23. Andrés Iniesta

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E SPAGNE

Quelques frag­ments de se­conde avant le va­carme, le si­lence des grands ins­tants. “Quand la balle est ar­ri­vée sur moi, je n’en­ten­dais plus rien. J’étais plon­gé dans le si­lence. Le bal­lon, le but, et moi.” 11 juillet 2010, Iniesta va pro­pul­ser sa vo­lée entre les gants de Ste­ke­len­burg et of­frir son pre­mier Mon­dial à la Ro­ja. Pour­tant, de­puis août 2009, il souffre d'une dé­pres­sion liée au décès de son ami Da­niel Jarque, joueur de l'Es­pa­nyol Bar­ce­lone. Il ne dort plus, souffre de maux d'es­to­macs per­ma­nents. Et puis, le dé­clic: “Ce bal­lon, c’était comme la pomme de New­ton. Et moi, j’étais New­ton. La seule chose dont j’avais be­soin, c’était d’at­tendre que la gra­vi­té fasse son tra­vail.” 116e mi­nute de cette fi­nale contre les Pays-Bas, Iniesta marque le but de la dé­li­vrance, la sienne et celle de son pays, court au po­teau de cor­ner, ar­rache son maillot. “Tout a fonc­tion­né à la per­fec­tion. Je ne suis pas res­té coin­cé, je l’ai re­ti­ré pro­pre­ment, il n’est pas tom­bé.” Sur son dé­bar­deur blanc, ce mes­sage, écrit à la main: “Da­ni Jarque, à ja­mais par­mi nous.” Iniesta pleure, comme son pays. In­ou­bliable.

Coupe du monde 2006 (8es de fi­nale), 2010 (vain­queur), 2014 (pre­mier tour)

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