20. Ro­ber­to Bag­gio

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I TALIE

“Quand j’étais pe­tit, je rê­vais de rem­por­ter la Coupe du monde avec l’Ita­lie, contre le Bré­sil. C’était le rêve par­fait, mon rêve pré­fé­ré. Sauf que je ne sa­vais pas comment ce rêve fi­nis­sait. Eh bien voilà: il s’est ter­mi­né de la pire fa­çon pos­sible.” Ce­la se passe le 17 juillet 1994. Sous une cha­leur ca­ni­cu­laire, le stade du Rose Bowl, à Pa­sa­de­na, vient d'ac­cueillir la pre­mière fi­nale de Coupe du monde dis­pu­tée sur le ter­ri­toire nord-amé­ri­cain. Mal­gré la pré­sence des meilleurs at­ta­quants du monde sur le ter­rain (Romá­rio, Be­be­to, Bag­gio), mal­gré la de­mi-heure de pro­lon­ga­tion ac­cor­dée, ni le Bré­sil ni l'Ita­lie n'ont réus­si à mar­quer. Pour la pre­mière fois, une Coupe du monde se dé­ci­de­ra donc aux tirs au but. Des joueurs s'élancent, cer­tains ratent, d'autres marquent. Bag­gio est le cin­quième ti­reur ita­lien. Il est sur­tout le Bal­lon d'or en titre, et l'homme qui, de but en but (cinq dans la com­pé­ti­tion, tous plus beaux les uns que les autres), a me­né l'Ita­lie jus­qu'ici, sur ce ter­rain brû­lant, en fi­nale. S'il marque, son pays peut en­core es­pé­rer. S'il rate, le Bré­sil gagne. Il rate. Et pour tou­jours, dé­sor­mais, il res­te­ra dans l'his­toire du sport comme le sym­bole des rêves bri­sés: un nu­mé­ro 10, le plus beau de son époque, qui re­garde ses chaus­sures, les mains sur les hanches, pen­dant que l'ad­ver­saire au­tour de lui fait la fête. Quelques mois plus tard, le jeune chan­teur Beck de­vien­dra mil­lion­naire en chan­tant une drôle de chan­son in­ti­tu­lée Lo­ser. 1994, an­née of­fi­cielle de la dé­faite.

Coupe du monde 1990 (de­mi-fi­nales), 1994 (fi­nale), 1998 (quarts de fi­nale)

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