Bi­jou Dau­ga

Rock & Folk - - Disques Français -

“Sans Pi­tié — En Pu­blic” AZTEKMUSIC/PIAS

A force d’an­nées pas­sées à at­tendre une éven­tuelle réunion, Phi­lippe Dau­ga ima­gine en­core une nou­velle dé­cli­nai­son de Bi­jou, au­tour de deux nou­veaux membres. Avec l’ar­ri­vée de Frantz Grimm à la gui­tare et Fred Mai­zier à la bat­te­rie, c’est une for­mule ré­so­lu­ment mo­derne qui amène un peu d’im­per­ti­nence. Rem­pla­çant de Pa­trice Lla­be­ria, Frantz Grimm ne se contente pas seule­ment d’être pré­cis, il ajoute cette touche sto­nienne qui fait toute la dif­fé­rence sur scène tant cet al­bum claque comme si Vic Maile s’était te­nu à l’autre bout du fouet. C’est, en l’oc­cur­rence, exac­te­ment ce que l’on at­tend d’un live : quelque chose qui ap­porte au­tant d’éner­gie que de nos­tal­gie quand on l’écoute à haut vo­lume. Dans le cas de cet al­bum, la mis­sion est plus qu’ac­com­plie, au point qu’il est pos­sible de faire l’im­passe sur le seul mo­ment pé­nible de l’en­semble : “C’est En­core L’Au­tomne”, un slow tou­jours aus­si in­di­geste de­puis son ap­pa­ri­tion sur le pre­mier al­bum de Bi­jou, en 1977. Pour ce qui est du bon, Dau­ga ne se contente pas de jouer les stan­dards du groupe et ose une paire d’in­édits qui, à eux seuls, dé­pous­sièrent la set­list pro­po­sée. A l’écoute des ex­cel­lents “Quand Un Amour Prend Fin” et de “Sans Pi­tié”, le trio ac­tuel montre un sens de la com­po­si­tion pro­met­teur pour l’ave­nir. Pour le reste, la nos­tal­gie est une com­pagne tou­jours aus­si dan­ge­reuse. On a beau se dire que les titres sont connus et sans sur­prise, la ma­gie fonc­tionne, jus­qu’au fan­tas­tique fi­nal qu’est “Bet­ty Jane Rose” de Serge Gains­bourg. GEANT VERT

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