Le Jin­dai-sa­ku­ra, Ho­ku­to (Ja­pon)

Secrets d'Histoire - - PORTFOLIO -

On se dé­place de tout le Ja­pon pour ad­mi­rer le Jin­dai-sa­ku­ra, dont le nom si­gni­fie : « ce­ri­sier en fleurs de l’âge des dieux ». L’arbre me­sure 10 m de haut sur 11 m de large ; il est âgé d’en­vi­ron 2 000 ans. La lé­gende veut qu’il ait été plan­té par le prince Ya­ma­to Ta­ke­ru, hé­ros lé­gen­daire au Ja­pon. Il est consi­dé­ré comme l’un des trois grands ce­ri­siers du Ja­pon. Tra­di­tion oblige, de­puis le xviiie siècle, chaque an­née, entre la fin mars et les pre­miers jours d’avril, les Ja­po­nais de tout âge et toute classe so­ciale cé­lèbrent « Sa­ku­ra oha­na­mi », soit la « flo­rai­son éphé­mère des ce­ri­siers ». À cette oc­ca­sion, fa­milles et couples d’amou­reux in­ves­tissent les parcs des villes, le temps d’une pro­me­nade ou d’un pique-nique. Les pho­to­graphes jouent éga­le­ment des coudes pour im­mor­ta­li­ser le fu­gi­tif évé­ne­ment. Outre l’at­trait es­thé­tique, ce phé­no­mène pos­sède une di­men­sion spi­ri­tuelle. En ef­fet, dans le boud­dhisme, la flo­rai­son, qui ne dure que quelques se­maines (voire quelques jours), sym­bo­lise l’im­per­ma­nence des choses. Si leur flo­rai­son marque na­tu­rel­le­ment l’ar­ri­vée du prin­temps et le re­nou­veau, les ce­ri­siers sym­bo­lisent, au Ja­pon, la beau­té des choses mais aus­si la fra­gi­li­té de l’exis­tence.

Le Jin­dai-sa­ku­ra, plan­té sur le do­maine du temple ja­po­nais Jis­so-ji, est deux fois mil­lé­naire.

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