Re­gard cri­tique.

Le joueur du RC Stras­bourg aime les films de gla­dia­teurs, et plus par­ti­cu­liè­re­ment ce­lui qui évoque l’épo­pée de Maxi­mus De­ci­mus Me­ri­dius, com­man­dant en chef des ar­mées du Nord.

So Foot - - SOMMAIRE - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR GAS­PARD MANET / PHO­TO: AFP/DP­PI

Le Stras­bour­geois Ben­ja­min Cor­gnet aime les pé­plums et les com­bats de gla­dia­teurs. Un choix de vie qui se res­pecte.

Pour­quoi le film Gla­dia­tor te pas­sionne-t-il

au­tant? De­puis quinze-vingt ans, il n’y en a au­cun qui m’ait au­tant mar­qué. Je ne me rap­pelle pas for­cé­ment de la pre­mière fois où je l’ai vu, mais je sais qu’au to­tal, j’ai dû le re­gar­der une tren­taine de fois. Et chaque fois, j’ai au­tant de fris­sons sur cer­taines scènes. En­core au­jourd’hui, chaque fois qu’il est dif­fu­sé à la té­lé, je ne peux pas re­gar­der autre chose.

Tu aimes les pé­plums en gé­né­ral? C’est vrai que c’est un genre que j’af­fec­tionne par­ti­cu­liè­re­ment, car der­rière, tu peux che­cker les faits, re­gar­der la vie des per­son­nages. Dans

Gla­dia­tor, tu ap­prends pas mal de choses sur Marc Au­rèle ou Com­mode. Je trouve ça fou de voir qu’on ar­rive à ce point-là à se rap­pro­cher de la vé­ri­té, alors que ce sont des pé­riodes va­che­ment loin­taines. Ça prouve le gros tra­vail de re­cherche qu’il y a en amont. Tu par­lais de fris­sons sur cer­taines scènes, mais se­lon toi, quelle est celle qui sort du lot? Ma scène pré­fé­rée, c’est celle où il est dans l’arène, quand Com­mode des­cend pour lui de­man­der

de se pré­sen­ter: “Gla­dia­teur, quel est ton nom?” Et il ré­pond: “Je suis Maxi­mus De­ci­mus Me­ri­dius, com­man­dant en chef des ar­mées du Nord. Époux d’une femme as­sas­si­née, père d’un fils as­sas­si­né, mais j’au­rai ma ven­geance, dans

cette vie ou dans l’autre.” Tu vois, rien que de la dire, ça me fout des fris­sons. Je ne suis pas du genre à ver­ser des larmes de­vant un film, mais le mo­ment où sa femme et son fils sont tués, tu es tou­jours un peu ému à la fin. Tu ai­me­rais le re­voir au ci­né­ma? S’il y avait une ré­tros­pec­tive dans un ci­né vers chez moi, avec la qua­li­té de son et d’image qu’il y a main­te­nant, ça vau­drait clai­re­ment le coup d’al­ler le re­voir et d’être en­core plus dans l’ac­tion. Ce se­rait la 31e mais pas la fois de trop, clai­re­ment.

“Je ne suis pas du genre à ver­ser des larmes de­vant un film, mais le mo­ment où la femme et le fils de Maxi­mus sont tués, tu es tou­jours un peu ému”

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