Les fes­ti­vals

1ER AU 3 JUIN, PA­LO­MA (NIMES) Cette ville n’est pas as­sez grande pour nous deux. Quand les Sparks dé­barquent, la concurrence fait pâle fi­gure.

Rock & Folk - - Sommaire - STAN CUESTA PHO­TO TITOUAN MAS­SÉ

On ne pen­sait pas re­par­tir de trois jours de rock “in­dé” (ce qui ne veut rien dire, on est bien d’ac­cord ?), après avoir vu une foul­ti­tude d’ar­tistes “émer­geants” et de pseu­do-stars, en n’ayant fi­na­le­ment été réel­le­ment cham­bou­lé que par un groupe dont on n’at­ten­dait plus rien de­puis en­vi­ron 1974... Les Sparks ont ato­mi­sé la concurrence. Ron et Rus­sell Mael (141 ans à eux deux) ont don­né un show à la fois gé­nia­le­ment kitsch et ter­ri­ble­ment tou­chant. Quand Rus­sell en­tonne le tube ab­so­lu, “This Town Ain’t Big Enough For Both Of Us”, c’est la fo­lie. Com­ment ce type peut-il en­core chan­ter aus­si haut, aus­si bien ? Quand Ron en­tame sa pe­tite danse ri­tuelle à la Cha­plin, la salle est aux anges. Et les chan­sons toutes ex­cel­lentes (men­tion spé­ciale pour “When Do I Get To Sing My Way ?”). En com­pa­rai­son, quand on voit Beck faire ce show à l’amé­ri­caine sur la grande scène, à grands renforts de lu­mières aveu­glantes et de son mas­toc, on a du mal à re­trou­ver l’en­thou­siasme de 1993, même quand il re­prend “Lo­ser” et “One Foot In The Grave”. Même pro­blème avec Phoe­nix. Le set est par­fait, pro­ba­ble­ment trop par­fait... La palme du groupe qui n’a pas bougé de­puis 30 ans re­vient à The Je­sus & Ma­ry Chain, qui joue tou­jours aus­si fort, en res­tant tou­jours aus­si statique. Le prix du re­tour sym­pa­thique re­vient plu­tôt aux Bree­ders, qui jouent sans chi­chi, sous la pluie. Certes, leur meilleure chan­son, “Dri­vin’ On 9”, est un titre coun­try re­pris d’une obs­cure for­ma­tion eigh­ties... Pas grave. Par contre, dif­fi­cile de ne pas re­le­ver l’en­nui abys­sal qui se dé­gage de la pres­ta­tion du groupe dont tout le fes­ti­val par­lait avant son pas­sage, et plus per­sonne après :

Ci­ga­rettes Af­ter Sex. Heu­reu­se­ment, tard dans la soi­rée, Ty Se­gall ra­nime la flamme d’un cer­tain rock’n’roll, tan­dis que, plus tôt, Pe­ter Per­rett avait prouvé que les grandes chan­sons ne meurent ja­mais.

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