bain, la nar­ra­trice et son ca­fard res­tent coin­cés dans leur lotissement. Un voi­sin craque et se dé­fé­nestre. Plus que hap­py : Suicide Ho­li­days. 40 “Ho­li­day” Me­tro­no­my Où il est ques­tion de “bi­ki­ni”, de vi­si­ter

“Pa­ris”, “Ger­ma­ny” et “Rome”, pour fi­na­le­ment ne pas bou­ger, la faute à la ja­lou­sie. Dans “The Bay”, Me­tro­no­my cé­lèbre di­rec­te­ment l’En­glish Ri­vie­ra. Res­tons chez soi. 41 “Here Comes The Sum­mer” The Un­der­tones “Les filles avec leurs vi­sages bron­zés, al­lon­gées sur les plages, toutes cou­vertes de sable, leurs longues jambes au so­leil, elles savent qu’elles sont belles” : bi­zar­re­ment, leur hit sur la frus­tra­tion, “Tee­nage Kicks”, a été com­po­sé avant. 42 “Due Mon­di” Lu­cio Bat­tis­ti La po­chette montre un so­leil cou­chant en été avec fan­fare d’en­fants. Quand les ga­mins vont en­fin se pieu­ter, Bat­tis­ti peut par­ler de “vine” et “ses­so”, place au mot d’ordre : “Faites l’amour dans les vignes”. Quelques an­nées plus tard, c’est toute l’ita­lo-dis­co qui cé­lé­bre­ra l’été et l’éro­tisme.

43 “Ce­le­bra­ted Sum­mer” Hüs­ker Dü L’été ? Pé­riode idéale pour zo­ner et se

re­tour­ner la tête. “La fin de l’école, c’est le mo­ment de de­ve­nir in­con­trô­lable”. Ou en­core : “Se bour­rer la gueule sur la plage, ou jouer dans un groupe”. Voi­là un honnête pro­gramme. 44 “Back At The Fun­ny Farm” Motö­rhead “Reste calme, ne t’in­quiète pas, c’est juste des va­cances”. Drôle de vil­lé­gia­ture : la “ferme mar­rante” de Lem­my, c’est une cli­nique, HP ou dés­in­tox. “J’ai l’im­pres­sion que mes deux jambes sont mortes, quelle était cette in­jec­tion ?”. Bonnes va­cances !

45 “Love Al­ways Re­mains” MGMT “L’océan et le so­leil sont tou­jours là,

pour vous rendre heu­reux”. A l’image de sa pre­mière po­chette, les dé­buts de MGMT sont un grand trip es­ti­val. Et le duo n’est tou­jours pas pas­sé de sai­son. 46 “Ho­li­day In Cam­bo­dia” Dead Ken­ne­dys Que faire d’un cré­tin ? L’en­voyer “where you’ll kiss ass or crack” : au Cam­bodge, sous le ré­gime de Pol Pot, pour des va­cances pu­ni­tion. Bia­fra a re­fu­sé que le mor­ceau soit uti­li­sé par Le­vi’s, le reste du groupe lui a col­lé un pro­cès.

47 “That Sum­mer Fee­ling” Jo­na­than Rich­man And The Mo­dern Lo­vers “Cette sen­sa­tion d’été va re­ve­nir un jour te

han­ter” : se­lon l’au­teur, ce qui ar­rive l’été laisse tou­jours des marques pro­fondes (il n’est pas ques­tion des coups de so­leil). 48 “So­meone So­mew­here In Sum­mer­time” Simple Minds Qui et où, on ne sait pas, mais quand, oui : en été. Un des rares bons mor­ceaux des

Es­prit Simples — il y a aus­si “Big Sleep”, mais là, on ne sait même pas quand.

49 “Sun­shine Su­per­man” Donovan

Sun­shine, c’est le nom de code du LSD. Ce hit pré­pare le ter­rain à un pre­mier été de l’amour (1967), qui en­fan­te­ra un genre mu­si­cal : la sun­shine pop — de “Let’s Go to San Fran­cis­co” à “Time Of The Sea­son”. Faites l’été, pas l’hi­ver. 50 “Hi­gher Than The Sun” Pri­mal Scream Re­je­ton du se­cond été de l’amour (1988), quand l’acid house conta­mine le rock, de New Or­der (“Tech­nique”) aux Stone Roses. L’ecs­ta­sy est le nou­veau sun­shine.

51 “Ho­li­day” Ma­don­na vs Hap­py Mon­days Même titre, deux vi­sions. Les va­cances,

pour Ma­don­na, c’est “ce­le­brate”, “It’s time for the good times”. Pour les Mon­days : “I smell dope, I smell dope, I am smel­ling dope”. En fait, l’idée est la même : le congé, c’est d’abord pour les neu­rones.

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