QUI A DIT ?

Secrets d'Histoire - - DES MOTS, DES HISTOIRES -

« Le Fran­çais moyen, ce­lui qui cherche de bonne foi et sans par­ti pris po­li­tique l’in­té­rêt de notre pays, doit avoir be­soin d’in­di­ca­tions pré­cises après que, pen­dant tout un mois, on l’a en­tre­te­nu de dis­cus­sions tech­niques. »

Cette phrase, dont la pos­té­ri­té ne va re­te­nir que le concept alors nou­veau de « Fran­çais moyen », a été pro­non­cée au mois d’août 1924, par Édouard Her­riot, alors pré­sident du Conseil et mi­nistre des Af­faires étran­gères de la iiie Ré­pu­blique. Les « dis­cus­sions tech­niques » évo­quées font al­lu­sion aux échanges qui ont pré­cé­dé la si­gna­ture du plan amé­ri­ca­no-an­glais Dawes (juillet 1924), por­tant sur les ré­pa­ra­tions de guerre im­po­sées à l’Al­le­magne, suite au Trai­té de Ver­sailles de 1919. Si le « Fran­çais moyen » de Her­riot bé­né­fi­cie d’une cer­taine po­pu­la­ri­té jus­qu’à la pé­riode des Trente Glo­rieuses, l’ex­pres­sion connaît des va­riantes au fil des an­nées. Les dif­fé­rents di­ri­geants de la classe po­li­tique, re­pris par les mé­dias, parlent tour à tour de « France pro­fonde », « vraies gens », « France des pe­tits » (Jean-Marie Le Pen) ou en­core de « France d’en bas » (Jean-Pierre Raf­fa­rin).

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