Jour après jour.

UN MOIS DE CROTTE DE PAN­DA, DE TOR­TUES NIN­JA ET DE BOXING DAY

So Foot - - SOMMAIRE - PAR JU­LIEN MAHIEU ET FLO­RIAN CADU / PHO­TOS: COLORSPORT/DP­PI, AFP/DP­PI, ICON­SPORT, PANORAMIC ET IMA­GO/PANORAMIC

Un mois de crottes de pan­da, de mi­sère so­ciale et de Tor­tues Nin­ja.

Di­manche 10 dé­cembre.

Les larmes à peine sé­chées après avoir vu John­ny s’en al­ler, les Fran­çais se consolent en se concen­trant sur le foot­ball. Ils ob­servent ain­si la Pre­mier League s’ache­ver avant même la nou­velle an­née – Man­ches­ter Ci­ty s’of­frant Uni­ted et pre­nant onze points d’avance–, la voi­ture Mbap­pé rou­ler sur le Losc à 36 ki­lo­mètres/ heure, To­ron­to rem­por­ter son pre­mier titre en MLS et An­dréPierre Gi­gnac gla­ner son troi­sième tour­noi d’ou­ver­ture d’af­fi­lée avec les Tigres. Tout ça dans le sa­lon plu­tôt qu’au stade. His­toire que le pro­jec­teur dé­cro­ché qui pend à Amiens ne fasse pas de bles­sé.

Mar­di 12 dé­cembre.

Qua­rante mètres. C’est la dis­tance qui sé­pare les buts caen­nais de Ra­da­mel Fal­cao quand l’at­ta­quant tente son lob ga­gnant en coupe de la ligue. Frus­trés de se faire vo­ler la ve­dette par un Co­lom­bien, les Ar­gen­tins ré­pliquent. “Pour­vu que le foot­ball me règle sa dette!”, com­mence Lio­nel Mes­si en évo­quant le pro­chain mon­dial. L’avo­cat de Mar­ce­lo Bielsa en­chaîne et dé­crit l’hu­mi­lia­tion su­bie par son client, à qui Lille au­rait “fait ra­mas­ser ses af­faires comme un sa­la­rié lamb­da qui au­rait vo­lé de l’ar­gent dans la caisse du ma­ga­sin”. Le fou a as­sez de sous, mer­ci pour lui.

Jeu­di 14 dé­cembre.

C’est le jour où les fans de sport, trau­ma­ti­sés par le test de dopage po­si­tif de Ch­ris­to­pher Froome et l’an­nonce par la LFP de l’ar­ri­vée of­fi­cielle de l’ar­bi­trage vi­déo en ligue 1, ont dé­fi­ni­ti­ve­ment per­du foi en l’hu­ma­ni­té. Sur­tout que Ro­nal­din­ho, pas si Gau­cho, vou­drait de­ve­nir sé­na­teur sous un par­ti d’ex­trême droite… Une ru­meur qui s’avé­re­ra fi­na­le­ment fausse. Ouf.

Ven­dre­di 15 dé­cembre.

“J’étais plus fort que Cris­tia­no Ro­nal­do.” Si­gné Re­na­to Por­ta­lup­pi, coach du Gre­mio Por­to Alegre et an­cien in­ter­na­tio­nal au­ri­verde qui pèse

cinq buts en 41 sé­lec­tions avec le Bré­sil. Qui dit mieux? “Wah­bi

Khaz­ri est le Ca­va­ni bre­ton”, tente Sa­bri La­mou­chi. À cô­té de ces deux en­vo­lées, les ac­cu­sa­tions de ten­ta­tive de meurtre en­tou­rant Lu­cho Gon­za­lez sont pas­sées sous si­lence. Sauf pour sa cible pré­ten­due. Qui ne se­rait autre que sa femme.

Sa­me­di 16 dé­cembre.

Les bad news de la jour­née? Kim Käll­ström rac­croche les cram­pons, la goal-line tech­no­lo­gy marque un but à Troyes, la Fi­fa me­nace d’ex­clure l’Es­pagne de la coupe du monde et Ra­heem Ster­ling est vic­time d’une agres­sion ra­ciste. Les bonnes? Passe-Par­tout re­çoit les clés du vil­lage de Noël de Lourdes, trois YouTu­beurs ren­nais dé­gui­sés en Tor­tues Nin­ja dé­barquent sur le ter­rain pour cé­lé­brer un but avec Ky­lian Mbap­pé, et Li­ver­pool ex­plose Tot­ten­ham (4-1). Avec un dou­blé de Ra­heem pour se ven­ger.

Di­manche 17 dé­cembre.

L’équipe de France fé­mi­nine de hand est cham­pionne du monde! Le na­vi­ga­teur Fran­çois Ga­bard dé­truit un re­cord en ef­fec­tuant le tour du monde en so­li­taire et sans es­cale en 43 jours! Lyon do­mine Mar­seille lors de l’Olym­pi­co! Et alors? Ro­nal­do s’en cogne de l’Hexa­gone et pré­fère cham­brer le Bar­ça après avoir triom­phé au mon­dial des clubs: “J’ai­me­rais que Bar­ce­lone nous fasse une haie d’hon­neur.” La po­lice lon­do­nienne, elle, n’a pas de temps à perdre avec ces bê­tises puis­qu’elle court tou­jours après un tueur en sé­rie de chats. Lu­cho Gon­za­lez a-t-il un ali­bi?

Lun­di 18 dé­cembre.

An­toine Griez­mann se grime en Har­lem Glo­be­trot­ter pour une soi­rée dé­gui­sée. Le prince hé­ri­tier saou­dien s’offre la de­meure la plus chère du monde pour 275 mil­lions d’eu­ros. At­ten­tion, une seule po­lé­mique se cache der­rière ces deux ac­tua­li­tés. Au fait, Ka­ka prend sa re­traite. Ka­ka jouait donc tou­jours au foot­ball.

Mer­cre­di 20 dé­cembre.

L’in­fo de la se­maine vient de Chine: le ca­ca du pan­da se­ra bien­tôt re­cy­clé en mou­choirs! Une bonne idée pour sé­cher les larmes de Mou­rin­ho et des joueurs de Man­ches­ter Uni­ted, éli­mi­nés de League Cup par Bris­tol (D2). À part ça, Mat­thias Sam­mer re­con­naît avoir été un an­cien membre de la Stasi lors d’une in­ter­view à Bild. Le bal­lon d’or 1996 ex­plique mal­gré tout qu’il n’a ja­mais par­ti­ci­pé à au­cune mis­sion d’espionnage. “Je n’ai ja­mais vu une arme et je n’ai ja­mais par­ti­ci­pé à un exer­cice.” De l’autre co­té du ri­deau de fer, Heine Al­le­magne,

“Je me de­mande si Pog­ba s’en­traîne cor­rec­te­ment. Il ne res­semble pas au joueur qui vous fait ga­gner des matchs. Et vous avez payé 90 mil­lions pour ça?” Paul Scholes

un Bré­si­lien au nom im­pro­bable, ré­clame 84 mil­lions d’eu­ros à la Fi­fa, ar­guant qu’elle lui au­rait vo­lé son idée et contour­né son bre­vet. Oui mais le­quel? Ce­lui du spray ar­bi­tral, par­di!

Jeu­di 21 dé­cembre.

Du taf pour Ju­lien Cour­bet: l’hô­pi­tal de Quim­per­lé a ré­mu­né­ré un mé­de­cin ab­sent pen­dant trente ans. Coût men­suel? 7400 eu­ros. Mé­de­cine tou­jours: un em­bryon conge­lé en 1992 s’est en­fin trans­for­mé en bé­bé. Un nou­veau re­cord à battre pour Fran­çois Ga­bard.

Ven­dre­di 22 dé­cembre.

À l’ap­proche de Noël, Ri­val­do

fan­fa­ronne un peu: “J’étais aus­si bon que Lio­nel Mes­si et Cris­tia­no Ro­nal­do.” Vi­si­ble­ment le so­leil cogne fort au Bré­sil. De l’autre co­té de l’At­lan­tique les vacances com­mencent bien pour les amou­reux du foot, avec un Li­ver­pool-Ar­se­nal (3-3) mar­qué par trois buts gun­ners en six mi­nutes. Les congés sont en re­vanche ter­mi­nés pour Ch­ris­tophe Galtier, qui dé­barque sur le banc lil­lois.

Di­manche 24 dé­cembre.

Pas de bal­lon rond au­jourd’hui, mais une belle his­toire de Noël que celle de ce Da­nois qui confond une voi­ture de po­lice avec un taxi alors qu’il se pro­mène avec pas moins de mille joints sur lui. La dis­tri­bu­tion des ca­deaux est lou­pée.

Lun­di 25 dé­cembre.

Pour Noël, Al-Ja­zi­ra fait un beau ca­deau au PSG en li­bé­rant Las­sa­na Diar­ra de son contrat. Il est libre Lass, mais pas au­tant que cet homme nu ar­mé

d’un ba­lai in­ter­pel­lé à 3 heures du mat’ dans les Côtes d’Ar­mor. Es­prit de Noël tou­jours: Ben Ar­fa ré­clame 10 mil­lions au PSG pour par­tir, et Em­ma­nuel Éboué, com­plè­te­ment rui­né après son di­vorce avec ma­dame, ap­pelle son an­cien club

d’Ar­se­nal à l’aide: “J’ai per­du mon job, ma femme, ma fa­mille. C’est dur, c’est très dur. Dans ma mai­son, j’éteins par­fois les lu­mières parce que je ne veux pas que les gens sachent que je suis à l’in­té­rieur. Je n’ai pas de ma­chine à la­ver. Je dois la­ver mes vê­te­ments à la main. Je suis dans ma mai­son, mais j’ai peur. Je ne sais pas quand la po­lice vien­dra.” Il reste des mou­choirs en ca­ca de pan­da?

Mar­di 26 dé­cembre.

Boxing Day: Li­ver­pool s’offre une ma­ni­ta, Conte une bou­teille de cham­pagne en conf’ de presse, et Kane le titre de meilleur bu­teur eu­ro­péen en 2017 de­vant Mes­si, Ca­va­ni, CR7 et No­lan Roux. Mais il y a tou­jours un vieux ton­ton ai­gri en bout de table: après son nul face à Burn­ley, Mou­rin­ho dé­clare que Uni­ted ne dé­pense pas as­sez pour lut­ter avec Ci­ty. À part ça, Fa­tih Te­rim, à peine ré­ins­tal­lé sur le banc de Ga­la­ta­sa­ray, pro­pose à Éboué un poste d’en­traî­neur des moins de 14 ans du club. La preuve que les mi­racles de Noël n’existent pas que dans les té­lé­films de M6.

Mer­cre­di 27 dé­cembre.

C’est la jour­née gros sous: Li­ver­pool claque 84 mil­lions pour Van Dijk, et la mai­rie Les Ré­pu­bli­cains du Blanc-Mes­nil, dans le 93, 140 000 eu­ros en abon­ne­ments au Parc des Princes. Au moins, ils pro­fitent

du spec­tacle, contrai­re­ment à ces ha­bi­tants des Hauts-de-France qui ont ache­té des billets pour un faux concert de Frank Mi­chael. Tout aus­si im­mor­tel que le chan­teur pour dames, ce ma­rin po­lo­nais re­pê­ché après sept mois de dé­rive dans l’océan In­dien. Qui se dé­voue pour lui an­non­cer la nou­velle, pour John­ny?

Jeu­di 28 dé­cembre.

L’an­née 2017 part com­plè­te­ment en vrille: le

serial killer de ré­tro­vi­seurs est de re­tour dans les Landes, une jeune femme prend une boule de bow­ling sur la tête en ten­tant de s’in­ter­po­ser lors d’une al­ter­ca­tion au Bow­ling Sta­dium de Niort, un ex-ma­ri ja­loux at­taque à la tron­çon­neuse la voi­ture de son ri­val en Dor­dogne et un pri­son­nier chi­nois fait sem­blant d’être muet pen­dant douze ans. Il de­vient urgent de chan­ger d’an­née.

Ven­dre­di 29 dé­cembre.

Man­ches­ter Uni­ted est à la ra­masse et comme d’ha­bi­tude, Mou­rin­ho dé­tourne l’at­ten­tion. Non pas sur George Weah, élu pré­sident du Li­be­ria la ER veille, mais sur Jür­gen Klopp, le coach de Li­ver­pool qui avait osé cri­ti­quer le mon­tant dé­pen­sé par MU pour Pog­ba l’an der­nier. “Si j’étais jour­na­liste, je le ques­tion­ne­rais sur ses com­men­taires d’il y a un an.” Pour ou­blier tout ça, Ma­thilde Sei­gner s’en met une dans le cor­net, prend le vo­lant avec 3 grammes et vient s’em­pla­fon­ner contre les bar­rières du ly­cée Hen­ri-IV. “Ça fait long­temps que ça ne m’était pas ar­ri­vé.”

Sa­me­di 30 dé­cembre.

Mou­rin­ho round 2. Cette fois, Jo­sé s’en prend à son meilleur en­ne­mi Guar­dio­la: “Pep ar­rive, il a le gar­dien de l’équipe d’An­gle­terre, il ne l’aime pas, il prend ce­lui de Bar­ce­lone, il ne l’aime pas, il en achète un autre.” Puis c’est le PSG qui est en ligne

de mire du ron­chon Jo­sé: “Lorsque vous ap­par­te­nez à ces clubs sans au­cune li­mite, vous ache­tez ce que vous vou­lez, il n’y a pas de li­mite, ni fair-play fi­nan­cier. Ils font ce qu’ils veulent.”

Di­manche 31 dé­cembre.

2017 au­ra du­ré une jour­née de trop pour Nike, qui of­fi­cia­lise en avance l’ar­ri­vée de Cou­tin­ho au Bar­ça, et pour Man­ches­ter Ci­ty, qui stoppe sa sé­rie de 18 vic­toires consé­cu­tives en Pre­mier League face à Crys­tal Pa­lace (0-0). Guar­dio­la va ache­ter qui d’autre, du coup?

Lun­di 1 jan­vier.

Par­mi les chan­sons les plus écou­tées au mo­ment du pas­sage à l’an 2018, Bonne an­née de la Bande à Mi­chel, ou les Sar­dines de Pa­trick Sé­bas­tien. Heu­reu­se­ment qu’il y en a qui savent faire la fête pour de vrai, comme cet homme à Co­pen­hague qui dé­cide, ivre bien en­ten­du, de prendre le taxi pour ren­trer… à Os­lo, deux pays plus loin. Une course à 1600 eu­ros. Une somme qui fe­rait bon­dir Paul Scholes, que la sé­rie de 34

matchs sans dé­faite de Pog­ba avec Man­ches­ter n’émeut pas plus que

ça: “Je me de­mande s’il s’en­traîne cor­rec­te­ment. Il ne res­semble pas au joueur qui vous fait ga­gner des matchs. Et vous avez payé 90 mil­lions pour ça?”

Mar­di 2 jan­vier.

Mou­rin­ho a une ré­ponse pour Scholes: “Scholes res­te­ra dans l’his­toire comme un joueur phé­no­mé­nal, mais pas comme un consul­tant. La seule chose qu’il sait faire, c’est cri­ti­quer. Si un jour il dé­cide de de­ve­nir en­traî­neur, je lui sou­haite d’avoir ne se­rait-ce que 25 % du

“Je de­vrais être le père le plus fier du monde, mais il me fait honte. Quand je le vois à la té­lé­vi­sion, je zappe” Dan­ny Wil­son, père du nou­veau sé­lec­tion­neur Gal­lois, Ryan Giggs

suc­cès que j’ai eu. Ça lui fe­rait six titres.” À cha­cun son rè­gle­ment de compte, Wen­ger se charge de Ti­ti Hen­ry: “Il y a des gens qui sont payés pour par­ler, par­ler, par­ler... Pour eux, ce n’est pas évident de ne te­nir que des pro­pos

sen­sés et in­tel­li­gents.” D’ha­bi­tude, à ce mo­ment-là de l’an­née, on échange ses voeux, mes­sieurs. Le YouTu­beur amé­ri­cain Paul Lo­gan dé­cide d’al­ler plu­tôt s’aé­rer en fo­rêt, tombe sur un homme pen­du à un arbre et le filme en gros plan, hi­lare. Bien­ve­nue en 2018!

Mer­cre­di 3 jan­vier.

Wen­ger et Mou­rin­ho râlent en­core, contre le ca­len­drier sur­char­gé cette fois, et ils sont sou­te­nus par Guar­dio­la:

“On va tuer les joueurs!’’ Dans l’Ariège, en re­vanche, on n’est pas contre les heures sup’, à l’image de ce mé­de­cin sus­pen­du six mois pour avoir ac­cueilli ses maî­tresses dans son ca­bi­net. La dé­rive de trop pour ces deux pa­tients d’un hô­pi­tal psy­chia­trique à Bourges qui es­saient de se faire la malle en vo­lant un train. C’est l’heure de rendre des comptes éga­le­ment pour Ben­ze­ma: Lau­rence Pa­ri­sot, ex-pa­tronne du Me­def, exige de sa­voir d’où vient ce tigre qui pose avec le Fran­çais sur ses ré­seaux so­ciaux. Le­quel ré­pond du tac au tac qu’elle de­vrait “se ren­sei­gner avant de prendre à par­tie sur la base d’élé­ments tron­qués […] à moins que ce­la ne serve sim­ple­ment qu’à as­sou­vir [ses] am­bi­tions per­son­nelles.” La griffe du tigre.

Jeu­di 4 jan­vier.

Le res­pect est res­té en 2017: des sup­por­ters écos­sais jettent de faux yeux sur le ter­rain pour se mo­quer d’un joueur borgne pen­dant que deux pi­lotes en viennent aux mains sur un vol Londres-Bom­bay et aban­donnent le cock­pit... Heu­reu­se­ment, Lio veille au grain et aide la po­lice à ré­soudre une enquête por­tant sur des CD contre­faits. Des CD en 2018, sé­rieu­se­ment?

Ven­dre­di 5 jan­vier.

Pen­dant que Sa­lah sou­lève le bal­lon d’or afri­cain, le Bar­ça of­fi­cia­lise l’ar­ri­vée de Cou­tin­ho pour 160 mil­lions, mais pour­rait perdre Mes­si gra­tos en cas d’in­dé­pen­dance de la Catalogne. Lu­kas Po­dols­ki se fait plai­sir lui aus­si, et ouvre un ke­bab en Al­le­magne. Et Mou­rin­ho, alors? Il souf­fri­rait de “dé­mence

sé­nile’’ se­lon An­to­nio Conte. La ré­ponse de Jo­sé? “Je n’ai ja­mais été sus­pen­du pour avoir tru­qué des matchs, moi.”

Sa­me­di 6 jan­vier.

Li­ver­pool offre un bon d’achat de 50 livres à ses sup­por­ters qui avaient ache­té le maillot de Cou­tin­ho. Est-ce que Nice a pré­vu la même chose pour ses fans qui s’étaient of­fert ce­lui de Snei­j­der, dé­jà re­par­ti pour le Qa­tar? Die­go Cos­ta, lui, est bien de re­tour à l’At­lé­ti­co: pre­mier match, pre­mier but, et pre­mière ex­pul­sion.

Di­manche 7 jan­vier.

La jour­née com­mence par un coup dur, avec la mort de France Gall, et se pour­suit avec des hu­mi­lia­tions: les joueuses de Be­san­çon prennent 20 buts contre l’OL, Amiens en prend six contre Sochaux, Rennes pa­reil contre Pa­ris et Bor­deaux se fait sor­tir par Gran­ville. Pas de quoi dé­sta­bi­li­ser Nantes, qui ne laisse pas sa part de la re­cette à Sen­lis, comme c’est la tra­di­tion en coupe. Be­soin de sous pour re­cru­ter Lu­cas? Lun­di 8 jan­vier.

Après Ben­ja­min Bio­lay qui ac­cuse le chan­teur Gré­goire de pla­giat, Ra­dio­head at­taque La­na Del Rey en jus­tice pour avoir copié Creep. Si­non l’Ara­bie saou­dite au­to­rise en­fin les femmes à as­sis­ter à des matchs de foot­ball. Al­la­hu Ak­bar!

Mar­di 9 jan­vier.

La jour­née où tous les rêves sont per­mis, puisque Ca­glia­ri n’est pas sanc­tion­né pour les chants ra­cistes contre Ma­tui­di. Du coup, Té­vez se voit bien al­ler au mon­dial en Rus­sie, et Usain Bolt s’ima­gine “pou­voir at­teindre le ni­veau de Wayne Roo­ney”. Il par­lait de “dé­mence sé­nile”, Conte?

Mer­cre­di 10 jan­vier.

Sur le site d’H&M, un pe­tit gar­çon noir pose dans un sweat ar­bo­rant le mes­sage “le singe le plus co­ol de la jungle”. Oups. La marque s’ex­cuse, contrai­re­ment à Willy Sa­gnol, dont l’échec à Bor­deaux n’est cer­tai­ne­ment pas de sa faute: “Ce n’est pas que l’en­traî­neur et les joueurs qui font que le club va être bon. C’est l’en­semble du club. Moi il y a un mot que j’en­ten­dais sou­vent, c’est trente-cinq, pour trente-cinq heures. Quand tu as be­soin d’un rap­port de match, et qu’on te dit ‘ Non, la per­sonne n’est pas là, trente-cinq heures’, tu te dis, mais on est où?” Willy, fu­ture re­crue du FC Me­def?

Jeu­di 11 jan­vier.

Se­lon un son­dage, presque 10 % des Fran­çais pensent que la Terre est plate. An­dré Villa-Boas peut at­tes­ter du contraire: son aven­ture sur le Da­kar se ter­mine à l’hô­pi­tal, après une énorme bosse mal né­go­ciée. Mais puis­qu’il est de bon ton de tout re­mettre en ques­tion, la LFP suspend la goal-line tech­no­lo­gy.

Ven­dre­di 12 jan­vier.

Il ne nous reste plus que les yeux pour ju­ger, et pour pleu­rer: Steve Mar­let est mis en exa­men pour une sombre af­faire de viol en réunion et le Spar­tak Mos­cou com­pare sur Twit­ter trois de ses joueurs noirs à du cho­co­lat qui fond au so­leil…

Di­manche 14 jan­vier.

Une alerte si­gnale à tous les ha­bi­tants d’Ha­waii qu’un mis­sile ba­lis­tique est en ap­proche et qu’ils doivent se mettre à l’abri im­mé­dia­te­ment. Le dé­but de la troi­sième guerre mon­diale? Non, “un em­ployé s’est trom­pé de bou­ton”. Trop tard, le mal est fait: dans la pa­nique, To­ny Cha­pron tente une ba­layette

“J’ai per­du mon job, ma femme, ma fa­mille. C’est dur. Chez moi, j’éteins par­fois les lu­mières parce que je ne veux pas que les gens sachent que je suis à l’in­té­rieur” Em­ma­nuel Éboué, en dif­fi­cul­té

“Je n’ai ja­mais vu une arme et je n’ai ja­mais par­ti­ci­pé à une mis­sion d’espionnage” Mat­thias Sam­mer, an­cien membre de la Stasi

sur le Nan­tais Die­go Car­los, et l’achève avec un car­ton rouge. Pour voir du beau foot­ball, il fal­lait être en An­gle­terre, où Li­ver­pool est la pre­mière équipe à faire tom­ber Ci­ty au terme d’un match dan­tesque (4-3), ou en Es­pagne, où le Bar­ça me­né 2-0 fi­nit par s’im­po­ser (2-4) et prendre 19 points d’avance sur le Real. Aïe. Ils ar­rivent bien­tôt, ces mou­choirs au ca­ca de pan­da, oui ou merde?

Lun­di 15 jan­vier.

En Rus­sie, un in­di­vi­du ivre vole un char d’as­saut et va se plan­ter dans la vi­trine d’un su­per­mar­ché: elle va bien­tôt se cal­mer, Ma­thilde Sei­gner?

Mar­di 16 jan­vier.

Clap de fin pour Ro­nal­din­ho, qui tire en­fin sa ré­vé­rence! Une lé­gende s’en va, et une autre re­vient: Ryan Giggs est nom­mé sé­lec­tion­neur du Pays de Galles. Ce qui n’émeut pas son

père, Dan­ny Wil­son: “Au­jourd’hui je de­vrais être le père le plus fier du monde, mais il me fait honte. Je ne peux même pas me ré­soudre à l’ap­pe­ler par son pré­nom. Je l’ap­pelle ‘l’ex-foot­bal­leur’. Et quand je le vois à la té­lé­vi­sion, je zappe, comme tout le monde dans la fa­mille.” Rap­pe­lons que Ryan Giggs a eu une liai­son pen­dant sept ans avec la femme de son frère… Du pi­pi de chat com­pa­ré à ces treize frères et soeurs ca­li­for­niens dé­cou­verts sé­ques­trés et affamés par leurs pa­rents.

Mer­cre­di 17 jan­vier.

Vic­toire his­to­rique pour les Za­distes, qui échap­pe­ront donc à l’aé­ro­port de Notre-Dame-des-Landes, pour l’Es­pa­nyol, qui fait tom­ber le Bar­ça pour la pre­mière fois de­puis le mois d’août, et pour Ney­mar, qui in­flige quatre buts et deux passes dé­ci­sives à Di­jon. Le Bré­si­lien est quand même sif­flé par le Parc pour ne pas avoir lais­sé un pe­nal­ty à Ca­va­ni. Pa­ris est ma­gique… Bri­gitte Bar­dot, un peu moins. “Je trou­vais char­mant qu’on me dise que j’étais belle et que j’avais un jo­li pe­tit cul. Ce genre de com­pli­ment est agréable. […] Or il y a beau­coup d’ac­trices qui font les al­lu­meuses avec les pro­duc­teurs afin de dé­cro­cher un rôle. En­suite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent ra­con­ter qu’elles ont été har­ce­lées…”

Jeu­di 18 jan­vier.

Après tren­te­cinq ans d’in­ter­dic­tion, l’Ara­bie saou­dite re­dé­couvre le ci­né­ma avec

Ca­pi­taine Su­pers­lip et Le monde se­cret des Emo­jis. Les ama­teurs de mé­lo­drames pour­ront tou­jours se ré­con­for­ter avec Bor­deaux, qui a dé­fi­ni­ti­ve­ment un goût de pi­quette: Gour­ven­nec est vi­ré, Tou­la­lan ré­si­lie son contrat et San­kha­ré de­mande son trans­fert. Pas de quoi per­tur­ber l’avo­cat de Ney­mar, qui est tou­jours sur son nuage, et ne se gêne pas pour af­fi­cher sur son Ins­ta­gram une pho­to du chèque de 222 mil­lions d’eu­ros adres­sé par le PSG pour le trans­fert de son client, qu’il a en­ca­dré dans son bu­reau. Ça fait com­bien de San­kha­ré, tout ça?

Qui c’est les plus fortes? Évi­dem­ment, c’est les Vertes!

En voi­ture, Si­mones!

Le peigne, vite!

Ex-stasi.

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