Le rite de l’ab­sinthe

Secrets d'Histoire - - EN COULISSES -

Au xixe siècle, l’équi­valent du coup de rouge, c’est la fée verte: l’ab­sinthe. Chaque soir, les ca­fés ac­cueillent leur contin­gent d’ha­bi­tués qui se réunissent pour cé­lé­brer le ri­tuel et échan­ger au­tour de leur bois­son ani­sée pré­fé­rée. En ef­fet, l’ab­sinthe né­ces­site de la pré­pa­ra­tion. Pour mas­quer l’amer­tume de son goût due à sa te­neur en al­cool (70°), il faut faire tom­ber de l’eau fraîche, goutte à goutte, sur un sucre po­sé dans une cuillère en mé­tal percée, la­quelle sur­monte le verre. Il existe aus­si des fon­taines à eau, do­tées de ro­bi­nets compte-gouttes, qui per­mettent de pré­pa­rer jus­qu’à six ab­sinthes à la fois.

Les bu­veurs d’ab­sinthe (1908), de Jean Bé­raud. L’ab­sinthe est un mar­queur de la Belle Époque : toutes les classes so­ciales en boivent. Ac­cu­sée d’être hau­te­ment neu­ro­toxique, elle est in­ter­dite en 1915. Elle est au­jourd’hui de re­tour sur le mar­ché, avec une nou­velle for­mule.

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