Zoom sur le gra­vio­la

Le Gra­vio­la, nom­mé Gua­na­ba­na au Bré­sil et Co­ros­sol aux États-Unis, est une plante qui ren­fer­me­rait nom­breuses ver­tus san­té. Se­lon plu­sieurs études, ce se­rait même un re­mède na­tu­rel contre le can­cer. Fo­cus.

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Carte d'iden­ti­té C’est un arbre tou­jours vert de 6 à 15 mètres de hau­teur qui pousse dans les fo­rêts tro­pi­cales. Son fruit de 20 à 40 cm de dia­mètre a la forme d'un coeur avec une sorte de peau res­sem­blant à un grand cac­tus. Se­lon les tra­di­tions du Bré­sil, les ra­cines, le tronc et les feuilles sont uti­li­sés comme sé­da­tif - contre la ner­vo­si­té, les ca­tarrhes, les pa­ra­sites - et comme ga­lac­to­gène des nou­velles ac­cou­chées. Dans d'autres pays d'Amé­rique La­tine, il est aus­si uti­li­sé comme to­ni­car­diaque moyen et contre le dia­bète. Au Bré­sil, on pré­pare un mé­lange à par­tir d'un fruit im­ma­ture mé­lan­gé avec de l'huile d'olive en tant que trai­te­ment ex­terne pour l'ar­thrite et les rhu­ma­tismes. Un net­toyant très ef­fi­cace Le Gra­vio­la pos­sède des com­po­sants qui per­mettent d'éli­mi­ner toutes sortes de sub­stances chi­miques comme la cor­ti­sone, les mé­di­ca­ments toxiques et les poi­sons en tous genres de notre corps. Le Gra­vio­la est aus­si d'une puis­sance in­croyable pour ré­gé­né­rer les cel­lules. Et on pense même qu'il est très ef­fi­cace en cas de can­cer. La mé­de­cine eth­no­lo­gique qui a étu­dié les peuples in­di­gènes uti­li­sant le gra­vio­la af­firme qu'il n'y pas d'hô­pi­taux là-bas, pas de can­cers non plus. Que dit la re­cherche scien­ti­fique ? Riche en vi­ta­mine C, en fibres, en fer, en po­tas­sium, cal­cium, en acides ami­nés et en dif­fé­rents al­ca­loïdes, le gra­vio­la est diu­ré­tique, ga­lac­to­logue (fa­vo­rise la lac­ta­tion), an­ti­py­ré­tique (lutte contre la fièvre) an­ti­diar­rhéique et an­ti­pa­ra­si­taire, an­ti­ar­thri­tique. Ses graines ont aus­si des ver­tus an­ti­pa­ra­si­taires. En tout cas le co­ros­sol ou gra­vio­la fait l'ob­jet de­puis le mi­lieu des an­nées 1990 d’une cen­taine de pro­grammes de re­cherches aux États-Unis, en Inde, au Ja­pon, en Co­rée et en Eu­rope, dont la France. Des études in vi­tro et in vi­vo, pu­bliées dans des re­vues scien­ti­fiques, ont mis en évi­dence ses pro­prié­tés an­ti­mi­cro­biennes, an­ti­vi­rales (no­tam­ment contre les vi­rus de l’her­pès HSV-1 et HSV-2), an­ti-in­flam­ma­toires (no­tam­ment contre l’ar­thrite), an­ti­dia­bé­tiques, an­ti­hy­per­ten­seuses (c'est un va­so­di­la­ta­teur qui élar­git les vais­seaux san­guins), an­ti­pa­ra­si­taires, in­sec­ti­cides, ou en­core hé­pa­to­pro­tec­trices. En 1976, un mé­de­cin de l'Uni­ver­si­té de Par­due en Ca­li­for­nie, le Dr Jer­ry McLaugh­lin, avait dé­cou­vert les acé­to­gé­nines du Gra­vio­la Co­ros­sol, (il y en a 82) qui sont consi­dé­rés comme des sub­stances an­ti-can­cers na­tu­relles des plus puis­sances. Mais jus­qu'au jour d'au­jourd'hui cette dé­cou­verte n'a pas été dif­fu­sée au­près du grand pu­blic... elle n'a pas eu la mé­dia­ti­sa­tion qu'elle mé­rite. Pro­ba­ble­ment parce qu'il y a en jeu toute une in­dus­trie bâ­tie au­tour de la ma­la­die du can­cer et des trai­te­ments chi­miques.

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