L’em­blème du coq

Secrets d'Histoire - - AU COEUR DE L’HISTOIRE -

On le voit sur les clo­chers, les mo­nu­ments aux morts, il orne des pièces de mon­naie et les maillots de nos spor­tifs. Plé­bis­ci­té comme sym­bole de la France, le coq ne l’a pour­tant ja­mais été of­fi­ciel­le­ment, ex­cep­té sous Louis-Phi­lippe et la mo­nar­chie de Juillet. Pour­tant nos rois ont été sen­sibles aux ver­tus de ce gal­li­na­cé. Nous de­vons aux Ro­mains d’avoir as­so­cié pour la pre­mière fois le coq et la Gaule en jouant sur les mots gal­lus et Gal­lus (coq et Gau­lois). Ils met­taient en avant les qua­li­tés de l’ani­mal, comme sa bra­voure et sa fier­té. Quelques siècles plus tard, les en­ne­mis de la France n’ont re­te­nu que ses dé­fauts, le cô­té que­rel­leur et va­ni­teux du roi de la basse-cour. L’An­gle­terre et L’Em­pire al­le­mand, sym­bo­li­sé par un aigle, se moquent de Louis VII et de Phi­lippe-Au­guste.

Charles VII, pre­mier roi gal­lus

En France, la com­pa­rai­son avec le coq est as­su­mée dès la fin du Moyen Âge, fon­dée sur le cou­rage du coq de la sym­bo­lique chré­tienne, qui chante la nuit pour éloi­gner les dé­mons. Charles VII se voit at­tri­buer le sur­nom de gal­lus, sui­vi par Charles VIII et Louis XII. Sous le règne de Fran­çois Ier, l’as­so­cia­tion roi coq est très pré­sente, le vo­la­tile est aux cô­tés du lys et de la cou­ronne dans l’em­blé­ma­tique royale. À la nais­sance de Louis XIII, des mé­dailles montrent le dau­phin avec, à ses pieds, un coq ju­ché sur un globe ter­restre. Des fi­gu­rines de co­qs ac­com­pagnent les fian­çailles de Louis XIII et le ma­riage de Louis XIV. Le Roi-Soleil en fait l’oi­seau d’Apol­lon, pré­sent dans la dé­co­ra­tion du châ­teau de Ver­sailles avec la fleur de lys.

Al­lé­go­rie de la Ré­pu­blique en 1848, École fran­çaise du xixe siècle.

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