Lev Ya­shin

Bien avant que Ma­nuel Neuer n'éblouisse la pla­nète foot en mon­tant très haut sur le ter­rain, c'est un So­vié­tique qui se fai­sait re­mar­quer par sa ca­pa­ci­té à ré­vo­lu­tion­ner le poste de gar­dien.

So Foot Club - - ARRÊTS DE JEU - PAR JU­LIEN DUEZ. PHO­TOS: PA­NO­RA­MIC /ICON­SPORT

L’ARAIGNÉE NOIRE

Que ce soit en boxant le bal­lon au lieu de l’at­tra­per, en sau­tant plus haut que tout le monde pour in­ter­cep­ter un centre ou en cir­cu­lant beau­coup dans sa sur­face, Lev Ya­shin par­vient à com­bi­ner un phy­sique im­po­sant avec une sou­plesse hors du com­mun. Ses prouesses aé­riennes comme au sol, sa dé­tente de fé­lin et sa te­nue sombre lui confèrent le sur­nom d’“araignée noire”. Homme d’un seul club, il passe vingt ans au Dy­na­mo Mos­cou, avec le­quel il rem­porte tous les titres na­tio­naux, ain­si que le pre­mier Eu­ro de l’his­toire avec l’URSS, en 1960. Au to­tal, cet homme de re­cords a pas­sé 812 matchs entre les perches, réa­li­sant 270 clean sheets et stop­pant 150 pe­nal­tys. En 1971, 120 000 spec­ta­teurs gar­nissent les tri­bunes du stade Lé­nine de Mos­cou pour son match d’adieu, qui réunit, entre autres, Pelé, Eu­sé­bio et Be­cken­bauer. La suite est moins rose: Ya­shin est am­pu­té d’une jambe en 1986 et dé­cède quatre ans plus tard des suites d’un can­cer de l’es­to­mac. Mais sa lé­gende a sur­vé­cu à tra­vers le temps.

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