Aro­ma­thé­ra­pie en pra­tique

Qu'est-ce qu'une l'huile es­sen­tielle ? Peut-elle rem­pla­cer un mé­di­ca­ment ? Com­ment l'uti­li­ser pour un usage pré­ven­tif ? Est-il vrai que les huiles es­sen­tielles sont dan­ge­reuses ? Voi­ci ce qu'il faut sa­voir pour dé­bu­ter dans l'aro­ma­thé­ra­pie.

Santé Naturelle - - Sante -

COM­MENT UTI­LI­SER LES HUILES ES­SEN­TIELLES EN PRÉ­VEN­TION ?

Ex­traits concen­trés de toute l'in­tel­li­gence des plantes, les huiles es­sen­tielles peuvent vous ac­com­pa­gner le long de l'au­tomne et de l'hi­ver sans être in­va­sives. Tout est dans la dose. Pour un usage pre­ven­tif, il vaut mieux vous li­mi­ter à une ou deux gouttes de l'huile es­sen­tielle qui vous convient, par jour. Vous pou­vez aus­si uti­li­ser cette huile en dif­fu­sion at­mo­sphé­rique afin d'as­se­nir l'at­mo­sphère de toute la mai­son. Vous pou­vez éga­le­ment em­por­ter votre huile es­sen­tielle pré­fé­rée dans votre sac à main pour une in­ha­la­tion ré­gu­lière, dès que vous res­sen­tez un coup de froid, un pic de pol­lu­tion en ville ou dans le mé­tro. Si les symp­tômes d'une grippe s'an­noncent quand même, alors ajou­tez quatre à cinq gouttes d'huile es­sen­tielle à un bol d'eau chaude et res­pi­rez pro­fon­dé­ment. Le der­nier re­cours c'est la voie orale. N'ou­bliez pas qu'il faut di­luer les gouttes d'huile es­sen­tielle dans une huile vé­gé­tale, une cuillère de miel, un yaourt ou même un mor­ceau de pain. Cinq à sept gouttes maxi­mum par jour, pour un adulte. Les huiles es­sen­tielles peuvent vous ac­com­pa­gner le long de l'au­tomne et de l'hi­ver sans être in­va­sives.Tout est dans la dose.

L'HUILE ES­SEN­TIELLE PEUT-ELLE REM­PLA­CER UN MÉ­DI­CA­MENT ?

Oui et non, c'est une ques­tion dé­li­cate et à la­quelle il n'y a pas de ré­ponse ab­so­lue. Ce­la dé­pend du type de mé­di­ca­ment, s'il s'agit d'un an­ti­bio­tique, un an­ti-in­flam­ma­toire ou un an­tal­gique (au­tre­ment dit un an­ti­dou­leur). La ré­ponse dé­pend aus­si de votre état de san­té ain­si que de l'état d'avan­ce­ment de la ma­la­die. En tout cas, ce qui est cer­tain c'est que l'huile es­sen­tielle de thym thy­mol par exemple peut par­fai­te­ment vous dé­bar­ras­ser d'une an­gine ou d'une bron­chite vi­rale. Et elle le fe­ra sans per­tur­ber votre flore in­tes­ti­nale et votre équi­libre en­do­cri­nien, comme

peuvent le faire les mé­di­ca­ments de syn­thèse. Mais s'il y'a des com­pli­ca­tions in­fec­tieuses en même temps il faut ad­mi­nis­trer une huile es­sen­tielle an­ti-in­fec­tieuse ou alors un an­ti­bio­tique. Il faut sa­voir que les af­fec­tions d'ori­gine vi­rale ne né­ces­sitent pas d'an­ti­bio­tique. Il faut sa­voir aus­si que la pres­crip­tion exa­gé­rée de ces der­niers a en­traî­né un phé­no­mène d'an­ti­bio­ré­sis­tance plu­tôt in­quié­tant. An­ti­bio­ré­sis­tance ce­la veut dire que les bac­té­ries de­viennent in­sen­sibles aux mo­lé­cules du mé­di­ca­ment al­lo­pa­thique. On vous conseille de prendre contact avec un aro­ma­thé­ra­peuthe, un phar­ma­cien for­mé en aro­ma­thé­ra­pie ou un na­tu­ro­pathe, afin d'avoir des re­com­man­da­tions adap­tées On vous conseille de prendre contact avec un aro­ma­thé­ra­peuthe, un phar­ma­cien for­mé en aro­ma­thé­ra­pie ou un na­tu­ro­pathe, afin d'avoir des re­com­man­da­tions plus adap­tées à votre âge, votre état de san­té ain­si que ce­lui des en­fants, et sur­tout pour voir si vos huiles es­sen­tielles peuvent être as­so­ciées à des an­ti­bio­tiques en cas de be­soin.

EST-IL VRAI QUE LES HUILES ES­SEN­TIELLES SONT DAN­GE­REUSES ?

Les huiles es­sen­tielles sont po­ten­tiel­le­ment dan­ge­reuses oui. Une idée re­çue con­siste à croire que les huiles es­sen­tielles -étant des ex­traits vé­gé­taux- sont sans risque pour la san­té. Mais c'est faux. Dans la na­ture il existe des cham­pi­gnons et des plantes toxiques pour l'Homme. Il faut connaître les prin­cipes ac­tifs de la mo­lé­cule que vous ava­lez dans l'huile es­sen­tielle pour sa­voir si elle est toxique ou pas, et sur­tout à quelle dose. Car en gé­né­ral -et comme le di­sait un grand scien­ti­fique- c'est la dose qui fait la dif­fé­rence entre le re­mède et le poi­son. Sa­chez que le centre an­ti-poi­son (CAP) des Hauts de France rap­porte 1173 cas d'in­toxi­ca­tion si­gna­lés entre 2000 et 2015, gé­né­ra­le­ment des en­fants (73% avaient moins de 15 ans), âgés ma­jo­ri­tai­re­ment de 1 à 4 ans (60%). Les pa­rents pensent en ef­fet que les huiles es­sen­tielles sont sans risque pour leurs en­fants ... mais il faut faire preuve de grande pru­dence à ce su­jet. Consul­ter un na­tu­ro­pathe ou tout sim­ple­ment évi­ter les huiles es­sen­tielles pour les en­fants âgés de moins de 7 ans, à l'ex­cep­tion de l'huile es­sen­tielle de la­vande. Celle-ci est conseillée en mas­sage pour soi­gner les co­liques du nour­ris­son par exemple. Le do­sage doit être très faible : une seule goutte à di­luer dans en­vi­ron 2 cuillères d'huile vé­gé­tale pour un mas­sage de l'ab­do­men et du dos du bé­bé en proie à une crise de spasmes. Dans la na­ture il existe des cham­pi­gnons et des plantes toxiques pour l'Homme.

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