Cinq lois pour com­prendre la mé­de­cine chi­noise

la mé­de­cine chi­noise

Santé Naturelle - - Sommaire -

Les concepts de Yin - Yang re­pré­sentent une des bases es­sen­tielles de la pen­sée et de la mé­de­cine chi­noises. Ces prin­cipes re­prennent les cycles et les mou­ve­ments de la na­ture. L'être hu­main obéit aux mêmes prin­cipes. Il n’est pas le maître mais juste un en­fant de la na­ture. L’expérience mul­ti­mil­lé­naire des Chi­nois montre que la vie fonc­tionne à tra­vers ces lois. Voi­ci quelques exemples de prin­cipes as­so­ciés au yin et au yang.

Loi de frag­men­ta­tion à l'in­fi­ni

C’est la pre­mière loi et qui re­lie l’in­fi­ni­ment pe­tit à l’in­fi­ni­ment grand. On peut tou­jours sub­di­vi­ser quelque chose en sous-par­ties. On ne peut pas ju­ger de quelque chose de fa­çon définitive. Il y a tou­jours plu­sieurs points de vue de la « réa­li­té », celle-ci est en mou­ve­ment.

Loi de re­la­ti­vi­té

Tout est re­la­tif, rien n’est vrai ou faux de fa­çon ab­so­lue. Ce qui peut être consi­dé­ré comme pa­tho­lo­gique dans telle so­cié­té, peut être consi­dé­ré comme nor­mal dans une autre. Un même mi­crobe peut-être bé­né­fique pour un or­ga­nisme don­né et né­faste pour un autre.

Loi de l’af­fron­te­ment

C’est une loi très in­té­res­sante, elle s’ins­pire de ce qui se passe en per­ma­nence dans toute vie. La lutte à l’in­té­rieur d’un ré­fé­rent don­né. Au­tre­ment dit, Yin et Yang sont tou­jours dans une re­la­tion d’op­po­si­tion ou de lutte, et ce n’est pas une mau­vaise chose. Ain­si est la loi et ain­si la vie avance. L’af­fron­te­ment c’est aus­si le mou­ve­ment. Rien n’est fi­gé, tout est dy­na­mique : quand l'un bouge, l'autre bouge aus­si. Par exemple, lorsque le Yin croît, le Yang dé­croît

Loi de co­exis­tence

Les Yin et Yang n'existent pas l’un sans l'autre, bien qu'étant op­po­sés. La co­exis­tence de deux op­po­sés pour­ra chan­ger votre per­cep­tion de la vie ou de ce qu’on ap­pelle les in­jus­tices ou les in­co­hé­rences dans la vie. La vi­sion du bon­heur ou du mal­heur, en somme.

Loi de com­plé­men­ta­ri­té

Le yin et le yang sont dif­fé­rents mais ne le sont qu’en vue de se com­plé­ter. Une des consé­quences de cette loi est qu’il faut ar­ri­ver à équi­li­brer sa vie avec des ac­ti­vi­tés com­plé­men­taires. On dit que « le sa­mou­raï pro­tège le cui­si­nier » et que « le cui­si­nier nour­rit le sa­mou­raï ». Ain­si, les mas­sages, la phy­to­thé­ra­pie, et tous les autres re­mèdes pro­po­sés par la mé­de­cine chi­noise sont pen­sés et conçus dans ce pa­ra­digme glo­bal de l’être hu­main au sein de la na­ture. Cette mé­de­cine pri­vi­lé­gie éga­le­ment un diag­nos­tic très ci­blé, très per­son­na­li­sé, car chaque cas est par­ti­cu­lier et dif­fé­rent. No­tez en­fin que l’hy­giène de vie est ca­pi­tale dans la mé­de­cine chi­noise, une mé­de­cine qui donne beau­coup de place à la pré­ven­tion, à l'équi­libre, donc à la san­té.

Beau­coup de gens ne le savent pas, mais la ci­vi­li­sa­tion chi­noise est l’une des ci­vi­li­sa­tions an­tiques les plus riches. Ba­sée sur les prin­cipes du yin et du yang, la mé­de­cine chi­noise, ce n’est pas juste un en­semble de pré­pa­ra­tions à base d’herbes...

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.