Aly Cis­so­kho

Is­sa joue à Amiens, Aly en Tur­quie, au Ye­ni Ma­la­tya­spor. Mal­gré la dis­tance qui les sé­pare, les fran­gins ont trou­vé de quoi se rap­pro­cher grâce à la sé­rie La Ca­sa de pa­pel. Qu’ils dé­cryptent ici, à coups de bé­lier.

So Foot - - COMPO - hPAR ALY CIS­SO­KHO AVEC GAD MES­SI­KA / PHO­TO: ICONSPORT

a joué à Por­to, à l’OL, à Va­lence et à Li­ver­pool. Il au­rait même pu por­ter le maillot du Mi­lan AC sans un fou­tu pro­blème de dents. Dé­sor­mais dé­fen­seur du Ye­ni Ma­la­tya­spor, il s’est mué en cri­tique té­lé pour in­ter­ro­ger son frère Is­sa, ar­rière d’Amiens, sur la sé­rie La Ca­sa de pa­pel. At­ten­tion, spoi­ler!

Aly: T’as re­gar­dé La Ca­sa de pa­pel. Qu’est-ce que t’en as ap­pris? Is­sa:

Beau­coup de choses, même s’il n’y a pas beau­coup de choses à ap­prendre. Il y a un “Pro­fes­seur”, très très fort, qui réa­lise un bra­quage avec ses amis. Tu te de­mandes s’il y au­ra des morts, s’il ne va pas les aban­don­ner, s’il va prendre l’ar­gent ou se dé­fi­ler. Dès que tu fi­nis l’épi­sode 1, t’as en­vie de pas­ser au 2, et après… Bah, tu dors plus!

Les Es­pa­gnols ou les Al­le­mands com­mencent à faire des sé­ries à l’amé­ri­caine, hein. Pourquoi on n’y ar­rive pas en France?

On a des gens aptes pour le faire, après voi­là… Il y a de bons ac­teurs, de bonnes ac­trices, il faut lais­ser le temps que ça vienne. Pour faire une bonne sé­rie, il faut un su­jet qui pas­sionne tout le monde. On aime tous les armes et les films de bra­quage avec du sus­pense. C’est ça qui rend les gens amou­reux.

Pourquoi cette his­toire de bra­quage fas­cine-telle au­tant les foot­bal­leurs? C’est le pe­tit cô­té

bad boy? Les gens veulent sa­voir com­ment bra­quer une banque. J’in­cite per­sonne à le faire, hein.

Si tu de­vais en faire un, com­ment tu t’y pren­drais?

Ah bah, dé­jà, si je dois en faire un avec un mec comme toi, ça va être com­pli­qué! Parce que toi, t’es pas le Pro­fes­seur, mon gars! La pre­mière chose, c’est de trou­ver un Pro­fes­seur. Ça pour­rait être ma femme: elle est in­tel­li­gente, elle sau­rait monter un bra­quage et une éva­sion. En­suite, il fau­drait des bras cas­sés. Donc nous! Ah ça, pour écou­ter les consignes, on se­rait au top! On se­rait là en mode char­bon­nage!

Il y a cette his­toire d’amour entre le Pro­fes­seur et la flic. Tu fe­rais quel choix? Ce­lui du coeur ou ce­lui de l’ar­gent?

Je prends l’ar­gent, tran­quille, je me prends pas la tête! (Rires) Des femmes, y en au­ra d’autres! Moi, à la place du Pro­fes­seur, j’au­rais fait mon bra­quage, j’au­rais pris mes sous et je se­rais par­ti.

C’est quoi ton rap­port à l’ar­gent?

Il ne fait pas le bon­heur et je l’ai ap­pris, à mes dé­pens, pen­dant ma car­rière. Ça te per­met de mettre ta fa­mille et tes proches dans une si­tua­tion confor­table. Si j’en avais plus, je fe­rais beau­coup de choses pour les en­fants, pour ai­der l’Afrique, construire des mos­quées… J’en fe­rais plus pour les autres.

Re­ve­nons aux sé­ries européennes. L’Es­pagne a sur­pris avec La Ca­sa de pa­pel. On avait plus vu ça de­puis Un, dos, tres. Tu re­gar­dais ça, toi, non?

J’étais à fond de­dans! Je ren­trais di­rect et j’al­lu­mais la té­lé. Les sé­ries es­pa­gnoles sont pas mal, con­trai­re­ment à Hé­lène et les gar­çons, qui n’était pas quelque chose de mon­dial…

“Pour un bra­quage, il fau­drait des bras cas­sés. Donc nous!” Is­sa Cis­so­kho

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