FRAN­ÇAIS LV1

POR­TRAIT Ger­not Rohr n'a plus le mo­no­pole de l'Al­le­mand sym­pa de ser­vice. An­cien prof de fran­cais, Pe­ter Zeid­ler pro­mene sa fran­co­phi­lie sur les bancs de ligue 2 du cote de Sochaux. Une evo­lu­tion lo­gique pour un homme qui a tou­jours pre­fere Pla­ti­ni a Rumm

So Foot - - ENQUÊTE - Par Alexandre Pedro a Sochaux / Pho­tos: Ima­go/Panoramic, Icon­sport et Ge­pa/ Icon­sport

À quoi re­con­naît-on la fin d’une his­toire? Au Foot­ball Club Sochaux-Mont­bé­liard, il suf­fit de je­ter un oeil à la sor­tie du par­king des joueurs et voir dé­bou­ler des ber­lines al­le­mandes, des spor­tives ita­liennes ou un Hum­mer in­di­quant que son pro­prié­taire em­merde le concept d’em­preinte car­bone. Il y a en­core dix ans, Ka­rim Zia­ni se fai­sait ré­pri­man­der par ses di­ri­geants pour être ap­pa­ru dans Stade 2 avec une Golf. C’était l’époque où Be­noît Pe­dret­ti était prié de ga­rer sa Re­nault Mé­gane à l’en­trée du stade Au­guste-Bo­nal afin de ne pas dé­pa­reiller au mi­lieu des 406, 607 ou autres 807 de bons pères de fa­mille. Le 6 juillet 2015, PSA of­fi­cia­lise la vente au groupe chi­nois Le­dus d’un club qui a été de­puis sa créa­tion le pro­lon­ge­ment spor­tif du pa­ter­na­lisme so­cial de la fa­mille Peu­geot. De­puis, la mixi­té au­to­mo­bile est de mise et les quelques vé­hi­cules de la marque au lion sont sur­tout ga­rés de­vant les bu­reaux de l’ad­mi­nis­tra­tion. Pe­ter Zeid­ler est peut-être ori­gi­naire de Stutt­gart, ber­ceau de Mer­cedes-Benz ou Porsche, le tech­ni­cien pré­fère son vé­lo de route pour ve­nir au bou­lot. Le plus sou­vent, il l’em­barque dans le TER en par­tance de Bel­fort, où il vit. “Il m’ar­rive aus­si de tout faire à vé­lo”, avance ce­lui qui a pris place sur le banc du FCSM en juillet der­nier. À 55 ans, l’Al­le­mand af­fiche une sil­houette de jeune homme, un phy­sique sec et un crâne lisse qui contraste dès le pre­mier contact avec l’ama­bi­li­té du per­son­nage. Zeid­ler est du genre cu­rieux, ba­vard même. Mais il a une ex­cuse, tou­jours la même de­puis bien­tôt qua­rante ans: “Il faut pra­ti­quer et en­core pra­ti­quer une langue étran­gère, pro­fi­ter de toutes les oc­ca­sions.” Et chez lui, le foot­ball reste le meilleur mé­dium pour pro­gres­ser en­core, “même si je gar­de­rai tou­jours mon ac­cent et que le fran­çais ne se­ra ja­mais ma langue ma­ter­nelle”.

Parce qu’il a long­temps en­sei­gné la langue de Mo­lière outre-Rhin, Zeid­ler trim­bale l’éti­quette de l’en­traî­neur

gen­ti­ment intello. “Oui, j’aime Ca­mus, Mau­pas­sant, Sten­dhal, mais je n’étais pas for­cé­ment un grand lit­té­raire, coupe-t-il. On va me don­ner cette image parce que je connais les Fables de La Fon­taine, mais c’était sur­tout pour les faire étu­dier à mes élèves. Je lis beau­coup moins main­te­nant. C’est dom­mage, mon es­prit est fo­ca­li­sé sur le foot, comme tous les en­traî­neurs: ce n’est pas bien.”

Saccomano, Kastendeuch et Mai­sons Phé­nix

Au­jourd’hui, l’an­cien ad­joint de Ralf Ran­gnick à Hof­fen­heim confesse sur­tout éplu­cher

L’Équipe, une lec­ture presque sa­crée qui le ren­voie à son ado­les­cence et à ses pre­miers émois. Avant d’aimer la France, sa langue et sa cul­ture, Pe­ter Zeid­ler a d’abord ren­con­tré son foot­ball. Une drôle d’idée à la fin des an­nées 70 pour un re­pré­sen­tant de la Ré­pu­blique fé­dé­rale d’Al­le­magne. In­ter­net s’ap­pelle en­core Ar­pa­net, l’in­for­ma­tion se mé­rite, et la D1 ap­pa­raît comme un conti­nent in­con­nu qu’il ex­plore en éplu­chant l’édi­tion du quo­ti­dien spor­tif de la veille, dé­ni­chée à la gare cen­trale de Stutt­gart. “C’était comme une quête.” Avant, il y a eu les pre­miers sa­me­dis pas­sés à bran­cher le tran­sis­tor en grandes ondes pour en­tendre le mul­ti­plex d’Eu­rope 1. Les pre­miers mots de fran­çais prennent l’ac­cent to­ni­truant d’Eu­gène Saccomano. Le per­mis en poche, le jeune Al­le­mand roule jus­qu’à cette col­line au-des­sus de chez lui pour mieux cap­ter. Il n’a alors que l’ima­gi­na­tion et la poé­sie de quelques noms propres pour dé­ve­lop­per une cer­taine d’idée de la France et de son foot. “J’ima­gi­nais le style de joueurs que je n’avais ja­mais vus, comme Cha­la­na à Bor­deaux par exemple. Je me sou­viens aus­si du Stade La­val­lois de Mi­chel Le Milinaire avec Er­win Kos­tedde, l’Al­le­mand qui ne ve­nait que pour les matchs.” Et quand ses com­pa­triotes plé­bis­citent la Cos­ta Bra­va pour les vacances, lui opte tou­jours pour la France, et peu im­porte où, “du mo­ment

que je pou­vais lire L’Équipe le jour même”. Même dans un ré­su­mé d’un Nantes-Mar­seille, il dis­cerne toutes les “nuances et les sub­ti­li­tés du fran­çais par rap­port à l’al­le­mand pour dé­crire le jeu, le mou­ve­ment…”.

Lens, Lille, Bor­deaux, Tou­louse, Nice ou Stras­bourg, l’étu­diant sillonne, seul ou avec des amis, la France, ses cam­pings et sur­tout ses stades. Proxi­mi­té fron­ta­lière oblige, il y a bien sûr La Mei­nau –“Stras­bourg était à peine à deux heures et de­mie de chez moi. Je pou­vais faire l’al­ler-re­tour dans la jour­née”–, où il as­siste au dé­but du jeune et che­ve­lu Zi­dane avec son maillot Mai­sons Phé­nix de l’AS Cannes ; mais aus­si SaintSym­pho­rien, ses odeurs de mer­guez et l’élé­gance de Syl­vain Kastendeuch, “le Be­cken­bauer mes­sin”, se­lon l’Al­le­mand. For­cé­ment, le 8 juillet 1982, Pe­ter Zeid­ler a le coeur qui bat à l’en­contre de son pas­se­port. Quand cette mon­tagne de Horst Hru­besch prend Et­to­ri à contre-pied, le fran­co­phile a la dé­faite lourde et amère. Il exècre les Schu­ma­cher et Breit­ner, leur foot­ball vi­ril, leurs ma­nières de mau­vais gar­çons avec les his­toires d’al­cool, de moeurs et de primes qui vont avec. “Cette équipe a at­teint deux fois la fi­nale de la coupe du monde, mais elle n’était pas très ai­mée”, avance ce­lui qui pré­fère le ro­man­tisme à une touche de balle des Gi­resse, Pla­ti­ni et Ro­che­teau. “Il y avait cette en­vie de conti­nuer à jouer sans te­nir compte du ré­sul­tat. Le foot­ball fran­çais l’a un peu per­du de­puis.” Au fond, Zeit­ler au­rait ai­mé être un foot­bal­leur tri­co­lore, lui qui se dé­crit comme un me­neur “qui com­pre­nait le jeu”, mais trop lent et “pas as­sez puis­sant” pour émer­ger plus haut que la D4 lo­cale, mal­gré quelques sé­lec­tions en jeunes avec sa ré­gion du Bade-Wur­tem­berg. À dé­faut de de­ve­nir pro, Zeid­ler dé­cide très vite d’en­sei­gner le foot. À 24 ans, il cu­mule les casquettes d’en­traî­neur et de joueur à Tü­bin­gen, puis in­tègre le VfB Stutt­gart, où il de­vient édu­ca­teur en pa­ral­lèle de l’en­sei­gne­ment. Nous sommes au mi­lieu des an­nées 90 et l’Al­le­magne vit en­core des cer­ti­tudes af­fi­chées par Franz Be­cken­bauer au len­de­main du titre de 90. “Di­vi­sés, nous étions les meilleurs. Réu­ni­fiés, nous se­rons in­vin­cibles”, clame alors le Kai­ser. La vic­toire à l’Eu­ro 1996 en­tre­tient cette illu­sion avant que les crashs de 1998 et 2000 viennent rap­pe­ler que le foot­ball ger­ma­nique a un métro de re­tard avec son li­be­ro, son mar­quage in­di­vi­duel et son sys­tème de for­ma­tion d’un autre temps. “On ne s’est pas re­mis en cause et on a vu

“À la ra­dio, j’ima­gi­nais le style de joueurs que je n’avais ja­mais vus, comme Cha­la­na à Bor­deaux par exemple. Il y avait aus­si le Stade La­val­lois de Mi­chel Le Milinaire avec Er­win Kos­tedde” Pe­ter Zeid­ler, au­di­teur d’Eu­rope 1

“Les joueurs fran­çais viennent des centres de for­ma­tion avec leurs codes. Ils sont par­fois uni­di­men­sion­nels, j’ai­me­rais bien qu’ils s’ouvrent à d’autres do­maines que le foot…” Pe­ter Zeid­ler, an­cien pro­fes­seur des écoles

le ré­sul­tat à l’Eu­ro 2000, quand on a per­du 3-0 contre l’équipe B du Por­tu­gal”, pointe un Zeid­ler qui se trouve alors au coeur du chan­ge­ment.

“Je fai­sais par­tie de ces ‘fous’ ci­tés par Klopp”

De­puis quelques an­nées dé­jà, quelques hé­ré­tiques pro­fessent qu’un autre foot­ball al­le­mand est pos­sible. Il y a bien sûr Ralf Ran­gnick, Joa­chim Löw, et un mi­lieu of­fen­sif de Mayence (mais na­tif de Stutt­gart) qui pré­pare ses di­plômes d’en­traî­neur. Son nom: Jür­gen Klopp. “Dans son au­to­bio­gra­phie, Jür­gen ra­conte qu’il

y avait ‘quelques fous dans la ré­gion’ qui pen­saient

au­tre­ment. J’en fai­sais par­tie à mon ni­veau”, avance Pe­ter Zeid­ler, qui de­vient en juillet 1998 le res­pon­sable du centre de for­ma­tion de Stutt­gart. Les Bleus sont sur le toit du monde et la for­ma­tion fran­çaise le mo­dèle à suivre. L’an­cien nu­mé­ro 10 ne se contente pas de mon­trer des VHS de l’équipe d’Ai­mé Jac­quet aux pen­sion­naires du centre du VfB, il adopte le mo­dèle fran­çais qu’il est al­lé ob­ser­ver sur place, à Metz, Nan­cy ou Auxerre. Son constat est simple: le jeune Al­le­mand

manque d’heures de foot­ball. Voi­ci sa théo­rie: “Dans les an­nées 60 et 70, comme il n’y avait pas d’école l’après­mi­di, les ga­mins jouaient dans la rue ou sur les ter­rains, mais ça a com­men­cé à chan­ger dans les an­nées 80. Ils res­taient da­van­tage à la mai­son. Ils avaient trois ou quatre séances dans la se­maine avec les clubs, mais il n’y avait au­cun sui­vi. Le re­tard qu’on prend tout jeune, on ne le rat­trape ja­mais. Les Fran­çais l’avaient com­pris. Chez nous, le foot­ball était presque consi­dé­ré comme un hob­by avant 18 ans. Il fal­lait consi­dé­rer la for­ma­tion bien en amont.” En pra­tique, l’Al­le­magne adopte le mo­dèle des centres de for­ma­tion, mais avec ses spé­ci­fi­ci­tés. S’il loue le sa­voir-faire fran­çais dans la for­ma­tion tech­nique et phy­sique, Zeid­ler y re­père tout de même quelques fai­blesses. Il les a consta­tées lors de sa pre­mière ex­pé­rience sur un banc de ligue 2, à Tours, entre 2011 et 2012, puis au­jourd’hui à Sochaux. S’il n’aime pas trop gé­né­ra­li­ser, l’Al­le­mand trouve que le foot­bal­leur made in France manque d’au­to­no­mie et de cu­rio­si­té. La faute à un sys­tème où il vit en vase clos. “Tout est bien or­ga­ni­sé, hy­per dis­ci­pli­né. Les jeunes étu­dient sur place pour ne pas perdre de temps

dans les trans­ports, comme ici à Sochaux, ob­serve-t-il. On sent qu’ils viennent des centres de for­ma­tion avec leurs codes. Ils sont par­fois uni­di­men­sion­nels, j’ai­me­rais bien qu’ils s’ouvrent à d’autres do­maines que le foot. Quand il n’évo­lue pas en ligue des cham­pions, un joueur de foot a le temps de s’in­té­res­ser à d’autres choses. C’est bien de faire la sieste pour ré­cu­pé­rer, mais si tu ne fais que ça, tu de­viens pas­sif et ton cer­veau aus­si. Pour­quoi ne pas suivre une for­ma­tion, par exemple?” Il en est per­sua­dé, un meilleur homme fe­ra un bien meilleur joueur. Il cite l’exemple de l’une de ses re­crues,

“com­plè­te­ment per­due en de­hors du ter­rain”. Sur­tout, il es­time que cette fois, c’est à la France de lor­gner chez son voi­sin. “Ac­tuel­le­ment, j’es­saye de faire com­prendre l’im­por­tance de la dié­té­tique. Dans les centres, ils mangent bien, mais c’est plus com­pli­qué dès qu’ils vivent seuls. Je leur donne pour exemple Ti­mo Wer­ner (at­ta­quant ré­vé­la­tion de Leip­zig et de la Mann­schaft, ndlr), que je connais bien. Il a 21 ans et il est très poin­tu dans ce do­maine.” Au chaud dans son bu­reau, où une carte de France Mi­che­lin lui fait face, le for­ma­teur dé­ve­loppe en­core sur l’as­pect “hu­main” du foot­bal­leur, sur le “dé­ve­lop­pe­ment de sa per­son­na­li­té” et sur cette politique de réus­site au bac des clubs fran­çais qui ne veut rien dire: “L’élève suit des cours, il passe son bac, mais au fi­nal, qu’est-ce qu’il a re­te­nu?”

La langue de Goethe et les Chi­nois

De sa pre­mière ex­pé­rience à Tours, Pe­ter Zeid­ler a lui re­te­nu l’im­pa­tience des di­ri­geants. Après une pre­mière an­née en­cou­ra­geante avec une sixième place, il prend la porte l’été sui­vant au bout de quatre jour­nées. Une ex­pé­rience qu’il ne re­grette tou­jours pas au­jourd’hui. Et pour cause, après avoir se­coué la Bun­des­li­ga avec Hof­fen­heim dans l’ombre de son ami Ran­gnick, l’ad­joint vou­lait vivre l’ex­pé­rience fran­çaise sur et en de­hors du ter­rain: “Je par­lais la langue d’un pays dans le­quel je n’avais ja­mais vrai­ment vé­cu.” Sa fa­mille le suit. Le soir, il donne des cours par­ti­cu­liers de fran­çais et d’his­toire à ses deux filles, au dé­part dé­con­te­nan­cées par le sys­tème édu­ca­tif lo­cal. En Tou­raine, le père de fa­mille dé­couvre ce mode de vie à la fran­çaise –“par­ler, man­ger, dis­cu­ter, res­ter quatre heures à table

le di­manche”– qu’il n’avait qu’ef­fleu­ré lors de ses pé­riples entre deux stades. Sa fa­mille ne l’a pas sui­vi en Franche-Com­té. Sa femme ef­fec­tue des al­lers-re­tours de­puis Stutt­gart, sa fille aî­née étu­die en Al­le­magne et la ca­dette bé­né­fi­cie d’une bourse pour jouer au soc­cer en Flo­ride. L’idéa­liste ne veut pas im­po­ser son mode de vie aux siens, d’au­tant qu’il connaît trop bien la réa­li­té du mé­tier d’en­traî­neur: en 2016, l’im­pré­vi­sible Ch­ris­tian Cons­tan­tin, pré­sident du FC Sion, le vire avant la fi­nale de coupe de Suisse. Il ne de­vrait pas connaître le même sort à Sochaux puisque, à la moi­tié de sai­son, son équipe a la place de bar­ra­giste à por­tée de tir. Une per­for­mance dans un contexte pas évident quand on connaît les in­cer­ti­tudes à pro­pos des res­sources du frêle pro­prié­taire chi­nois, dans ses pe­tits sou­liers lors du pas­sage de­vant la DNCG en dé­cembre. Pas le contexte rê­vé pour fê­ter les 90 ans du pre­mier club pro­fes­sion­nel fran­çais. Zeid­ler doit vivre avec ce pas­sé pas si jau­ni, et avec des sup­por­ters en âge d’avoir vu les Lion­ceaux rou­ler sur Dort­mund (4-0) en 2003 en coupe de l’UEFA. “On rêve trop de la ligue 1, on est

trop nos­tal­giques”, dé­plore-t-il, alors que ses joueurs ont ré­cem­ment en­fi­lé six buts en 32es de fi­nale de coupe de France à Amiens, un pen­sion­naire de l’élite. En bon Al­le­mand qu’il reste, Zeit­ler fait preuve de prag­ma­tisme et pré­fère gar­der les pieds sur terre plu­tôt que de s’at­tar­der sur ces por­traits géants des an­ciennes gloires du club qui flottent un peu par­tout dans Bo­nal. Ligue 1 ou pas, l’an­cien au­di­teur des mul­ti­plex d’Eu­rope 1 dit me­su­rer sa chance de vivre cette nou­velle ex­pé­rience dans son pays d’adop­tion. Il peste par­fois de ne pas trou­ver le bon mot, la nuance qu’il a juste dans la langue de Goethe, pour s’adres­ser à ses joueurs ou in­ter­lo­cu­teurs. Au quo­ti­dien, cet Eu­ro­péen convain­cu trouve que le couple fran­co-al­le­mand ne fonc­tionne pas si mal que ça. “Je vois qu’il y a un grand res­pect pour l’Al­le­magne. Les gens sont cu­rieux de connaître mon pays. On est sur la bonne voie je pense, on com­mence à al­ler au-de­là des pré­ju­gés, même si cer­tains sub­sistent en­core, peut-être parce qu’ils sont vrais. Oui, on a un chô­mage plus faible, on réus­sit mieux sur l’em­ploi des jeunes, mais les rai­sons, je ne les connais pas toutes. Il ne faut pas ré­duire un Al­le­mand à la réus­site éco­no­mique. Il faut que vous gar­diez votre spé­ci­fi­ci­té”, plaide ce­lui qui ai­me­rait juste trou­ver le temps de lire de nou­veau un bon ro­man fran­çais. “Si vous avez des au­teurs à me con­seiller, je suis pre­neur.” • TOUS PRO­POS RE­CUEILLIS PAR AP

“Je vois qu’il y a un grand res­pect pour l’Al­le­magne. Les gens sont cu­rieux de connaître mon pays. On com­mence à al­ler au-de­là des pré­ju­gés, même si cer­tains sub­sistent en­core” Pe­ter Zeid­ler, coach de Sochaux

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“Tu vois, là-bas, c’est la ligne Ma­gi­not.”

Glo­ry hole.

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