Les mon­tages hal­lu­ci­nés

DES PAS­SION­NÉS DE JEUX VI­DÉO PRO­POSENT DES COMPILATIONS DES MEILLEURS PAS­SAGES, POUR LES SU­BLI­MER À LA SAUCE 7E ART.

Studio Ciné Live - - Web News - PAR JU­LIEN JOUAN­NEAU

IL Y A UNE VIE CI­NÉ­MA­TO­GRA­PHIQUE

⇢ après la fin d’un jeu vi­déo. Des joueurs ma­lins en res­sus­citent le plai­sir par deux pro­cé­dés. Le pre­mier : mon­ter bout à bout les sé­quences ci­né­ma­tiques du jeu, celles qui pré­sentent ou ponc­tuent l’ac­tion, puis les dif­fu­ser sous la forme d’un pe­tit film sur You­Tube, d’une tren­taine de mi­nutes. Le ré­sul­tat ef­face les contraintes d’un pla­teau et au­to­rise des scènes de com­bat épiques. Pre­nez le ré­cent Star Wars Eter­nal Th­rones : On y suit la chute d’une pe­tite fille du cô­té obs­cur de la force par­tie af­fron­ter sa mère, che­va­lier de l’an­cienne Ré­pu­blique. « Chaque ob­jet fictionnel fonc­tionne en lui-même et se­lon son propre sys­tème de va­leurs : le jeu vi­déo né­ces­site d’avoir un re­nou­vel­le­ment constant des si­tua­tions d’ac­tions, alors que pour le ci­né­ma, il fau­drait plu­tôt par­ve­nir à te­nir un spec­ta­teur pen­dant la du­rée de la pro­jec­tion », ex­plique, sur le site Pas­seurs d’images, Alexis

LES TWEETS DU MOIS

Blan­chet, cher­cheur en études ci­né­ma­to­gra­phiques. Bin­go, ces mon­tages par­viennent à sa­tis­faire les deux exi­gences. Le deuxième pro­cé­dé : pro­fi­ter du jeu vi­déo comme spec­ta­teur. Les You­tu­beurs en­re­gistrent leur pro­gres­sion à tra­vers le jeu, en pre­nant soin de ne ja­mais faire mou­rir le per­son­nage qu’ils in­carnent, et re­dif­fusent leurs ex­ploits : ce « ga­me­play » vi­sible à l’écran dure plu­sieurs heures. La mayon­naise prend, no­tam­ment pour les jeux à la vue sub­jec­tive comme Alien Iso­la­tion. Il s’agit de l’his­toire de la fille de Ri­pley, qui se dé­roule entre le pre­mier et le deuxième Alien. Le spec­ta­teur suit la pro­gres­sion dans des cou­loirs sombres de la sta­tion géante Sé­bas­to­pol. Parce qu’il n’a pas à se concen­trer sur la ma­nette, on peut ad­mi­rer la qua­li­té des éclai­rages, de la mise en scène, des re­bon­dis­se­ments d’une vi­déo. Après tout, le ci­né­phile est aus­si voyeur. @LoCh­risvlb Quand il y au­ra les films de Noël, fau­dra plus m’ap­pe­ler. @MsieurLeP­rofP­tit Mo­ment coup de vieux du jour : bos­ser sur The Tru­man Show avec mes élèves et me rendre compte qu’ils sont tous nés après sa sor­tie. @DarkHod­ji Un ci­né­ma dif­fuse une ver­sion longue in­édite d’un film de mon réa­li­sa­teur pré­fé­ré et qu’est-ce que je fais? J’ou­blie d’y al­ler. @ Soft­ware623 Les films de Ku­brick ont plus d’impact sur moi que mes cours de phi­lo : dès que j’en re­vois un, je me re­mets en ques­tion sur tout.

BEAU TRA­VAIL DE BOSSUYT

Le de­si­gner ci­né­phile, adepte du fan-art, re­vi­site les af­fiches de films avec un ta­lent so­lide. Ça, c’est du vrai made in France ! Sur le­planb.fr

DING DINDE DONG

Les films et té­lé­films de Noël font simple : ma­gie, bons sen­ti­ments et per­son­nages qui s’en­guir­landent pour se ra­bi­bo­cher. Un gé­né­ra­teur au­to­ma­tique de scé­na­rios est dis­po­nible sur the­mea­nin­gof xmas.com

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