“Au­cun pa­ri tant que les com­pos ne sont pas sor­ties”

So Foot - - AVANT-MATCH - – PRO­POS RE­CUEILLIS PAR GAS­PARD MANET / ILLUS­TRA­TION: WINAMAX

Quoi de mieux qu’une belle somme d’ar­gent pour com­men­cer une nou­velle an­née? Ce n’est pas Oli­vier qui di­ra le contraire. Ce­lui qui est plus connu sous le pseu­do koontz23 sur Winamax a em­po­ché, le 13 jan­vier der­nier, près de 2000 eu­ros pour une mise de six eu­ros seule­ment. Pas vrai­ment un coup d’es­sai pour ce pa­rieur che­vron­né de 45 ans. Com­ment pré­pares-tu tes pa­ris?

Gé­né­ra­le­ment, je fais ça le soir en ren­trant du tra­vail et ça me prend bien entre deux et trois heures par jour à peu près. Je re­garde les sta­tis­tiques, l’état du ter­rain, les com­po­si­tions d’équipes. Il est très im­por­tant d’ana­ly­ser les stats à do­mi­cile, à l’ex­té­rieur. Con­crè­te­ment je re­garde tout. J’es­saie de ne rien lais­ser au ha­sard, c’est pri­mor­dial, donc ça me prend du temps. Mais même après avoir tout ana­ly­sé, je ne fais au­cun pa­ri tant que les com­pos ne sont pas sor­ties, car c’est là qu’il peut y avoir de vraies sur­prises, sur­tout en coupe no­tam­ment.

Et tu as l’ha­bi­tude de ren­trer des cu­mu­lés de six matchs?

Oui, ça m’ar­rive. Je cherche sou­vent des cotes entre 50 et 100. Ma plus grosse cote date d’il y a quelques an­nées, quand je pa­riais en­core au bu­reau de ta­bac. Elle était de 699 sur sept matchs. En fait, je pa­rie tou­jours sur deux matchs maxi­mum, et de temps en temps je ba­lance une pe­tite somme sur un cu­mu­lé comme ce­lui que je viens d’em­po­cher. Par­fois ça passe. Mais sur ce genre de cu­mu­lé, je ne dé­passe ja­mais les vingt eu­ros de mise, alors que sur mon cu­mu­lé de deux matchs, je pose en­vi­ron cent eu­ros.

Com­ment tu as sui­vi ces six matchs?

D’abord, j’ai re­gar­dé le mul­ti­plex. Mes cinq pre­miers ré­sul­tats étant justes, il ne res­tait plus que le match de Va­lence, mais j’étais as­sez confiant. Je suis res­té tran­quille. En règle gé­né­rale, ça va, j’ar­rive à mai­tri­ser mes émo­tions, même si c’est plus fa­cile quand on gagne, hein ( rires). Après, ça se joue à rien, sur ce match, à la 94e mi­nute, il y a un joueur du De­por qui a ti­ré au-des­sus à un mètre du but. Là, j’avoue, il y a eu un pe­tit fris­son…

Et alors, à quoi vont ser­vir ces 1 998 eu­ros?

Ce soir-là, avec dif­fé­rents pa­ris, j’ai pris 3500 eu­ros. J’en ai lais­sé 700 sur mon compte pour conti­nuer à jouer, et avec le reste, je vais me faire plai­sir. Peut-être ache­ter une plus grande té­lé pour mieux suivre les matchs ( rires). Mais j’es­saie sur­tout de faire plai­sir aux autres, je prends des places pour mon fils à Mal­herbe, des choses comme ça. À Noël, j’avais pris 3000 eu­ros, j’en ai pro­fi­té pour faire plai­sir à tout le monde, ra­jou­ter quelques ca­deaux sous le sapin.

Tu es un pa­rieur avi­sé dis donc.

Plu­tôt oui. ( rires) Mais ça ne fait pas si long­temps que ça. Je di­rais que ça fait deux ans que je suis sur Winamax. C’est mon fils qui m’a ini­tié et je me suis très vite pris au jeu. À la base, on est une fa­mille très foot: j’ai joué en DH en jeunes, mon père a joué avec les équipes jeunes de Mal­herbe.

Vous pa­riez quo­ti­dien­ne­ment?

Non, plus main­te­nant. Avant je fai­sais ça, mais je me suis fait avoir. Lors­qu’on joue toutes les cartes, on fi­nit par faire des pa­ris par dé­faut et ce n’est pas bon. S’il n’y au­cun match que l’on sent, il ne faut pas y al­ler. Je peux en­core re­gar­der cer­tains matchs sans avoir pa­rié des­sus, donc ça va ( rires). Vous pa­riez tout seul?

Oui. Il m’ar­rive de re­gar­der un peu ce que font d’autres pa­rieurs, mais je ne me fie qu’à mes ana­lyses per­son­nelles.

Votre vic­toire la plus in­es­pé­rée re­monte à quand?

Il me semble que c’était l’an­née der­nière. J’étais à Nantes chez un ami et j’avais fait un pa­ri de deux eu­ros pour un gain po­ten­tiel de 800. Je me sou­viens qu’il ne me res­tait plus que le match d’Ar­se­nal, mais ils per­daient 1-0 à la 90e, donc bon, là je m’étais fait une rai­son. J’avais même dit à mon ami que c’était fi­ni. Puis, fi­na­le­ment, ils ont mar­qué deux buts en une mi­nute. Ça c’est une vic­toire en­core plus sa­vou­reuse, on est obli­gé de payer une pe­tite tour­née aux amis der­rière.

“Lors­qu’on joue toutes les cartes, on fi­nit par faire des pa­ris par dé­faut et ce n’est pas bon”

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