édito

So Foot - - SOMMAIRE -

De­puis la ten­ta­tive d'as­sas­si­nat d'un an­cien es­pion russe tra­vaillant pour le MI6 bri­tan­nique en mars der­nier, cer­tains pays comme l'An­gle­terre, l'Is­lande ou la Po­logne ont me­na­cé de boy­cot­ter di­plo­ma­ti­que­ment le mon­dial 2018. Mal­gré les cris de singe dans les stades lo­caux et la crainte de voir Pou­tine trans­for­mer la com­pé­ti­tion en pro­pa­gande géante, tout le monde se­ra bien au ren­dez­vous de la grand-messe es­ti­vale du foot­ball. Alors oui, la Rus­sie n'est ni le pays des droits de l'homme, ni ce­lui de la li­ber­té de la presse, mais elle reste tout de même la pa­trie de Lev Ya­chine, le seul gar­dien à avoir rem­por­té le bal­lon d'or, du Dy­na­mo Mos­cou fi­na­liste de la coupe des coupes 1972, d'Oleg Sa­len­ko, seul foot­bal­leur de l'his­toire à avoir mar­qué cinq buts dans un même match de coupe du monde (en 1994 contre le Ca­me­roun), du CSKA Mos­cou d'Igna­che­vitch, vain­queur de la coupe UEFA 2005, du Zénith d'Ar­cha­vine, vain­queur de l'UEFA 2008 et d'une sé­lec­tion de­mi-fi­na­liste de l'Eu­ro 2008... Suf­fi­sant pour mettre de cô­té ses cas de conscience? Sans doute pas. N'em­pêche que ce se­rait con de lou­per la der­nière grande com­pé­ti­tion d'Andrés Iniesta. Tout comme il se­rait bête de ra­ter le der­nier mon­dial de Jean-Mi­chel Lar­qué. Ou en­core la der­nière coupe du monde à 32 équipes, avec de vrais ab­sents donc. Pour tous ceux qui vou­draient en­core bou­der leur plai­sir, il ne reste plus qu'une so­lu­tion: at­tendre 2022 et la coupe du monde or­ga­ni­sée par le Qa­tar. Un vrai pays de foot­ball, qui a pré­vu d'or­ga­ni­ser son mon­dial en hi­ver et dans des stades cli­ma­ti­sés. Ouais, fi­na­le­ment il ne va pas être si mal que ça ce mon­dial russe...

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