LE BI­SOU DU PRÉ­SIDENT BO­REL­LI À LA PE­LOUSE DU PARC

PSG (L1) 3-2 AUX T.A.B. SAINT-ÉTIENNE (L1), FI­NALE, 19 MAI 1982

So Foot Club - - DOSSIER -

Si l’OM a rem­por­té sa pre­mière Coupe de France en 1924, la pre­mière du PSG date de 58 ans plus tard, avec une séance de tirs au but (une pre­mière en fi­nale). Op­po­sés aux Verts de Sainté, les Pa­ri­siens re­pré­sentent un peu le chal­len­ger am­bi­tieux face à l’ins­ti­tu­tion. Saint-Étienne compte ain­si dans ses rangs six ti­tu­laires de l’équipe de France, dont Mi­chel Pla­ti­ni. C’est d’ailleurs le der­nier match du me­neur des Bleus sous un maillot de club fran­çais, avant son dé­part pour la Ju­ven­tus. L’af­fiche est donc im­mense. On dit que plus de 15 000 per­sonnes ont es­sayé de se procurer des places. Les heu­reux élus ne re­gret­te­ront ja­mais d’avoir as­sis­té à ce match. 3 h 22 de jeu, et un scé­na­rio de dingue. To­kyo ouvre le score pour Pa­ris, et Pla­ti­ni, pla­cé en po­si­tion d’at­ta­quant, éga­lise. Pro­lon­ga­tion. Pla­ti­ni marque à nou­veau et pense don­ner l’avan­tage dé­fi­ni­tif aux Verts en guise de ca­deau d’adieu. Que dalle. À la toute der­nière mi­nute de la pro­lon­ga­tion, c’est l’Ange vert, l’an­cien Sté­pha­nois Do­mi­nique Ro­che­teau, qui éga­lise et en­voie tout ce beau pe­tit monde aux tirs au but. Il fau­dra at­tendre une bonne de­mi-heure avant de pou­voir les frap­per, la pe­louse ayant été en­va­hie par les sup­por­ters pa­ri­siens, de­ve­nus com­plè­te­ment fous après l’éga­li­sa­tion de Ro­che­teau. Le pré­sident Bo­rel­li lui-même est en­tré sur le ter­rain, pour al­ler em­bras­ser la pe­louse du Parc. Quelque part, c’est un peu ce jour­là qu’est vrai­ment né le PSG, qui en­tame alors son his­toire d’amour avec la Coupe de France, qu’il ga­gne­ra en­suite neuf fois en trente-trois ans.

Chaus­settes et po­chettes as­sor­ties, évi­dem­ment.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.