Dead Can Dance

Rock & Folk - - Disques Poprock - “Dio­ny­sus”

PIAS Neu­vième al­bum stu­dio de Dead Can Dance de­puis ses dé­buts en 1981, le deuxième après la sé­pa­ra­tion de 1998 et “Anas­ta­sis” en 2012, “Dio­ny­sus” se pré­sente comme une ex­plo­ra­tion du mythe de Dio­ny­sos, le dieu grec du vin et des ex­cès, du théâtre, de l’ivresse, des or­gies et de la transe mys­tique. Le mul­tiins­tru­men­tiste Bren­dan Per­ry et la chan­teuse Li­sa Ger­rard s’ins­pirent des cé­lé­bra­tions païennes de la na­ture, pour pro­po­ser un al­bum al­lé­go­rique au­tour des dif­fé­rents vi­sages de Dio­ny­sos, de son ap­pa­ri­tion, “Sea Borne”, jus­qu’à l’hi­ver, l’en­fer avant la ré­sur­rec­tion prin­ta­nière, “Psy­cho­pomp”. La ré­fé­rence à une thé­ma­tique par­ti­cu­lière n’est pas une nou­veau­té dans la dis­co­gra­phie de Dead Can Dance, “Aion” et le Moyen Age, par exemple, ni la pre­mière fois qu’il se confronte à la my­tho­lo­gie grecque, “In­to The La­by­rinth”, “Anas­ta­sis” ou aux mu­siques du monde, “Spi­rit­cha­ser”. Bren­dan Per­ry a construit “Dio­ny­sus” comme une pièce clas­sique, en deux actes et sept mou­ve­ments. Des ins­tru­ments em­prun­tés à tous les conti­nents se com­binent aux syn­thés, aux bruits d’abeilles ou d’oi­seaux, aux sons de la na­ture pour for­mer une im­po­sante masse so­nore. Un mur de per­cus­sions est om­ni­pré­sent, mar­te­lant les rythmes de la transe sur les­quels se su­per­posent des choeurs aux voix sans pa­role et quel­que­fois un so­liste, Ger­rard ou Per­ry. Même s’il n’a pas la splen­deur de “Spleen And Ideal”, “The Serpent’s Egg” ou “Aion”, “Dio­ny­sus” n’en est pas moins un très beau disque. PHI­LIPPE THIEYRE

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.